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Volunteering in Battambang

Hay que reconocerlo, el « nomadismo » engancha. Llevar la mochila, dormir cada día en un sitio diferente, ver paisajes nuevos y descubrir cosas constantemente…
Nos ha costado un poco parar durante 2 semanas en Battambang para hacer el voluntariado en Coconut Water, volver a tener horarios y a ser sedentarios.
Pero nos decimos que al final, es esto lo que hemos decidido, intentar no solo viajar y ver bonitos templos y paisajes, hacer fotos magníficas, sino también descubrir la otra realidad de este país, la cara menos amable.
La historia reciente de Camboya está marcada por una guerra civil y una dictadura que provocaron que 1/5 parte de la poblacion fuese exterminada. El país intenta olvidar esta masacre, y salir adelante. Algunos datos de Unicef: mas de 1/3 parte de la población se encuentra por debajo del umbral de pobreza, y la mitad de la población camboyana está formada por niños.

El dato positivo es que hay una elevada tasa de escolarización (alrededor del 90 %). Desde Coconut Water intentan contribuir a la escolarización ofreciendo becas a niños de familias desfavorecidas. Aunque la educación es publica, los estudiantes deben comprarse uniforme y material escolar, y para algunas familias que apenas tienen para subsistir, este gasto es imposible. Los niños terminan abandonando la escuela. Estos días hemos tenido la oportunidad de visitar a algunas de estas familias. En muchos casos, los niños viven con su abuela porque los padres han emigrado a Tailandia (la política de immigracion de Tailandia no permite la escolarización de los hijos de camboyanos, asi que muchas familias tienen que separarse), en otros casos los padres se divorciaron e iniciaron una nueva vida sin sus hijos…

Interesante también la labor que la ONG realiza haciendo cursos extraescolares en los colegios para que los niños puedan aprender y jugar fuera del horario escolar. A esta tarea hemos contribuido dando clases de inglés, informática, pintura, y haciendo juegos. Esta parte ha sido la más gratificante. Ha sido interesante ver diferencias entre los niños malgaches (más extrovertidos y comunicativos) y entre los camboyanos (más timidos, más tranquilos). Pero a la hora de hacer juegos, todos los niños son niños.

También nos ha alegrado estos días la visita de Raúl, un trabajador de Agua de Coco en Granada que ha venido unos dias a Battambang.

Mañana partimos rumbo a Phnom Penh, la capital. Contentos de la experiencia vivida, pero con la emoción de volver a tomar las mochilas y partir rumbo a nuevas aventuras…

Battambang. Voici deux semaines que nous y avons posé nos valises. Battambang est une ville de province qui n’a rien et tout à la fois. A première vue, quelques pagodes, une grande rivière, des rues perpendiculaires à l’américaine (numérotées Street 1, 2 etc), plusieurs marchés, beaucoup de motos, des boutiques de vêtements, de téléphones, et des gargotes ambulantes. On ne va pas à Battambang pour visiter un temple ou un musée en particulier, mais simplement pour découvrir la vie khmer dans sa simplicité. Pas de car de touriste, pas de boutique de souvenir, pas de rabatteurs devant les restos, et, cerise sur le gâteau, les chauffeurs de tuktuk n’insistent même pas, mais sourient gentiment lorsque l’on décline leur invitation à monter ! Nous avons donc découvert la vraie vie à la cambodgienne, ses slaloms à moto pour traverser les carrefours, ses hamacs où l’on attend que le mercure redescende, ses terrasses de nuit où l’on déguste des nouilles jaunes aux légumes et sauce aigre-douce, ses pâtisseries de riz sucré gluant que l’on trempe dans la noix de coco fraîchement râpée, et ses délicieuses bananes, mangues et papayes cueillies à maturité parfaite.

Nous avons passé ces deux semaines en tant que bénévole au sein de l’ONG Coconut Water, sœur de l’ONG Bel Avenir où nous avions été à Mada. Si l’ampleur de Coconut Water à Battambang nous a semblé bien inférieure à celle de Bel Avenir à Tuléar, le fonctionnement est globalement le même. En plus de proposer une éducation extra-scolaire, la fondation apporte une bourse à un certain nombre d’enfants issus de familles en difficulté. Cette bourse permet aux bénéficiaires d’obtenir une scolarisation qui leur serait inaccessible autrement, faute de moyens financiers. La plupart des familles bénéficiaires sont des familles dont les parents ont quitté le foyer pour aller trouver du travail en Thaïlande, ou dont les parents divorcés n’ont plus la charge de leur enfants. Les tragiques actions meurtrières menées par les Khmères Rouges il y a une quarantaine d’année ont également considérablement affaibli et réduit les effectifs de certaines familles. Ces enfants sont donc souvent éduqués par un seul grand-parent, une tante, voire une voisine. La bourse apportée est loin de changer radicalement la situation difficile de ces familles, mais apporte une opportunité à ces enfants qui n’auraient eu de choix que de travailler très jeune pour subvenir aux besoins familiaux.

Sans être aussi extrême que certains quartiers de Tuléar, la situation de certaines familles rurales des alentours de Battambang est particulièrement difficile pour deux raisons. La plupart de ces familles ne dispose pas de terre, dans une région à grande majorité agricole où l’on cultive le riz, la canne à sucre et l’hévéa. On se débrouille avec un petit potager, quelques poules, et des petits travaux à effectuer au marché du village. La seconde raison est que la détresse de ces familles n’est pas évidente à déceler car elles vivent en général dans des villages dans lesquels on vit correctement, à en voir les motos et tracteurs que l’on croise. Aucune des familles que nous avons rencontré n’avait accès à l’eau courante, et se voient donc contraintes de consommer l’eau de pluie, stockée dans des petites citernes durant la saison humide. On se lave alors avec de l’eau pompée depuis une rizière, avec les nombreux risques parasitaires que cela engendre. Lors de la saison sèche, on doit aller chercher plus loin de l’eau que l’on filtre ou que l’on bout, en fonction des moyens disponibles.

La modeste contribution apportée par Coconut Water à ces familles permet donc à ces enfants de disposer de fournitures et d’un uniforme, et donc une intégration totale. Et le résultat est là. A l’école, impossible de deviner qui est bénéficiaire ou non.

Le second volet de notre bénévolat s’est axé sur l’aide extra-scolaire apportée par les quatre éducateurs de la fondation. Au menu, cours d’anglais, d’informatique, de dessin, atelier recyclage. Le tout se terminant généralement par des jeux, éducatifs lorsque c’est possible. Notre présence a d’abord beaucoup intrigué les enfants, puis les a amusé. Mais la timidité des cambodgiens ne nous a pas apporté la même ferveur que les petits malgaches. En revanche, nous avons été impressionné par l’aptitude de certains à savoir jongler entre les alphabets khmer et latin. Nous avons eu le sentiment que ce sont des enfants très appliqués et sages.

Demain nous nous dirigeons vers Phnom Penh, la capitale où nous resterons quelques jours avant mettre le cap au nord vers le Laos.

On vous embrasse fort.

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Students in class
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Scholarship family
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Computer lesson
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Playing games
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Angkor

Sin palabras nos hemos quedado estos días visitando Angkor. Y como una imagen vale más que mil palabras, aquí os mostramos algunas…

Nous venons de passer quelques jours à Siem Reap, plus particulièrement à la découverte des temples d’Angkor. Nous avons eu chaud, très chaud. Plutôt que de longues palabres, on vous laisse découvrir à travers quelques clichés assez typiques (« so cliché »). Demain on prend un bateau qui nous amène à Battambang pour commencer deux semaines de volontariat avec Coconut Water.

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Magic sunset
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Photo-shooting!
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Angkor Wat!!
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Mother nature taking back its place
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Again…
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… et Angkor!
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Majestic entrance of Angkor Thom
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How many faces of Buddha can you find?
Cliffs of Tonsai Bay

South of Thailand

Allongé sur une couchette qui tangue et nous berce langoureusement, je prends quelques minutes de notre traversée en ferry pour vous conter nos paisibles aventures sur l’île de Ko Tao. Ko Tao est la plus petite des trois îles thaïlandaises situées dans le golfe de Thaïlande. Cette dernière est particulièrement connue pour la plongée et le snorkeling (masque et tuba). Nous la choisirons davantage pour sa petite taille. Nous sommes finalement restés cinq jours sur cette île paradisiaque. La météo a priori non favorable nous a été finalement très favorable puisque la température était absolument parfaite, de jour comme de nuit, que nous n’avons pas eu de pluie ni de vent, et surtout, SURTOUT, que nous étions presque seuls sur les plages et dans l’eau, basse-saison oblige !
Nous avons passé ces cinq jours en compagnie d’Astrid et Antonin, un couple franco-mexicain que nous avons rencontré sur le ferry qui nous a débarqué sur l’île. Rapidement nous nous rendons compte que nous avons beaucoup de points communs. Astrid et Antonin entament le dernier quart de leur année de voyage, tandis que nous terminons le premier quart du notre (et oui déjà). Ensemble, nous dénichons deux chambres dans une petite guesthouse au cœur d’une petite crique au sud de l’île. Nous avons pratiquement les pieds dans l’eau.
Nous prenons notre temps à Ko Tao. Le temps semble s’écouler différemment ici.
Nous logeons donc au bord d’une sorte de piscine naturelle d’eau salée, turquoise, chaude et limpide, dans laquelle vivent poissons multicolores, coraux, anémones et autres éponges aux formes rigolotes. Maria profite de la situation privilégiée de l’île pour s’offrir un baptême de plongée. Pour ma part, je me contente du masque et tuba que je me trimballe depuis le début du voyage dans le sac à dos. Quel spectacle. On nage dans un aquarium. Le moment est magique.
Le lendemain, nous louons deux kayaks avec nos nouveaux amis A&A pour partir à la découverte des paysages sub- et sous-marins des criques alentours. Nos yeux se régaleront toute la journée, jusqu’au crépuscule avec le reflet d’un ciel qui s’enflammera pour disparaître dans la nuit calme de ce petit paradis.
Le matin nous nous faisons réveiller par la cacophonie d’une ensemble d’oiseaux et de geckos (si, si) aux chants improbables et surtout très matinaux…

Après avoir échangé nos coordonnées, nous finissons par faire nos adieux à Astrid et Antonin, et nous nous dirigeons vers le sud du pays. Nous arrivons à Krabi après avoir été traité comme du bétail dans le bus pour touristes dans lequel nous avons été chargés. Mais qu’importe, nous fuyons cet espace malsain des bus privés pour nous diriger vers la gare de bus publics et continuer notre périple vers le parc national de Phang Nga (prononcer « Panga »). En plus de coûter beaucoup moins cher, ce qui nous plait lors de nos voyages en bus public, c’est le contact (même bref) avec les locaux. Nous échangeons des sourires. Une fois à bord, nous remarquons que le bus était déjà complet. On se serre alors pour nous offrir un bout de fesse sur une banquette, jusqu’à ce que quelqu’un descende. On nous offrira même un paquet de biscuits, comme pour se faire pardonner de nous avoir fait asseoir sur un demi-siège ! Nous sommes très touchés par ce geste.
Nous nous lançons dans une excursion a priori « attrape-touriste », en bateau dans la baie de Phang Nga. Nous comptons sur la basse saison pour nous offrir une expérience correcte. L’excursion se passe sur un long-tail boat, une sorte de grande pirogue sur laquelle est fixée un moteur de bus sans pot d’échappement. Le moteur entraine une petite hélice fixée au bout d’un long axe que le conducteur plonge sous la surface de l’eau. Ca pétarade, ça éclabousse, et ça propulse à vitesse grand V sur l’estuaire à marée basse. Nous traversons la mangrove, nous longeons des falaises de calcaire orange et gris, desquelles descendent des stalactites et colonnettes. Au niveau de l’eau, la falaise est rongée par les vagues qui s’engouffrent avec puissance dans des petites grottes sombres. Nous passons devant l’île dite « James Bond Island ». Clic.
Nous sommes le dimanche 16 octobre, nous nous dirigeons vers Tonsai Beach. Cette petite crique, accessible en long-tail uniquement, nous donne l’impression d’être en isolement complet. Entourée de falaises magnifiques, et remplie de cocotiers, le site a un petit air de paradis… des grimpeurs ! Il faudra revenir.
Une fois la marée basse, on peut marcher jusqu’à la crique d’à côté. Cette belle balade durera une bonne quinzaine de minutes et sera l’activité de la journée ! Autant dire que ces quelques jours sont de tout repos. Il faut aussi dire que le ciel ne nous a laissé que quelques fenêtres météo seulement, et que l’humidité sature de jour comme de nuit.

Nous sommes aujourd’hui de retour sur le littoral accessible par la route, dans une sorte de cité balnéaire qui ressemble à Juan-les-pins, mais avec des petites gargotes où l’on prépare au BBQ ou au wok des délices indescriptibles. Mélange parfait de sucré, salé, épicé, acidulé, souvent à base de lait de coco, citronnelle, cacahuètes, fruits tropicaux, fruits de mer, et accompagné de riz ou de nouilles gluantes.

Nous quittons demain la Thaïlande pour le Cambodge. Nous avons été très agréablement surpris par ce pays dont nous avions des aprioris négatifs à l’égard du tourisme de masse dont il jouit et souffre à la fois. Nous avons eu un aperçu d’une Thaïlande authentique, souriante, et très généreuse. Ca tombe bien, on reviendra en Thaïlande après le Laos.

El sur de Tailandia nos encandila… Hay que decirlo, venía con muchos a priori, de que es un sitio hyperturístico, pero este país tiene todo para hacerte sentir bien. Desde el clima perfecto, playas paradisiacas, comidas que despiertan las papilas y gentes amables…
Cierto, en algun lugar, nos hemos sentido tratados como ovejas, pero desde que sales del circuito turístico, la gente es un primor. Un día en un autobus, una señora hasta me ofrecio unos dulces…

Cuando aterrizamos a Bangkok el primer día nos sentimos bien. La ciudad nos parece ordenada, silenciosa (los coches no claxonan), y empezamos a descubrir sus delicias culinarias con el pad thai al mediodía (noodles de arroz con tofu, soja y cacahuetes). Por la noche cenamos en un mercado en la calle con numerosos puestos… Un verdadero placer!!! Entre brochetas de gambas, calamares, arroz, infinidad de platos cocinados con múltiples especias, leche de coco, frutas exóticas, nos perdemos en el paraíso!!!
Pasamos la noche en un bus + barco para dirigirnos a Ko Tao, una isla en el sureste de Tailandia. Ko Tao, o isla de la Tortuga es una isla ideal para el snorkel y el buceo.
En el barco conocemos a Astrid Y Antonan, una pareja franco-mexicana con la que simpatizamos immediatamente. Por suerte para nosotros se convierten en nuestros vecinos en el hotel. Y los 3 dias iniciales en Ko Tao se convierten en 5, y podríamos habernos quedado alli hasta el fin del viaje…
Los dias pasan entre nadar en aguas cristalinas, snorkeling entre peces multicolores, kayak, charlas y alguna que otra cerveza.
Pruebo a hacer mi primer curso de buceo. Me encanta la sensación de estar dentro del mar con los peces, pero lo de la botella con el aire… me parece un poco lata. Asi que salgo super contenta de haberlo intentado pero no creo que se convierta en mi pasión.
Ko Tao nos descansa el cuerpo (tras Nepal) y el alma. Estamos contentos de parar un poco y de sentirnos « como en casa », de encontrar amigos de pocos dias con los que te sientes como si los conocieras de toda la vida…
Pero el viaje sigue, y partimos rumbo a Phang Nga. Alli pillamos un barco para descubrir las immensas rocas en aguas entre dulces y saladas, la imagen que tenía de Tailandia… Y no nos decepciona.
Finalizamos el periplo playa en Tonsai, una playa con tintes hippies, donde hay pocos turistas y unas vistas increíbles… Tenemos algunos momentos de lluvia intensa, pero eso aumenta el encanto de este sitio. Nos decimos que estamos super contentos de haber venido en temporada baja, porque los paisajes vistos, habrian sido menos mágicos con un millon de turistas.
Asi que la conclusión de estos 10 dias en el sur de Tailandia es muy positiva. Mañana partimos hacia Siem Reap para visitar los templos de Angkor, uno de mis sueños.

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Kayak pause
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Chilling out in Ko Tao
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Good diving (te l’has comi’o)
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Sunset on Ko Tao
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Phang Nga Bay
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Nyamiiii (miam miam)
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Namaste Nepal!!

Nous sommes à Katmandou et attendons notre vol pour Bangkok. Nous avons passé quelques jours reposants ici. Nous avions bien besoin de ça. J’aurai mis presque quatre jours à me remettre du choc climatique de notre retour à la chaleur humide tropicale de Pokhara. Nous avons donc flâné tranquillement dans les rues étroites et sonores de Thamel, le quartier où nous dormons. C’est le quartier général de tous les trekkeurs (et donc quasiment tous les touristes). C’est un quartier totalement développé pour le tourisme. On y trouve des centaines de boutiques de souvenirs, de matériel de montagne, d’agences touristiques, de bureaux de change, etc. On se fait systématiquement interpeler après quelques pas pour nous proposer un taxi, une excursion, ou un hôtel. Plus au sud, nous sommes allés à Durbar square. C’est un lieu fort, marqué par un nombre de temples assez incroyable, et malheureusement très touché par les séismes de 2015. La plupart des édifices encore debouts sont renforcés par des poutres de bois afin qu’ils ne s’effondrent pas d’une minute à l’autre.

Nous avons également fait un crochet par Bhaktapur, cité historique de la vallée de Katmandou, située à une heure de bus vers le sud-est. Cette cité possède un nombre de temples assez incroyable, mais à l’inverse de la capitale, ces derniers font partie de la vie de la ville, et les temples semblent avoir été moins touchés par les secousses de l’année dernière. Ce sont hélas les habitations qui ont payé le prix fort des dégâts et la reconstruction risque de durer plusieurs années. Rares sont les rues que l’on traverse sans rencontrer sans un tas de briques ou de gravats d’un immeuble en démolition ou en construction. Mais la vie semble avoir repris sont cours. Les coqs chantent, les motos klaxonnent, les enfants jouent, les charettes de fruits et autres sandales circulent, et les plus agés sont assis sur un petit tabouret à regarder tout cela passer.

Notre aperçu du Népal sera donc très succin finalement, et l’immersion de ces trois semaines restera plutôt himalayenne que népalaise, car nous n’avons pas eu la chance de rencontrer autant de locaux comme nous avions pu à Madagascar. Mais quelle immersion himalayenne ! La prochaine sera Thaï, donc très différente, alors à très vite !!

Y aquí estamos, unas horas antes de tomar el avión hacia un nuevo destino…
Estas 3 semanas en Nepal han sido intensas y han pasado bastante rápido. Tras las 2 semanas a través de los Annapurnas, decidimos bajar el ritmo y descubrimos Katmandú y Bhaktapur. Bhaktapur es una capital histórica de Nepal, llena de templos y vestigios. Una de las cosas que más nos marca son los efectos todavia visibles en algunos monumentos históricos y sobre todo en los edificios, del terremoto de 2015. Vemos a la gente reconstruyendo las casas. Estos nepalíes, que siguen impresionándonos por su fuerza y su entereza…
Bhaktapur nos gusta. Es una ciudad turística, pero muy auténtica. Disfrutamos de dos días callejeando, sentándonos en una esquina, y viendo la vida pasar. Es una ciudad muy viva, alegre, hay múltiples representaciones religiosas. (Entre ellas una especie de fanfarra que nos despierta cada día a las 4 de la mañana :p)
Pero estamos contentos de estar en esta ciudad.
Estos dias también encontramos a Joanna y Miguel, unos amigos que empezarán el trekking del Annapurna. Es divertido verse en Katmandu e intercambiar impresiones. A por ello!
Y empiezo a acostumbrarme a Katmandú, a los cláxones que nunca paran, a su bullicio, y empiezo a pensar que estas 3 semanas han sido geniales, pero tengo la impresión de que hay un Nepal detrás de toda la parte turística que no hemos tenido tiempo de descubrir. Algo más profundo, más intenso, algo que se percibe pero que no se deja ver tan fácilmente…
Espero volver algun dia a este país con más tiempo para descubrirlo… En todo caso, nos vamos muy contentos de la experiencia vivida, más fuertes, más seguros, y con ganas de seguir descubriendo….

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Bhaktapur temple
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Reconstruction of Bhaktapur
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Huuuge prayer wheel
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Beautiful Katmandu
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Annapurna experience

Cuando hace unos meses estábamos en nuestra casa en Metz hojeando la guía de Nepal y le dije a Michel « hay un trekking en los Annapurna, parece majo, quieres que lo hagamos? » no sabía donde me estaba metiendo exactamente :p
En resumen, 12 días andando entre 5 y 9 horas, subiendo y bajando valles, montañas, cruzando pueblos nepalies donde vemos la vida pasar… Hemos pasado desde el calor y la humedad de los primeros días a baja altitud al frío extremo al ir ascendiendo. Y todo ello para llegar a un punto culminante, el Thorung la Pass situado a 5416m de altitud.
No puedo llamar estos 12 días de caminata, o trekking, porque han sido mucho más que eso. (lo siento pero me voy a poner un poco filosófica).
El circuito del Annapurna ha sido un APRENDIZAJE ante todo:

Aprendizaje FISICO:
Estos dias he aprendido a escuchar a mi cuerpo.
Una de las razones fue un resfriado que pillé el tercer dia y que me hacía avanzar cada día pero sin estar al 100% y sin disfrutar verdaderamente del camino. Gracias amigas, especialmente Amparito por las palabras que me escribisteis  » cuando estés cansada o tengas frio, cogénos de la mano » ( lo he hecho en más de una ocasión estos días)
Los que me conoceis sabeis que soy bastante cabezota, pero al final, decidi hacer un día de descanso. Qué liberacion!! Ese día me permitio recuperarme y disfrutar del entorno donde me encontraba. Pude recuperar fuerzas y seguir el camino con energía renovada.
Otra de las razones para escuchar al cuerpo es el mal de montaña. Durante los 12 dias, pasamos 10 ascendiendo, aclimatando al cuerpo poco a poco a la altura, pero en algunos casos puede darse el mal de montaña. Los síntomas son vómitos, dolor de cabeza, mareos… Si descendemos rápidamente, no hay ningún problema. Pero si no escuchamos al cuerpo y seguimos ascendiendo, puede tener consecuencias mortales. Increible la cantidad de gente que quería llegar tan rápido a la cima que no permitía al cuerpo aclimatarse a la altura y ponian en riesgo su salud…
Conclusión: Escucha a tu cuerpo y sigue su ritmo, no seas tú el que se lo imponga. Aprende a parar y a disfrutar del descanso y el camino.

Aprendizaje HUMANO:
A lo largo del camino nos vamos cruzando y encontrando en los albergues con distintos tipos de personas, como en la vida diaria. Desde personas tóxicas, o personas invasivas que ocupan todo el espacio a personas maravillosas que nos hacen sentir bien y descubrir cosas nuevas.
En esta experiencia aprendimos, que lo mejor es evitar a las personas toxicas. A veces, aunque queramos, es imposible, están ahí, así que hay que aprender a convivir con ellas e intentar que nos influyan y nos tomen lo mínimo de energía.
Por el contrario hemos conocido a gente estupenda, entre ellas un grupo de 3 mujeres (una rusa, una canadiense y una nepalí) que nos impresionaron con su fuerza y con su buen humor. Este tipo de personas son las que nos alegran la vida, las que hacen que el camino sea mas agradable. Mila (una rusa que habla español con acento sevillano) ha vivido en Nepal, y un día nos propuso observar una ceremonia de monjes budistas en un templo. Fue un momento absolutamente mágico!!!
Conclusión: Aléjate de las personas que ocupen tu espacio o tomen tu energía, aprende a que no te influyan y acércate a aquellas que te hagan sentir bien.

Aprendizaje MENTAL:
Al iniciar el circuito teníamos una idea de los días que ibamos a andar, de la altitud, del objetivo…
A medida que los días pasaban, aunque nos ibamos acercando al objetivo, también aumentaron mis dudas y miedos. Merece la pena luchar tanto por este objetivo? Y si me doy media vuelta? Ademas me impuse hacerlo en unos días determinados.
Pensé bastante en una frase que dice algo asi como « Lo importante no es la rápidez de los pasos, sino la dirección »
Todo mejoró a partir del día que decidimos hacer un descanso, romper con lo impuesto, seguir nuestro ritmo y decidimos que la prioridad era hacer el camino disfrutándolo. Si conseguiamos pasar Thorung la Pass mejor que mejor, haríamos todo lo posible por conseguirlo, y aceptaríamos las cosas inesperadas que nos lo dificultan, pero la prioridad es Disfrutar del Camino
Al final, una vez más relajados, conseguimos sacar una fuerza que no sabíamos que teníamos.
El momento en que pasamos Thorung la Pass fue mágico. Tuvimos la sensación de haber conseguido algo grande, de haber superado los obstáculos y de recibir una gran recompensa. Nos sentimos fuertes.
Gracias Michel por haber aligerado mi mochila (en sentido literal y figurado)
Conclusión: lucha por tus objetivos, es normal tener miedo o perder la esperanza a veces, pero sigue luchando… Y lo más importante, disfruta de la lucha!!

Este post va dedicado a todos los que llevan a cabo una batalla diaria por seguir adelante, por los pequeños y los grandes logros. Y en especial a mi amiga Fina, que sin mover las piernas, es una guerrera a la que admiro profundamente.

De retour dans la poussière et le bruit à Katmandou, après une dizaine d’heures passées dans un bus sans suspension (les cervicales s’en souviennent) et semi-climatisé (alternance de 35°C humide et soufflerie à 15°C), il est grand temps de vous relater quelques anecdotes de notre expérience du circuit des Annapurnas.

Nous nous sommes mis en marche le 18 septembre depuis Bhulbhule (alt. 840 m) au petit matin d’une nuit sous les trombes d’eau (la mousson peut durer jusqu’à début octobre ici). Mais par chance nous pouvons marcher au sec. Du moins sans pluie, car l’humidité est accablante ! Durant la dizaine de jours d’ascension vers le col du Thorung La nous suivrons un énorme torrent glaciaire, puissant et chargé de limon. Les « collines » qui nous entourent frôlent déjà les 4000m voire 5000m pour certaines. Le midi nous nous arrêtons dans une Tea House pour commander un plat, qui prend généralement entre 30min et 1h pour être servi, donc il ne vaut mieux pas penser au « petit picnic sans se refroidir ». Tout au long du circuit, le menu sera identique, et nous avons grosso modo alterné entre un délicieux Dhal Bat ou un plat de pâtes aux légumes (parfois en soupe dans les épapes les plus fraîches). Le Dhat Bat (littéralement, riz aux lentilles) est servi sur une grande assiette sur laquelle une montagne de riz est entourée d’un petit bol de potage aux lentilles, quelques légumes sautés au curry, une sorte d’une énorme chips (très croustillante si on la mange vite) et parfois quelques crudités. L’avantage stratégique du Dhal Bat pour un trekkeur est que ce plat est resservi à volonté, et qu’il est même mal perçu de refuser un deuxième service. Parfait donc pour les grosses faims après une grande journée de marche.

Le vert presque fluo des rizières qui nous entourent nous accompagnera les deux premiers jours, pour venir progressivement basculer en magnifiques côteaux de bambous et de chanvre « olfacif ». Le qualificatif anglais de « mauvaise herbe » prend tout son sens dans cette vallée. Après une seconde nuit passée à Jagat (alt. 1280 m), nous nous dirigeons vers Danaqyu. Ou plutôt, en direction du nord, puisque nous ne savons en général pas le matin dans quelle ville nous dormirons le soir. Nous laissons nos jambes et notre moral rythmer nos étapes. Mais nous sommes en avance sur l’itinéraire « type », alors cela nous rassure.

Au départ de Danaqyu (alt. 2200 m), nous savons qu’un dénivelé raide nous attend dès l’aube. Ce que nous savons pas, c’est qu’il se fera en partie dans une forêt pleine de boue, et que la carte que nous avions achetée à Katmandou n’est pas à jour. Heureusement après quelques minutes d’hésitation, on se fait rattraper par d’autres personnes qui ont une carte à jour et qui nous confirment le chemin. (Vous l’aurez compris, nous n’apprécions pas tellement Katmandou). La sortie de la forêt se passe avec une vue extraordinaire sur le Manaslu (alt. 8163 m), 8e plus haut sommet. Nuit à Chame (alt. 2710 m), où nous découvrons les premiers moulins à prières tibétains, qu’il faut contourner par la gauche, et faire tourner dans le sens horaire avec la main droite, si l’on souhaite que les mantras soient récités correctement.

A partir de Chame, le paysage change. Les parois qui nous entourent sont plus sèches et les pins occupent l’espace. Sur le chemin, nous faisons la connaissance de Mila (russe), Mary (canadienne) et Jinnie (népalaise vivant au canada). Nous sympathisons pendant le repas de midi. Mila nous impressionne par son humilité et ses exploits que nous découvrons au cours de la discussion. Au hasard, nous nous retrouvons dans le même hôtel le soir ! Les filles nous proposent d’assister avec elles à la cérémonie quotidienne dans le temple bouddhiste du village d’Upper Pisang (alt. 3310 m). Nous acceptons évidemment volontiers et passons un moment très fort. Nous nous sentons privilégiés.

Nous continuons notre ascension lente à travers des pinèdes plus clairsemées, au vu de l’altitude. Nous atteignons Manang (alt. 3500 m). Cette étape nous a offert un des plus beaux spectacles pour la vue, mais nous avions largment sous-estimé le nombre d’heures de marche. Nous resterons 2 nuit à Manang pour l’acclimatation, avec une petite balade pour prendre de l’altitude.

A partir de Manang, la dernière ligne droite vers le col commence à se faire sentir. Il nous reste 3 étapes jusqu’au fameux Thorung La. Nous nous arrêterons à Yak Karka (alt. 4000 m). Malheureusement, les soirées sont fraîches et le petit rhume que nous avions attrapé quelques jours plus tôt commence à s’empirer et menace de nous mettre KO tous les deux. Nous avons une chambre avec vue magnifigue sur l’Annapurna III (alt. 7555 m) et le Gangapurna (alt. 7455 m), alors nous décidons de faire une journée de repos, qui, en plus, ne peux être que favorable à notre acclimatation. L’arrivée à Thorung Pedi (littéralement « pied du Thorung », alt. 4450 m) est somptueuse. Le lodge est situé au coeur d’un magnifique cirque, et nous nous préparons moralement à avaler les +1000/-1600 m qui nous attendent pour le lendemain.

Départ à l’aube, à la frontale, à l’attaque d’une pente raide qui nous ammènera au plateau. Nous adoptons le lent rythme d’un porteur qui nous paraissait sympathique. Cette idée se révélera payante, puisque nous atteingnerons le plateau (marqué par le High Camp, alt. 4900 m) en une heure seulement, sans le moindre signe de mal d’altitude. La lente ascension essouflante du plateau durera 3 heures, pour enfin atteindre le graal : le Thorung La pass (alt. 5416 m).
L’émotion est forte. Nous avons le sentiment d’être arrivé à un aboutissement. Même si nous savons que la descente qui nous attend n’est pas à prendre à la légère, la joie qui nous habite à ce moment là est énorme. Nous nous serrons fort l’un contre l’autre. Je suis extrêmement fier de Maria et d’avoir réussi ensemble. Nous pensons à tous nos proches. Le temps d’une étreinte avec quelques compagnons de marche rencontrés sur le chemin, une photo souvenir, et un léger mal de tête commence à nous indiquer qu’il faut regagner les basses altitudes.

Nous atteignons Muktinath (alt. 3800 m) avec beaucoup de fatigue, et un grand bonheur. Nous sommes dans la région du Mustang. Le paysage change. La végétation est très rase, le sol sableux semble se déliter à chaque pluie pour donner des formes magnifiques. Les arbres jaunissent et les cîmes Himalayennes se dégagent de temps à autre entre les nuages. Nous atteignons Kagbeni (atl. 2700 m), petit village médiéval, authentique et charmant, puis Jomsom (alt. 2600 m), centre d’activité principal de la vallée, désservi par la route, poussiéreux et peu agréable. Nous nous payons le luxe d’un retour en bi-moteur vers Pokhara (alt. 900 m) en 15 min. Ce sera notre attraction touristique au Népal, et nous ne regrettons vraiment pas notre choix. Le survol de la vallée avec vue sur ce superbe massif était un pur délice. Pokhara est une ville calme et reposante, qui borde un lac, avec des faux-airs d’Annecy. Nous y restons deux jours, avant de prendre notre fameux bus (sans suspension), et retrouver les affaires que l’on avait laissées à la consigne à Katmandou !

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Rice and river
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Prayer wheels
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Amazing pine landscape
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Buddhist celebration
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View on Himalaya
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We did it!!
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Mustang landscape

Namaste ! 

Namaste🙏 ! We landed this morning in Nepal. Just one day to make some administrative stuff and to buy the last details across the crazy rush of Katmandou. Noise, dust, colors, warmness. Tomorrow we head towards Besisahar for starting the Annapurna circuit. No internet for about 2 weeks, so be patient for the photos  : )

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Côte Est et retour à Tana

Nous quittons la RN7 le lundi matin en direction de Manakara. Nous découvrons rapidement le climat tropical humide de cette région par un changement brusque de végétation. La savane jaune et latérite rouge deviennent soudainement un océan de feuillus, lianes, palmiers et bambous. Nous profitons du parc de Ranomafana pour y découvrir quelques lémuriens dits sauvages. Bien que les bêtes ne soient ni parquées ni nourries, le sentier très balisé et les coups de fils de notre accompagnateur avec ses éclaireurs sans cesse brident légèrement l’effet de surprise et de découverte. Cela dit, vue la superficie du parc, il faudrait certainement marcher une semaine pour avoir la chance de recontrer un seul groupe de primates au hasard… Sentiment mitigé donc concernant la visite, mais l’immersion dans la jungle était une belle découverte.

Mardi nous filons à Manakara, ville côtière bordant l’Océan Indien. La ville est traversée par le fameux Canal des Pangalanes (mot issu d’un mot signifiant « corvée » en dialecte local). Ce canal a été construit parallèlement à la côte afin de faire circuler les marchandises sur une distance de 700km, tout en évitant l’océan et ses conditions de navigation difficiles. Le canal n’a malheureusement pas été entretenu depuis les années 1960 et n’est donc plus navigable dans son intégralité. Il est composé de parties naturelles (lagons, estuaires), et de parties artificielles, partiellement ensablées. Le canal est bordé de roseaux, d’oreilles d’éléphants (sortes de petits bananiers sans banane), et d’arbres du voyageur. L’arbre du voyageur (ravinala en malgache) ressemble à un palmier plat avec des feuilles de bananier… Il s’appelle ainsi car il contient naturellement de l’eau potable en quantité importante dans son tronc, et servait donc aux voyageurs pour s’hydrater. Petite promenade en pirogue sur le canal, qui se termine par un délicieux picnic constitué de tranches de thon blanc grillé, crevettes à l’ail, riz, et aubergines amères. Le tout évidemment issu de la pêche du matin (sauf le riz et les aubergines), et préparé au feu de bois dans la pirogue (si, si).

Mercredi et jeudi, nous avalons les kilomètres pour remonter vers la capitale. Nous nous arrêtons le midi pour déjeuner dans un hotely (petit bistro rapide de bord de route où on prend généralement une viande en sauce avec du riz), puis dans l’après-midi pour déguster une « pomme-canelle » achetée sur le bord de route. La pomme-canelle est un fruit tropical qui n’a ni la forme de pomme ni le goût de canelle ! La chair ressemblerait plutôt à un yaourt et contient des gros pépins de la taille d’une petite olive. Les paysages défilent, nous remontons sur les hauts plateaux (alt. 1400m à 1600m) et la fraîcheur se fait ressentir. La route tourne, les nids de poules sont parfois tellement nombreux qu’il est plus simple de rouler à côté de la route sur une piste improvisée.

Vendredi soir, hébergement inattendu à Antsirabe. Notre chauffeur Aurélien a entendu parler d’une petite ferme-chambre d’hôte tenue par une vazaha suisse, et il nous propose d’aller voir si ça nous plait. Nous acceptons par curiosité et nous ne sommes pas déçus. Mme Bety a décidé pour sa retraite de tenir une ferme dans laquelle elle produit du fromage avec une 50aine d’employés de la région. Nous soupons le soir avec Aurélien et Mme Bety dans une atmosphère très conviviale, et nous goûtons à la crème glacée à l’avocat (faite maison évidemment). Nous admirons Mme Bety par l’audace de son projet et sa générosité.

Samedi, jour faire nos adieux à Aurélien, avec qui nous avons partagé beaucoup de moments durant la découverte de ce pays magnifique. Nous avons partagé notre dernier déjeuner dans un hotely très typique de bord de route, dans lequel j’ai tenté les tripes de zébu. Belle découverte, même si elle n’a pas détrôné la langue de zébu. Après une visite rapide de la capitale, puis quelques heures à suer dans les embouteillages, nous voici de retour au point de départ, à l’auberge du Cheval Blanc qui jouxte l’aéroport international. Nous profitons de ces quelques heures qu’il nous reste pour potasser un peu notre prochaine destination : le Népal !

Ultima semana en Madagascar. Hemos decidido ir hacia el Este para ver otra faceta del país. En esta zona Madagascar nos muestra su cara tropical, el paisaje se llena de palmeras, de árboles del viajero, y de un color verde intenso.
Llegamos a Manakara para descubrir el canal de Pangalanes, pequeno paraíso terrestre y acuático. Pasamos un día surcándolo en una piragüa llevada por cuatro remeros y un guía que nos habla más de la situacion del pais que del canal, y que nos inspira un poco de compasión. Patrice tiene 60 años y ha pasado toda su vida siendo activo para desarrollar el pais. Nos cuenta que ha propuesto proyectos para desarrollar el canal (del que nadie se ocupa de su manutención), ha participado en ONGs para conseguir que el agua llegue a toda la población… Pero ahora tenemos la impresión de que está cansado y no cree en el futuro de su país. Espero que sea cosa de la edad y que las nuevas generaciones sigan luchando por esta isla, rica en recursos pero mal gestionada.
A pesar del pesimismo de Patrice, conseguimos apreciar la belleza del canal. Con el ritmo tranquilo de la piragua pasamos delante de pueblos y vemos la vida pasar… Es un día muy agradable. Terminamos haciendo un picnic con productos frescos del mar comprados a los pescadores y pasamos la tarde tumbados en la playa del océano Indico. Todo un lujo 🙂
El resto de la semana la pasamos volviendo hacia Tana. Los días pasan en el coche y tenemos bastante tiempo libre cuando llegamos a las ciudades.
Esto nos permite asimilar todo lo vivido en Madagascar, los reencuentros, los paisajes… Empezamos a despedirnos lentamente del pais (« mora mora » « poco a poco »), como los malgaches…
Todavía nos llevamos una buena sorpresa al pasar la noche en una especie de granja llevada por Betty, una suiza que decidió instalarse en Antsirabe al jubilarse. Betty tiene 80 años y una fortelaza y brillo en los ojos que me impresionan. Lleva 16 años en Madagascar y ha conseguido crear una miniempresa que da trabajo a 50 personas. Le pregunto si la clave de esta juventud eterna es dedicarse a lo que realmente le gusta y me responde « Evidentemente… »
Y ahora sí, parece que esto se termina… He visto muchas cosas pero tengo la sensación que quedan muchas cosas por ver. El país es enorme… Tal vez una segunda vuelta al mundo para la jubilación? :p
Empezamos a pensar en el siguiente destino…

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Canal des Pangalanes from the pirogue
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Travellers’ tree (ravinala)
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Indian ocean
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Typical street
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Typical hotely