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New Zealand – South Island

Nous venons de passer trois semaines à la découverte de cette si fameuse île du Sud néo-zélandaise. Bon, nous avons eu bien plus froid qu’on avait imaginé. Des réveils matinaux, où l’on ouvre délicatement la fermeture éclair de la tente pour ne pas faire tomber les gouttes glacées qui se sont formées pendant les dernières heures de la nuit, à l’accumulation sous-vêtement + polaire + doudoune + goretex pour faire face au vent et à la pluie battante, ces trois semaines d’été néo-zélandais auront clairement marqué l’hiver de notre année de voyage. La pluie aura donc été de nouveau au rendez-vous, ce qui nous aura sans doute fait rater une multitude de superbes paysages, masqués derrière les épais nuages sombres et la vitre embuée de notre petite Mazda.

Mais au lieu que de vous raconter ce qu’on a pas vu, on s’est dit qu’on allait plutôt vous raconter ce qu’on a vu entre toutes ces perturbations, pendant les magnifiques journées que la météo a décidé de nous faire cadeau.

Durant ces trois semaines, nous avons réalisé plusieurs randonnées, dont deux treks de 4 jours. Il s’agit des fameux Great Walks, proposés par le Department of Conservation du pays. Le premier s’appelle Abel Tasman et parcourt le sublime littoral nord de l’île du Sud, qui bénéficie d’un micro-climat particulièrement doux, protégé entre les deux îles Nord et Sud. C’est un peu la côte d’Azur néo-zélandaise. On y trouve des eaux turquoises, des plages de sable, et des forêts subtropicales humides. Les kiwis (comprenez, les néo-zélandais) aiment y passer leurs vacances, s’adonnant à leurs activités préférées comme la pêche ou le ski nautique. Certaines portions de l’itinéraire se parcourent en marchant pied nus sur la plage, ou encore dans la boue sablonneuse de la marée basse, ce qui n’est pas sans rappeler la Wattwanderung que l’on peut faire en Mer du Nord (par exemple près de Bremen en Allemagne). Nous avons donc porté de quoi dormir sous la tente, notre nourriture pour 4 jours, quelques changes (bien que pas de douche à disposition), et notre maillot de bain. Car si le sentier suit le littoral, il serait bien dommage de ne pas en profiter (et ça fait office de douche par la même occasion). Sur ces Great Walks, les nuits doivent être réservées à l’avance, même pour dormir par terre et en étant parfaitement autonome. Et mieux vaut ne pas jouer avec la rigueur néo-zélandaise. Après une première nuit un peu décevante, à dormir en « mode sauvage » mais sur un site malhabilement organisé à côté d’un village balnéaire où accostent les yachts et survolent les hélicoptères, nous avons finalement eu le privilège absolu, le deuxième jour, de s’endormir au bruit des rouleaux sur une plage déserte ! Wow.

Le second Great Walk que nous avons réalisé se situe tout à fait au sud du pays. Il s’appelle Milford Sound track, dure 4 jours également, et est connu pour deux choses : la première est de se revendiquer le plus beau trek du monde (ce qui a eu le don de beaucoup m’agacer et de me priver de quelques émerveillements, ne pouvant m’empêcher de chercher à comparer… bref), et la seconde est d’être très, très humide. Il y pleut en moyenne 2 jours sur 3, donc sur 4 jours de marche, les chances d’avoir deux jours de soleil d’affilée étaient minces. Et pourtant ! Nous avons marché au sec pendant l’intégralité de l’itinéraire, traversé de magnifiques forêts d’arbres recouverts de mousse, de milliers d’espères de fougères différentes, des cascades d’une eau parfaitement limpide et légèrement bleutée, tout en sillonnant une vallée culminée par des sommets de pierre et de neige. Et le soleil illuminant le tout de ses puissants rayons. Nous avons clairement de nouveau eu une chance incroyable !

Ces deux belles marches étant situées respectivement aux extrémités Nord et Sud de l’île, nous avons passé le reste du temps sur la route, nous arrêtant au fil de nos envies. Les paysages que nous avons rencontrés sont très différents. Les lichens et fougères de la Westcoast laissent place au pâturages jaunis et monts pelés de la côte Est.

Notre coup de cœur de la Nouvelle-Zélande aura été la péninsule d’Otago, proche de Dunedin, et plus particulièrement sa faune marine. Ce petit lopin de terre d’une trentaine de kilomètres de long, habité et accessible en voiture. Nous n’aurions jamais imaginé y trouver un sanctuaire de vie sauvage aussi riche. Lors d’une promenade sur une plage, nous y avons rencontré (presque par hasard) deux lions de mer aussi magnifiques qu’impressionnants. Le premier faisait sa sieste paisiblement, le temps de jeter un œil sur les deux touristes que nous étions, pour finalement continuer de roupiller. Et puis un second, dont nous avons d’abord furtivement aperçu la tête sortir de l’eau entre deux vagues. Le voilà qui s’aventure sur la plage où nous marchons. Il ne semblait pas gêné par notre présence. Les panneaux informatifs que nous avions lus à l’entrée de la plage nous ont permis de lui laisser une distance suffisante pour que nous puissions cohabiter tous les 4 (la bête, nous deux, et notre appareil photo !) Et pour finir, ce sont des phoques, un bébé pingouin dans son terrier, et des albatros en vol qui nous auront offert un spectacle aussi sauvage que gratuit !

Comme à l’habitude, nous profitons des quelques heures de calme à bord du ferry qui nous ramène sur l’île du Nord pour rédiger ces quelques lignes, et tenter de digérer les millions d’images et d’expériences que nous vivons chaque jour, à chaque endroit, et à chaque rencontre. Notre prochaine destination sera au beau milieu du Pacifique, dans les Iles du Vent, en Polynésie Française.

Este mes en Nueva Zelanda ha estado marcado por el Tiempo:

& El tiempo meteorológico: desde el inicio del viaje hemos estado viviendo en un verano eterno, pero en Nueva Zelanda, contra lo esperado (la estación aquí es verano), el sol se ha hecho desear. Esta ausencia de lorenzo y estos días eternos de lluvia, son también los que nos han permitido darnos cuenta de la inmensa suerte que tenemos de poder pasar un año en camiseta y sandalias.
Es la ausencia de algo lo que le da valor?
Tras vivir 2 años en Metz (ciudad que adoro), pero donde el sol no se deja ver demasiado, sé que cuando llego a casa en España una de las mejores sensaciones es sentir el sol calentarme la cara.
Estos días hicimos el Milford Sound Track, una caminata de 4 jornadas, que los neozelandeses venden como « la más hermosa del mundo ». Tuvimos 3 días de sol y uno nublado. En cada parada, los rangers nos hablaban sobre la enorme suerte que teníamos de caminar bajo el sol, que era la primera vez desde el inicio del verano que no llovía… Eso nos hizo sentirnos privilegiados. Cada río que cruzábamos, cada cascada, cada montaña que aparecía en el camino pensábamos « esto no habría sido lo mismo con la lluvia »
Pero también hemos aprendido a disfrutar de la lluvia. La bendita lluvia nos permitió obligarnos a parar un poco y a no hacer nada (mira que nos cuesta, somos culos inquietos), a planificar el próximo destino, a dormir en una habitación sin necesidad de acostarnos con mil capas como lo hacemos en la tienda de campaña.
Así que agradecidos estamos este mes por los días de sol… y los de lluvia 🙂

&El tiempo cronológico: en Nueva Zelanda hemos pasado el ecuador de nuestro viaje. Sí, el tiempo pasa rápido!!! Llevamos ya 6 meses y medio y nos quedan 4’5 para volver.
Una de las maravillas de este viaje para mí, es saber que tiene un fin. Once meses contados, ni un día mas, ni uno menos. Eso nos hace vivir cada 24 horas intensamente, darnos cuenta del privilegio que tenemos.
Me gustaría poder guardar esta sensación de agradecimiento a la vida cada día de mi vida. El hecho de vivir en un país diferente al de origen ya me permite darme cuenta del valor de cada minuto de juegos con mi sobrina, de cada cerveza compartida con amigos. Deseo intensamente guardar esta capacidad de dar gracias cuando volvamos a la rutina.
No quiero pasar los días absorbida por las piedras del camino, en poner un pie detrás del otro, mirando al suelo para no caerme. Quiero aprender a parar, a coger aliento, a observar la belleza de lo que me rodea.
Espero descubrir y crear momentos especiales cada día, intentar seguir observando fascinada cualquier detalle, disfrutar y apreciar lo agradable que es tener un hogar (un lugar donde depositar la maleta hasta el próximo destino, tener una almohada que huela a limpio, un albornoz…). Espero que no se me olvide al vestirme lo mucho que ansío ahora ponerme unos vaqueros y unas bailarinas, seguir recordando que todo puede ser especial si nosotros lo decidimos…

Y con estos pensamientos nos preparamos para abandonar Nueva Zelanda, y curiosos por descubrir la Polinesia Francesa en época de lluvias y en modo mochilero 🙂

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Starting Abel Tasman walk
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Picnic time on Abel Tasman walk
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View from Abel Tasmal walk
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Wanaka lake
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At the top of Milford Sound track
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Crossing glacial waters
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Blue color of lake Tekapo
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Waiting for Mt Cook to appear
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Home made dinner
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New Zealand – North Island

Os escribo desde el ferry que nos lleva desde la isla del Norte a la isla del Sur en Nueva Zelanda.
Estos días en el Norte nos han dejado con diferentes sabores.
La llegada a Auckland y la estancia en una casa airbnb con una familia india super acogedora nos permitió darnos cuenta de la multiculturalidad de la población neozelandesa y empezamos a sentir el clima de un hogar.
Lo más parecido a un hogar desde el inicio del viaje es lo que hemos experimentado estos 10 días compartiendo caravana con los padres de Michel, que se nos unieron por unas semanas en esta aventura. La vida en la caravana es agradable. Tenemos todo lo necesario, una cama a la que hay que subir por una escalera, un mini salon en la entrada donde comemos, una cocina con todos los utensilios y un baño. Esta independencia hace que cualquier lugar sea adecuado para hacer una parada. Que te apetece tomar un café? Paras el coche y te instalas en el salón para tomarlo. Que estás cansado de la carretera? Paras y te haces una siesta en la cama 😉 Ventajas de llevar la casa a cuestas.

Estos días cambiamos el ritmo trepidante de Australia, y nos dejamos guiar. Es agradable dejar de organizar, de tomar decisiones, nos dejamos llevar descubriendo la isla. Nos despertamos las mañanas desde lo alto de nuestra cama con el aroma de café recién hecho y empezamos las jornadas 🙂
Decidimos ir hacia el Norte en busca de los kaories, árbol sagrado para los maories y en peligro de extinción. La mayoría y los más impresionantes se encuentran únicamente en una región. Cuando por fin los observamos, las horas de carretera han merecido la pena. Los kaories son majestuosos, ancestrales, pasamos el tiempo con la cabeza hacia arriba intentando abarcar con la vista su grandeza.

Seguimos la ruta hacia el centro de la isla, la región volcánica, alrededor de Rotorua. Esta zona hierve, la energía geotérmica está presente. Nos llevamos una primera impresión de lo que nos espera cuando llegamos al camping y descubrimos que podremos cocinar nuestra comida en un « Hangi », es decir un agujero en el suelo donde han colocado unas barras metálicas para poner las cazuelas. Decidimos aprovechar la oportunidad y cocinamos pescado con verduras y maíz. Cena de lujo!!! El camping está situado al lado de un lago. Cuando llegamos vemos que la gente ha excavado un agujero, al meter los pies descubrimos que el agua está caliente 🙂 Definitivamente un día de sorpresas.
Los dos días siguientes los pasamos alrededor de Rotorua descubriendo las maravillas que la geología ha creado. Aguas de todos los colores (claras y con barro ) que hierven y brotan como la marmita de una bruja, humaredas que salen desde los lugares más recónditos, formaciones rocosas de color ocre…

Seguimos la ruta hacia las cuevas de Waitomo, unas grutas donde hay miles de luciérnagas. En principio no es el tipo de atracción que nos encandila pero nos dejamos llevar por el consejo de Angelika (la suegra) y la verdad es que estamos contentos de la experiencia. El paseo en barca en la oscuridad con la iluminación natural de las miles de luciérnagas es mágico y se convierte en un momento inolvidable.

Y empezamos a ascender tranquilamente de vueta a Auckland donde dejaremos a los suegros y la caravana y los remplazaremos por un coche y una tienda de campaña que nos han traído. Nos despedimos y seguimos la aventura. Compramos los materiales necesarios para vivir en « modo camping » durante un mes, cazuelas, platos de plástico, colchón inflable (oh no!!! no encontramos colchón inflable para pasar la primera noche, pero por suerte, al día siguiente podemos comprarlo).
Hay que reconocerlo, los primeros días han sido duros. Pasamos del calor familiar y las comodidades a la vida más austera, y además el « verano neozelandés » no está a nuestro favor. Varios días de lluvia complican un poco la cosa. No sufrimos, pero ponemos a prueba nuestro espíritu aventurero 🙂
Aprovechamos el día sin lluvia para hacer el Tongariro Alpine Crossing, considerado como el trekking más bonito que se puede hacer en la isla durante un día. No nos decepciona!! 20km de marcha rodeados de volcanes, rocas de lava y lagos de color esmeralda. Terminamos el día con las piernas cansadas y la mente llena de bellas imágenes.

Seguimos el itinerario hacia Wellington para tomar el ferry que nos llevará a la isla del Sur donde esperamos un clima menos agitado para los trekkings que pensamos hacer.
Hasta pronto!!!

Nous sommes le 26 janvier et venons d’embarquer sur le ferry qui nous amène de l’île du Nord vers l’île du Sud néo-zélandaise. Comme à l’habitude, nous profitons de ces quelques heures de calme pour faire le bilan de la dernière quinzaine. Notre petite Mazda est garée sur le Deck 5, nous sommes confortablement installés à l’abri du vent et de l’humidité extérieure. Car oui, bien que nous soyons en plein été, nous avons connu les jours les plus froids et pluvieux depuis notre départ en août dernier. A en croire les locaux qui font des grands yeux lorsqu’on leur dit qu’on dort sous la tente, il semblerait que ça soit un mauvais été… Mais qu’importe, nous poursuivons notre aventure, coûte que coûte.

Ces cinq derniers jours n’ont pas été faciles, il faut le dire. Mais rembobinons un peu davantage. Samedi 21 janvier, nous quittons mes parents après une semaine « tout confort » dans un camping-car grand luxe (frigo, toilettes, douche, chauffage, couette, oreiller, etc.) Merci encore, chers prents 🙂 Nous avons vadrouillé tous les quatre à la découverte de l’île du Nord, de ses plages de sable noir sur lesquelles s’écrasent les puissantes vagues de la mer de Tasman, de ses forêts de kauris géantissimes et de fougères arborescentes vertes fluo, de sa culture maorie très présente et de ses curiosités volcaniques en tout genre. Du typique « snapper » (poisson local) cuit au « hangi » (four utilisant la vapeur soufrée issue directement des entrailles de la terre), aux bains d’eau chaude dans lesquelles on s’immerge très volontiers après une journée pluvieuse, aux lacs d’eau bouillonnante de fumerolles, ou encore de cratères d’eau turquoise, on ne se lassera pas de toutes ces bizarreries que l’on ne trouve plus (ou presque) sur nos vieilles terres européennes. Les couleurs que l’on rencontre ici sont tout simplement à couper le souffle.

Cette semaine familiale nous aura donné un sentiment de petites « vacances dans l’aventure », où nous nous sommes laissé guider par les envies de chacun, sans forcer, sans courir, sans programme défini. Des petites vacances qui marquent le milieu de notre périple ! Et oui, nous attaquons la deuxième moitié, sous la tente et sous la… pluie !!

A peine nos parents embrassés sur le quai à Auckland, nous reprenons la direction du sud au volant de notre petite Mazda et le ciel se charge de nuages bien sombres. Nous arrivons à notre premier camping, prêts à installer notre tente toute neuve et fraîchement importée de France par mes parents, lorsque la dame du camping nous sort : « You know it’s gonna rain tonight, do you? » ! Phrase à laquelle j’ai repensé toute la nuit, réveillé par chaque rafalle de vent avec l’affreux doute de ne pas avoir correctement arimé notre nouvelle maison pour les… 5 mois à venir ! Au petit matin, l’épreuve du feu étant heureusement passée avec succès, nous remballons en direction du centre de l’île du Nord pour faire forcer un peu nos gambettes qui, on doit l’avouer, n’ont pas beaucoup servi depuis l’Himalaya, l’asie du Sud-Est étant totalement dépourvue de sentiers de randonnée, et le climat australien malheureusement peu adapté à ce genre d’activités.

Premier jour de marche, la traversée des volcans du Tongariro National Park au programme. Echec. Nous nous réveillons à l’intérieur d’un nuage gris et sombre, avec un vent qui souffle sans discontinuer, une bruine mouillante, et une visibilité d’environ 50m ! L’intérêt de cette marche étant la vue imprenable quelle offre, nous hésitons entre annuler ou reporter. Nous prenons la décision de reporter d’une journée, la météo s’annonçant plus plus clémente le lendemain.

Et quelle bonne décision ! La vue est incroyable. A droite, le volcan Ngauruhoe. Un cône parfait, mélangeant les nuances de noir, rouge, gris, ocre. On imagine encore les roches tièdes dévaller lentement les flancs à 45° lors de la dernière éruption d’il y a une quarantaine d’année. A gauche, un panorama lunaire, entouré de formations rocheuses cahotiques. En haut, une vue à 360° offrant un panorama et des couleurs toujours plus vives, des cratères fumants et autres lacs émeraudes. Puis une redescente interminable dans une forêt humide, annonçant le retour d’une météo du même genre.

Et oui, cette extraordinaire journée ensoleillée sera l’exception d’une semaine bien maussade, où l’on se glisse rapidement dans son duvet pour lutter contre les petits degrés nocturnes et on tourne le curseur de déambuage du pare-brise à fond avant de prendre la route.

Le milieu du voyage est le moment où on se sent le plus loin de ceux qu’on aime, temporellement et géographiquement parlant. Dès le départ de mes parents, et la météo n’aidant pas, la grisaille se faisait bien sentir sur nos visages. Car voyager si longtemps, c’est aussi ressentir des manques. C’est sans doute ce que l’on doit appeler le mal du pays. Car oui, chers amis, chère famille, chers collègues, chers lecteurs, vous nous manquez. Sachez qu’on paierait cher pour un weekend en Alsace dans le Beaujolais, pour une soirée raclette improvisée à la maison, pour une invitation à une crémallière, un anniversaire, ou autre bonne occasion d’enchaîner plusieurs verres sans compter, pour un dimanche après-midi avec Soren ou chez nos amis jeunes parents à pouponner vos petites créatures qui grandissent bien trop vite.

Cette fameuse routine que l’on fuit tant dans la vie « normale », et bien elle nous manque aussi. Le difficile réveil du lundi matin en plein hiver pour attaquer une N-ième semaine au bureau, le tupperware de restes que l’on met machinalement à midi-pile dans le micro-ondes en demandant aux collègues comment s’est passé leur weekend, les réunions soporifiques et interminables, la pause café qui s’en suit, les bouchons de l’A31 pour rentrer à la maison, l’horrible corvée des courses au supermarché du vendredi soir. Tous ces petits détails de la vie qui nous font grogner dans notre routine mosellane et sédentaire. Tous ces repères que l’on perd lorsqu’on part voyager plusieurs mois.

Et puis on se dit que justement, c’est pour ça qu’on est parti. Pour découvrir une vie « autrement », où les activités sont rythmées par le lever et le coucher du soleil, où dimanche n’est qu’un mot affiché sur le téléphone tous les sept jours, où les courses se font lorsque les provisions sont vides, où nos repères deviennent une carte topographique et la date de notre prochain vol, et où la météo décide parfois pour nous. Ce mal du pays aura donc été une superbe occasion de nous rendre compte de la chance que l’on a d’avoir décidé de partir ainsi.

Mais revenons sur terre. Notre ferry approche, le moral et la météo s’améliorent à mesure que l’on se rapproche du littoral de cette île sauvage et montagneuse. On est confiant !

On vous embrasse tous très forts, on a hâte de vous raconter tout ça.

PS : On a modifié les restrictions pour laisser des commentaires, ça devrait être plus simple désormais 🙂

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Tasman sea
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Sacred kauri trees
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Maori village inside Rotorua
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Earth is boiling!
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Family campervan
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View from Tongariro Alpine Crossing
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The Emerald Lakes
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Our new home 🙂
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Annapurna experience

Cuando hace unos meses estábamos en nuestra casa en Metz hojeando la guía de Nepal y le dije a Michel « hay un trekking en los Annapurna, parece majo, quieres que lo hagamos? » no sabía donde me estaba metiendo exactamente :p
En resumen, 12 días andando entre 5 y 9 horas, subiendo y bajando valles, montañas, cruzando pueblos nepalies donde vemos la vida pasar… Hemos pasado desde el calor y la humedad de los primeros días a baja altitud al frío extremo al ir ascendiendo. Y todo ello para llegar a un punto culminante, el Thorung la Pass situado a 5416m de altitud.
No puedo llamar estos 12 días de caminata, o trekking, porque han sido mucho más que eso. (lo siento pero me voy a poner un poco filosófica).
El circuito del Annapurna ha sido un APRENDIZAJE ante todo:

Aprendizaje FISICO:
Estos dias he aprendido a escuchar a mi cuerpo.
Una de las razones fue un resfriado que pillé el tercer dia y que me hacía avanzar cada día pero sin estar al 100% y sin disfrutar verdaderamente del camino. Gracias amigas, especialmente Amparito por las palabras que me escribisteis  » cuando estés cansada o tengas frio, cogénos de la mano » ( lo he hecho en más de una ocasión estos días)
Los que me conoceis sabeis que soy bastante cabezota, pero al final, decidi hacer un día de descanso. Qué liberacion!! Ese día me permitio recuperarme y disfrutar del entorno donde me encontraba. Pude recuperar fuerzas y seguir el camino con energía renovada.
Otra de las razones para escuchar al cuerpo es el mal de montaña. Durante los 12 dias, pasamos 10 ascendiendo, aclimatando al cuerpo poco a poco a la altura, pero en algunos casos puede darse el mal de montaña. Los síntomas son vómitos, dolor de cabeza, mareos… Si descendemos rápidamente, no hay ningún problema. Pero si no escuchamos al cuerpo y seguimos ascendiendo, puede tener consecuencias mortales. Increible la cantidad de gente que quería llegar tan rápido a la cima que no permitía al cuerpo aclimatarse a la altura y ponian en riesgo su salud…
Conclusión: Escucha a tu cuerpo y sigue su ritmo, no seas tú el que se lo imponga. Aprende a parar y a disfrutar del descanso y el camino.

Aprendizaje HUMANO:
A lo largo del camino nos vamos cruzando y encontrando en los albergues con distintos tipos de personas, como en la vida diaria. Desde personas tóxicas, o personas invasivas que ocupan todo el espacio a personas maravillosas que nos hacen sentir bien y descubrir cosas nuevas.
En esta experiencia aprendimos, que lo mejor es evitar a las personas toxicas. A veces, aunque queramos, es imposible, están ahí, así que hay que aprender a convivir con ellas e intentar que nos influyan y nos tomen lo mínimo de energía.
Por el contrario hemos conocido a gente estupenda, entre ellas un grupo de 3 mujeres (una rusa, una canadiense y una nepalí) que nos impresionaron con su fuerza y con su buen humor. Este tipo de personas son las que nos alegran la vida, las que hacen que el camino sea mas agradable. Mila (una rusa que habla español con acento sevillano) ha vivido en Nepal, y un día nos propuso observar una ceremonia de monjes budistas en un templo. Fue un momento absolutamente mágico!!!
Conclusión: Aléjate de las personas que ocupen tu espacio o tomen tu energía, aprende a que no te influyan y acércate a aquellas que te hagan sentir bien.

Aprendizaje MENTAL:
Al iniciar el circuito teníamos una idea de los días que ibamos a andar, de la altitud, del objetivo…
A medida que los días pasaban, aunque nos ibamos acercando al objetivo, también aumentaron mis dudas y miedos. Merece la pena luchar tanto por este objetivo? Y si me doy media vuelta? Ademas me impuse hacerlo en unos días determinados.
Pensé bastante en una frase que dice algo asi como « Lo importante no es la rápidez de los pasos, sino la dirección »
Todo mejoró a partir del día que decidimos hacer un descanso, romper con lo impuesto, seguir nuestro ritmo y decidimos que la prioridad era hacer el camino disfrutándolo. Si conseguiamos pasar Thorung la Pass mejor que mejor, haríamos todo lo posible por conseguirlo, y aceptaríamos las cosas inesperadas que nos lo dificultan, pero la prioridad es Disfrutar del Camino
Al final, una vez más relajados, conseguimos sacar una fuerza que no sabíamos que teníamos.
El momento en que pasamos Thorung la Pass fue mágico. Tuvimos la sensación de haber conseguido algo grande, de haber superado los obstáculos y de recibir una gran recompensa. Nos sentimos fuertes.
Gracias Michel por haber aligerado mi mochila (en sentido literal y figurado)
Conclusión: lucha por tus objetivos, es normal tener miedo o perder la esperanza a veces, pero sigue luchando… Y lo más importante, disfruta de la lucha!!

Este post va dedicado a todos los que llevan a cabo una batalla diaria por seguir adelante, por los pequeños y los grandes logros. Y en especial a mi amiga Fina, que sin mover las piernas, es una guerrera a la que admiro profundamente.

De retour dans la poussière et le bruit à Katmandou, après une dizaine d’heures passées dans un bus sans suspension (les cervicales s’en souviennent) et semi-climatisé (alternance de 35°C humide et soufflerie à 15°C), il est grand temps de vous relater quelques anecdotes de notre expérience du circuit des Annapurnas.

Nous nous sommes mis en marche le 18 septembre depuis Bhulbhule (alt. 840 m) au petit matin d’une nuit sous les trombes d’eau (la mousson peut durer jusqu’à début octobre ici). Mais par chance nous pouvons marcher au sec. Du moins sans pluie, car l’humidité est accablante ! Durant la dizaine de jours d’ascension vers le col du Thorung La nous suivrons un énorme torrent glaciaire, puissant et chargé de limon. Les « collines » qui nous entourent frôlent déjà les 4000m voire 5000m pour certaines. Le midi nous nous arrêtons dans une Tea House pour commander un plat, qui prend généralement entre 30min et 1h pour être servi, donc il ne vaut mieux pas penser au « petit picnic sans se refroidir ». Tout au long du circuit, le menu sera identique, et nous avons grosso modo alterné entre un délicieux Dhal Bat ou un plat de pâtes aux légumes (parfois en soupe dans les épapes les plus fraîches). Le Dhat Bat (littéralement, riz aux lentilles) est servi sur une grande assiette sur laquelle une montagne de riz est entourée d’un petit bol de potage aux lentilles, quelques légumes sautés au curry, une sorte d’une énorme chips (très croustillante si on la mange vite) et parfois quelques crudités. L’avantage stratégique du Dhal Bat pour un trekkeur est que ce plat est resservi à volonté, et qu’il est même mal perçu de refuser un deuxième service. Parfait donc pour les grosses faims après une grande journée de marche.

Le vert presque fluo des rizières qui nous entourent nous accompagnera les deux premiers jours, pour venir progressivement basculer en magnifiques côteaux de bambous et de chanvre « olfacif ». Le qualificatif anglais de « mauvaise herbe » prend tout son sens dans cette vallée. Après une seconde nuit passée à Jagat (alt. 1280 m), nous nous dirigeons vers Danaqyu. Ou plutôt, en direction du nord, puisque nous ne savons en général pas le matin dans quelle ville nous dormirons le soir. Nous laissons nos jambes et notre moral rythmer nos étapes. Mais nous sommes en avance sur l’itinéraire « type », alors cela nous rassure.

Au départ de Danaqyu (alt. 2200 m), nous savons qu’un dénivelé raide nous attend dès l’aube. Ce que nous savons pas, c’est qu’il se fera en partie dans une forêt pleine de boue, et que la carte que nous avions achetée à Katmandou n’est pas à jour. Heureusement après quelques minutes d’hésitation, on se fait rattraper par d’autres personnes qui ont une carte à jour et qui nous confirment le chemin. (Vous l’aurez compris, nous n’apprécions pas tellement Katmandou). La sortie de la forêt se passe avec une vue extraordinaire sur le Manaslu (alt. 8163 m), 8e plus haut sommet. Nuit à Chame (alt. 2710 m), où nous découvrons les premiers moulins à prières tibétains, qu’il faut contourner par la gauche, et faire tourner dans le sens horaire avec la main droite, si l’on souhaite que les mantras soient récités correctement.

A partir de Chame, le paysage change. Les parois qui nous entourent sont plus sèches et les pins occupent l’espace. Sur le chemin, nous faisons la connaissance de Mila (russe), Mary (canadienne) et Jinnie (népalaise vivant au canada). Nous sympathisons pendant le repas de midi. Mila nous impressionne par son humilité et ses exploits que nous découvrons au cours de la discussion. Au hasard, nous nous retrouvons dans le même hôtel le soir ! Les filles nous proposent d’assister avec elles à la cérémonie quotidienne dans le temple bouddhiste du village d’Upper Pisang (alt. 3310 m). Nous acceptons évidemment volontiers et passons un moment très fort. Nous nous sentons privilégiés.

Nous continuons notre ascension lente à travers des pinèdes plus clairsemées, au vu de l’altitude. Nous atteignons Manang (alt. 3500 m). Cette étape nous a offert un des plus beaux spectacles pour la vue, mais nous avions largment sous-estimé le nombre d’heures de marche. Nous resterons 2 nuit à Manang pour l’acclimatation, avec une petite balade pour prendre de l’altitude.

A partir de Manang, la dernière ligne droite vers le col commence à se faire sentir. Il nous reste 3 étapes jusqu’au fameux Thorung La. Nous nous arrêterons à Yak Karka (alt. 4000 m). Malheureusement, les soirées sont fraîches et le petit rhume que nous avions attrapé quelques jours plus tôt commence à s’empirer et menace de nous mettre KO tous les deux. Nous avons une chambre avec vue magnifigue sur l’Annapurna III (alt. 7555 m) et le Gangapurna (alt. 7455 m), alors nous décidons de faire une journée de repos, qui, en plus, ne peux être que favorable à notre acclimatation. L’arrivée à Thorung Pedi (littéralement « pied du Thorung », alt. 4450 m) est somptueuse. Le lodge est situé au coeur d’un magnifique cirque, et nous nous préparons moralement à avaler les +1000/-1600 m qui nous attendent pour le lendemain.

Départ à l’aube, à la frontale, à l’attaque d’une pente raide qui nous ammènera au plateau. Nous adoptons le lent rythme d’un porteur qui nous paraissait sympathique. Cette idée se révélera payante, puisque nous atteingnerons le plateau (marqué par le High Camp, alt. 4900 m) en une heure seulement, sans le moindre signe de mal d’altitude. La lente ascension essouflante du plateau durera 3 heures, pour enfin atteindre le graal : le Thorung La pass (alt. 5416 m).
L’émotion est forte. Nous avons le sentiment d’être arrivé à un aboutissement. Même si nous savons que la descente qui nous attend n’est pas à prendre à la légère, la joie qui nous habite à ce moment là est énorme. Nous nous serrons fort l’un contre l’autre. Je suis extrêmement fier de Maria et d’avoir réussi ensemble. Nous pensons à tous nos proches. Le temps d’une étreinte avec quelques compagnons de marche rencontrés sur le chemin, une photo souvenir, et un léger mal de tête commence à nous indiquer qu’il faut regagner les basses altitudes.

Nous atteignons Muktinath (alt. 3800 m) avec beaucoup de fatigue, et un grand bonheur. Nous sommes dans la région du Mustang. Le paysage change. La végétation est très rase, le sol sableux semble se déliter à chaque pluie pour donner des formes magnifiques. Les arbres jaunissent et les cîmes Himalayennes se dégagent de temps à autre entre les nuages. Nous atteignons Kagbeni (atl. 2700 m), petit village médiéval, authentique et charmant, puis Jomsom (alt. 2600 m), centre d’activité principal de la vallée, désservi par la route, poussiéreux et peu agréable. Nous nous payons le luxe d’un retour en bi-moteur vers Pokhara (alt. 900 m) en 15 min. Ce sera notre attraction touristique au Népal, et nous ne regrettons vraiment pas notre choix. Le survol de la vallée avec vue sur ce superbe massif était un pur délice. Pokhara est une ville calme et reposante, qui borde un lac, avec des faux-airs d’Annecy. Nous y restons deux jours, avant de prendre notre fameux bus (sans suspension), et retrouver les affaires que l’on avait laissées à la consigne à Katmandou !

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Rice and river
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Prayer wheels
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Amazing pine landscape
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Buddhist celebration
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View on Himalaya
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We did it!!
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Mustang landscape

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Isalo – Andringitra

Y como esperábamos la primera semana en Madagascar como turistas no nos defrauda.
Tengo la cabeza llena de bellos paisajes y de bellos reencuentros. Empezamos con Aurelien, el conductor que nos guiará durante estos 15 días. Nos hace sentir cómodos desde el primer momento.
El martes visita del parque del Isalo con un guía local, Bernard, que nos cuenta mil historias sobre las tradiciones del país, todo ello mientras andamos todo el día entre montañas que nos hacen pensar en el Far West, nadamos en una piscina natural y comemos rodeados de lemures.
El jueves iniciamos un trekking de 3 días para alcanzar el Pico Boby, la 2a montaña más alta de Madagascar y la 1a accesible. Llevamos con nosotros dos guías (Rivu, guia de JB trekking y Joseph, guía local que vive en un pueblo del parque Andringitra) y dos acompañantes que llevan la comida para los 3 días (otro de nuestros acompañantes es una gallina viva Margherite, que formará parte de nuestra cena el segundo dia) (Lo siento Edu) . Iremos acampando durante el camino. Subir al pico Boby es uno de los sueños de Michel, así que nos disponemos a realizarlo.

Nos quedamos impresionados con la fortaleza de nuestros acompañantes que duermen en chanclas y con una pequeña manta y al día siguiente siguen sonriendo y más frescos que una rosa. Michel y yo dormimos con mil capas, pero hemos venido bien preparados.
El segundo día iniciamos la ascensión al pico Boby, hace frío y hay bastantes nubes, pero conseguimos llegar. Estamos muy contentos, pero no podemos disfrutar de la vista, porque hay muchas nubes. Cuando descendemos media hora, el cielo se descubre y el guía propone a Michel volver. Así que les dejo iniciar la 2a ascensión del pico 🙂 Sueño conseguido!
Estos 3 días han estado cargados de buenas sorpresas, de paisajes increíbles, de mucho andar y de muchas risas. Pasamos el camino contando adivinanzas, anecdótas. Les enseño un poco de español a los guías. Joseph aprende a contar hasta cien! Está super contento! Y entre uno… dos… tres… pasan estos 3 días que nos hacen retener la lagrimita al despedirnos de los guías.
El domingo lo pasamos en un camping en la base del pico Camaleón, piscina natural y descanso por la tarde para prepararnos para esta última semana por el país.
Vivimos a tope cada momento porque tenemos la sensación de que esto pasa rapido!! Hasta pronto!!!

Départ lundi matin en 4×4 avec Aurélien, notre chauffeur-guide. Nous reprenons la RN7 vers le nord, mais avec un niveau de confort bien supérieur à celui du taxi-brousse. Sensation étrange de devenir « Touriste avec chauffeur », après une expérience d’immersion aussi forte telle que nous avons pu avoir avec Bel Avenir. Mais au vu des 15 jours qu’il nous reste et les temps des transports très longs, nous ne regrettons pas notre choix. Aurélien est très agréable, calme et nous aiguille très bien dans les choix des choses à faire ou à voir. Nous nous arrêtons de temps en temps sur la route pour acheter des tamarins (fruits du tamarinier…), une papaye vendue en bord de route, ou pour goûter les meilleurs « sambos » (sorte de samossa malgache) du pays dans un petit patelin que lui seul connaît. Son expérience est précieuse.

Après un premier jour sur la route, nous attaquons une randonnée dans le parc national de l’Isalo, en compagnie de Bernard notre guide local (obligatoire) pour la journée. Bernard a la cinquantaine, une petite moustache, un chapeau, et surtout une culture très riche. Nous avons appris autant de choses sur le parc et sa formation géologique, que sur sa famille et les traditions ethniques complexes du pays. Le massif de l’Isalo est un plateau de grès avec des falaises et canyons abrupts, que certains appellent le Colorado Malgache. Le contraste entre le plateau jaune et aride, et les palmiers et fougères du fond du canyon est saisissant. Petit bain dans une vasque (plutôt fraîche). Le soir, dodo de bonne heure dans une charmante paillotte, sous la voie lactée, et après un coucher de soleil sur le massif. Un vrai régal.

Mercredi est un jour de transition. Aurélien nous conduit jusqu’à Ambalavao (petite ville qui signifie littéralement « enclos neuf »), où c’est le jour du marché au zébu. Vous l’aurez compris, nous sommes dans la région du zébu. C’est donc le moment de goûter à un plat traditionnel : la langue de zébu. Un délice.

Jeudi matin nous partons de bonne heure avec Aurélien au bureau de JB-Trekking, et nous faisons la connaissance de Rivo, et de Marguerite. Rivo a 31 ans, une barbichette, et sera notre guide afin de nous accompagner pendant les 3 jours de traversée du massif de l’Andringitra. Marguerite est la poule qui nous accompagnera pendant la moitié du trek. Nous rejoignons donc le village de départ du trek par 3h de piste en 4×4. Nous quittons Aurélien qui nous retrouvera dans la vallée voisine 3j plus tard. Nous faisons ensuite la connaissance de Joseph, notre guide local, ainsi que Rabe et Daniel, les deux porteurs-cuisiniers (et oui, trekking de luxe). Tous les trois sont des villageois qui vivent du tourisme grâce à ce parc naturel. Après une petite mise en jambe sous un soleil timide et éclipsé (et oui, la lune a eu rendez-vous avec le soleil le 1er septembre à Mada !), nous arrivons au camp de base du pic Boby. Le pic Boby culmine à 2658m et est le plus haut sommet accessible de Madagascar. Premier bivouac à 2100m. On nous sert une infusiuon de citronnelle (cueillie sur le chemin), un petit rhum arrangé « maison », lasopy (la soupe), des brochettes de zébu au feu de bois, et des bananes au chocolat ! Rien que ça ! Ensuite, dodo en s’habillant de tout ce qu’on avait amené avec nous, car en montagne, ça caille (n’est-ce pas, Benoît).

Vendredi 6h30, départ pour l’ascension du pic Boby depuis le camp de base qui durera deux bonnes heures dans le vent froid et le crachin, puis redescente sur le plateau, puis enfin dans la vallée voisine. Tout au long de la journée, la météo nous aura laissé un massif très mystérieux, où les sommets ne se sont découverts que très timidement entre les nuages filant à toute allure. Ca m’a même valu une deuxième ascension bonus lorsque, à la redescente du sommet, nous avons vu le pic se dégager et avons décidé d’y remonter !

Second bivouac dans la vallée du Tsaranoro, à 1600m. Citronelle, rhum, lasopy, Marguerite, et crêpes au feu de bois ! Samedi, descente jusqu’au village (alt. 900m), au pied du majestueux Tsaranoro Be, où nous restons deux nuits pour profiter un peu du cadre extraordinaire. Calme absolu. Dans l’aprèm, Rivo nous accompagne dans la forêt à la rencontre de lémuriens sauvages, que l’on a eu la chance de pouvoir approcher discrètement lors de leur repas dans les arbres.

Fin de semaine au Meva Camp. Jour de repos. Lundi nous partons vers l’Est.

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Isalo Park
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Natural pool in Isalo
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Mysterious Andringitra
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Finally the Pic Boby
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Our tent in bivouac
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Lemur family
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Going down to Tsaranoro valley
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Wonderful guides Rivo and Joseph