Côte Est et retour à Tana

Nous quittons la RN7 le lundi matin en direction de Manakara. Nous découvrons rapidement le climat tropical humide de cette région par un changement brusque de végétation. La savane jaune et latérite rouge deviennent soudainement un océan de feuillus, lianes, palmiers et bambous. Nous profitons du parc de Ranomafana pour y découvrir quelques lémuriens dits sauvages. Bien que les bêtes ne soient ni parquées ni nourries, le sentier très balisé et les coups de fils de notre accompagnateur avec ses éclaireurs sans cesse brident légèrement l’effet de surprise et de découverte. Cela dit, vue la superficie du parc, il faudrait certainement marcher une semaine pour avoir la chance de recontrer un seul groupe de primates au hasard… Sentiment mitigé donc concernant la visite, mais l’immersion dans la jungle était une belle découverte.

Mardi nous filons à Manakara, ville côtière bordant l’Océan Indien. La ville est traversée par le fameux Canal des Pangalanes (mot issu d’un mot signifiant « corvée » en dialecte local). Ce canal a été construit parallèlement à la côte afin de faire circuler les marchandises sur une distance de 700km, tout en évitant l’océan et ses conditions de navigation difficiles. Le canal n’a malheureusement pas été entretenu depuis les années 1960 et n’est donc plus navigable dans son intégralité. Il est composé de parties naturelles (lagons, estuaires), et de parties artificielles, partiellement ensablées. Le canal est bordé de roseaux, d’oreilles d’éléphants (sortes de petits bananiers sans banane), et d’arbres du voyageur. L’arbre du voyageur (ravinala en malgache) ressemble à un palmier plat avec des feuilles de bananier… Il s’appelle ainsi car il contient naturellement de l’eau potable en quantité importante dans son tronc, et servait donc aux voyageurs pour s’hydrater. Petite promenade en pirogue sur le canal, qui se termine par un délicieux picnic constitué de tranches de thon blanc grillé, crevettes à l’ail, riz, et aubergines amères. Le tout évidemment issu de la pêche du matin (sauf le riz et les aubergines), et préparé au feu de bois dans la pirogue (si, si).

Mercredi et jeudi, nous avalons les kilomètres pour remonter vers la capitale. Nous nous arrêtons le midi pour déjeuner dans un hotely (petit bistro rapide de bord de route où on prend généralement une viande en sauce avec du riz), puis dans l’après-midi pour déguster une « pomme-canelle » achetée sur le bord de route. La pomme-canelle est un fruit tropical qui n’a ni la forme de pomme ni le goût de canelle ! La chair ressemblerait plutôt à un yaourt et contient des gros pépins de la taille d’une petite olive. Les paysages défilent, nous remontons sur les hauts plateaux (alt. 1400m à 1600m) et la fraîcheur se fait ressentir. La route tourne, les nids de poules sont parfois tellement nombreux qu’il est plus simple de rouler à côté de la route sur une piste improvisée.

Vendredi soir, hébergement inattendu à Antsirabe. Notre chauffeur Aurélien a entendu parler d’une petite ferme-chambre d’hôte tenue par une vazaha suisse, et il nous propose d’aller voir si ça nous plait. Nous acceptons par curiosité et nous ne sommes pas déçus. Mme Bety a décidé pour sa retraite de tenir une ferme dans laquelle elle produit du fromage avec une 50aine d’employés de la région. Nous soupons le soir avec Aurélien et Mme Bety dans une atmosphère très conviviale, et nous goûtons à la crème glacée à l’avocat (faite maison évidemment). Nous admirons Mme Bety par l’audace de son projet et sa générosité.

Samedi, jour faire nos adieux à Aurélien, avec qui nous avons partagé beaucoup de moments durant la découverte de ce pays magnifique. Nous avons partagé notre dernier déjeuner dans un hotely très typique de bord de route, dans lequel j’ai tenté les tripes de zébu. Belle découverte, même si elle n’a pas détrôné la langue de zébu. Après une visite rapide de la capitale, puis quelques heures à suer dans les embouteillages, nous voici de retour au point de départ, à l’auberge du Cheval Blanc qui jouxte l’aéroport international. Nous profitons de ces quelques heures qu’il nous reste pour potasser un peu notre prochaine destination : le Népal !

Ultima semana en Madagascar. Hemos decidido ir hacia el Este para ver otra faceta del país. En esta zona Madagascar nos muestra su cara tropical, el paisaje se llena de palmeras, de árboles del viajero, y de un color verde intenso.
Llegamos a Manakara para descubrir el canal de Pangalanes, pequeno paraíso terrestre y acuático. Pasamos un día surcándolo en una piragüa llevada por cuatro remeros y un guía que nos habla más de la situacion del pais que del canal, y que nos inspira un poco de compasión. Patrice tiene 60 años y ha pasado toda su vida siendo activo para desarrollar el pais. Nos cuenta que ha propuesto proyectos para desarrollar el canal (del que nadie se ocupa de su manutención), ha participado en ONGs para conseguir que el agua llegue a toda la población… Pero ahora tenemos la impresión de que está cansado y no cree en el futuro de su país. Espero que sea cosa de la edad y que las nuevas generaciones sigan luchando por esta isla, rica en recursos pero mal gestionada.
A pesar del pesimismo de Patrice, conseguimos apreciar la belleza del canal. Con el ritmo tranquilo de la piragua pasamos delante de pueblos y vemos la vida pasar… Es un día muy agradable. Terminamos haciendo un picnic con productos frescos del mar comprados a los pescadores y pasamos la tarde tumbados en la playa del océano Indico. Todo un lujo 🙂
El resto de la semana la pasamos volviendo hacia Tana. Los días pasan en el coche y tenemos bastante tiempo libre cuando llegamos a las ciudades.
Esto nos permite asimilar todo lo vivido en Madagascar, los reencuentros, los paisajes… Empezamos a despedirnos lentamente del pais (« mora mora » « poco a poco »), como los malgaches…
Todavía nos llevamos una buena sorpresa al pasar la noche en una especie de granja llevada por Betty, una suiza que decidió instalarse en Antsirabe al jubilarse. Betty tiene 80 años y una fortelaza y brillo en los ojos que me impresionan. Lleva 16 años en Madagascar y ha conseguido crear una miniempresa que da trabajo a 50 personas. Le pregunto si la clave de esta juventud eterna es dedicarse a lo que realmente le gusta y me responde « Evidentemente… »
Y ahora sí, parece que esto se termina… He visto muchas cosas pero tengo la sensación que quedan muchas cosas por ver. El país es enorme… Tal vez una segunda vuelta al mundo para la jubilación? :p
Empezamos a pensar en el siguiente destino…

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Canal des Pangalanes from the pirogue
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Travellers’ tree (ravinala)
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Indian ocean
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Typical street
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Typical hotely

Isalo – Andringitra

Y como esperábamos la primera semana en Madagascar como turistas no nos defrauda.
Tengo la cabeza llena de bellos paisajes y de bellos reencuentros. Empezamos con Aurelien, el conductor que nos guiará durante estos 15 días. Nos hace sentir cómodos desde el primer momento.
El martes visita del parque del Isalo con un guía local, Bernard, que nos cuenta mil historias sobre las tradiciones del país, todo ello mientras andamos todo el día entre montañas que nos hacen pensar en el Far West, nadamos en una piscina natural y comemos rodeados de lemures.
El jueves iniciamos un trekking de 3 días para alcanzar el Pico Boby, la 2a montaña más alta de Madagascar y la 1a accesible. Llevamos con nosotros dos guías (Rivu, guia de JB trekking y Joseph, guía local que vive en un pueblo del parque Andringitra) y dos acompañantes que llevan la comida para los 3 días (otro de nuestros acompañantes es una gallina viva Margherite, que formará parte de nuestra cena el segundo dia) (Lo siento Edu) . Iremos acampando durante el camino. Subir al pico Boby es uno de los sueños de Michel, así que nos disponemos a realizarlo.

Nos quedamos impresionados con la fortaleza de nuestros acompañantes que duermen en chanclas y con una pequeña manta y al día siguiente siguen sonriendo y más frescos que una rosa. Michel y yo dormimos con mil capas, pero hemos venido bien preparados.
El segundo día iniciamos la ascensión al pico Boby, hace frío y hay bastantes nubes, pero conseguimos llegar. Estamos muy contentos, pero no podemos disfrutar de la vista, porque hay muchas nubes. Cuando descendemos media hora, el cielo se descubre y el guía propone a Michel volver. Así que les dejo iniciar la 2a ascensión del pico 🙂 Sueño conseguido!
Estos 3 días han estado cargados de buenas sorpresas, de paisajes increíbles, de mucho andar y de muchas risas. Pasamos el camino contando adivinanzas, anecdótas. Les enseño un poco de español a los guías. Joseph aprende a contar hasta cien! Está super contento! Y entre uno… dos… tres… pasan estos 3 días que nos hacen retener la lagrimita al despedirnos de los guías.
El domingo lo pasamos en un camping en la base del pico Camaleón, piscina natural y descanso por la tarde para prepararnos para esta última semana por el país.
Vivimos a tope cada momento porque tenemos la sensación de que esto pasa rapido!! Hasta pronto!!!

Départ lundi matin en 4×4 avec Aurélien, notre chauffeur-guide. Nous reprenons la RN7 vers le nord, mais avec un niveau de confort bien supérieur à celui du taxi-brousse. Sensation étrange de devenir « Touriste avec chauffeur », après une expérience d’immersion aussi forte telle que nous avons pu avoir avec Bel Avenir. Mais au vu des 15 jours qu’il nous reste et les temps des transports très longs, nous ne regrettons pas notre choix. Aurélien est très agréable, calme et nous aiguille très bien dans les choix des choses à faire ou à voir. Nous nous arrêtons de temps en temps sur la route pour acheter des tamarins (fruits du tamarinier…), une papaye vendue en bord de route, ou pour goûter les meilleurs « sambos » (sorte de samossa malgache) du pays dans un petit patelin que lui seul connaît. Son expérience est précieuse.

Après un premier jour sur la route, nous attaquons une randonnée dans le parc national de l’Isalo, en compagnie de Bernard notre guide local (obligatoire) pour la journée. Bernard a la cinquantaine, une petite moustache, un chapeau, et surtout une culture très riche. Nous avons appris autant de choses sur le parc et sa formation géologique, que sur sa famille et les traditions ethniques complexes du pays. Le massif de l’Isalo est un plateau de grès avec des falaises et canyons abrupts, que certains appellent le Colorado Malgache. Le contraste entre le plateau jaune et aride, et les palmiers et fougères du fond du canyon est saisissant. Petit bain dans une vasque (plutôt fraîche). Le soir, dodo de bonne heure dans une charmante paillotte, sous la voie lactée, et après un coucher de soleil sur le massif. Un vrai régal.

Mercredi est un jour de transition. Aurélien nous conduit jusqu’à Ambalavao (petite ville qui signifie littéralement « enclos neuf »), où c’est le jour du marché au zébu. Vous l’aurez compris, nous sommes dans la région du zébu. C’est donc le moment de goûter à un plat traditionnel : la langue de zébu. Un délice.

Jeudi matin nous partons de bonne heure avec Aurélien au bureau de JB-Trekking, et nous faisons la connaissance de Rivo, et de Marguerite. Rivo a 31 ans, une barbichette, et sera notre guide afin de nous accompagner pendant les 3 jours de traversée du massif de l’Andringitra. Marguerite est la poule qui nous accompagnera pendant la moitié du trek. Nous rejoignons donc le village de départ du trek par 3h de piste en 4×4. Nous quittons Aurélien qui nous retrouvera dans la vallée voisine 3j plus tard. Nous faisons ensuite la connaissance de Joseph, notre guide local, ainsi que Rabe et Daniel, les deux porteurs-cuisiniers (et oui, trekking de luxe). Tous les trois sont des villageois qui vivent du tourisme grâce à ce parc naturel. Après une petite mise en jambe sous un soleil timide et éclipsé (et oui, la lune a eu rendez-vous avec le soleil le 1er septembre à Mada !), nous arrivons au camp de base du pic Boby. Le pic Boby culmine à 2658m et est le plus haut sommet accessible de Madagascar. Premier bivouac à 2100m. On nous sert une infusiuon de citronnelle (cueillie sur le chemin), un petit rhum arrangé « maison », lasopy (la soupe), des brochettes de zébu au feu de bois, et des bananes au chocolat ! Rien que ça ! Ensuite, dodo en s’habillant de tout ce qu’on avait amené avec nous, car en montagne, ça caille (n’est-ce pas, Benoît).

Vendredi 6h30, départ pour l’ascension du pic Boby depuis le camp de base qui durera deux bonnes heures dans le vent froid et le crachin, puis redescente sur le plateau, puis enfin dans la vallée voisine. Tout au long de la journée, la météo nous aura laissé un massif très mystérieux, où les sommets ne se sont découverts que très timidement entre les nuages filant à toute allure. Ca m’a même valu une deuxième ascension bonus lorsque, à la redescente du sommet, nous avons vu le pic se dégager et avons décidé d’y remonter !

Second bivouac dans la vallée du Tsaranoro, à 1600m. Citronelle, rhum, lasopy, Marguerite, et crêpes au feu de bois ! Samedi, descente jusqu’au village (alt. 900m), au pied du majestueux Tsaranoro Be, où nous restons deux nuits pour profiter un peu du cadre extraordinaire. Calme absolu. Dans l’aprèm, Rivo nous accompagne dans la forêt à la rencontre de lémuriens sauvages, que l’on a eu la chance de pouvoir approcher discrètement lors de leur repas dans les arbres.

Fin de semaine au Meva Camp. Jour de repos. Lundi nous partons vers l’Est.

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Isalo Park
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Natural pool in Isalo
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Mysterious Andringitra
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Finally the Pic Boby
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Our tent in bivouac
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Lemur family
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Going down to Tsaranoro valley
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Wonderful guides Rivo and Joseph

End of volunteering

Y pasó. Un mes ya en Madagascar. Ultima semana cargada de buenos momentos. Este mes me ha hecho recuperar la fe en el ser humano. Increíble el trabajo que la ONG hace en Tulear. Me permite pensar que los soñadores pueden conseguir grandes cosas.
También interesante el encuentro con los otros voluntarios con los que hemos compartido experiencia y que se han ido yendo esta semana: Eli, Elisa, María, Laura y Alessandra. Gran equipo el de la ONG en Tulear con Olga, Floriane, Anne, Bea y Adolfo que nos inspiran. Educadores como Marie Claire que consiguen mantener la atención de una clase con 50 niños y siempre de buen humor…
Tengo una sensación extraña. De haber aportado muy poquito pero de haber recibido mucho. Supongo que es normal.
Este mes hemos descubierto un poco a los malgaches (intuyo que todavia queda mucho por descubrir). Nos llevamos un montón de recuerdos y de sonrisas en el corazón, de juegos… Ese es en definitiva el objetivo de la organización, que los niños tengan el derecho a ser niños, que tengan un lugar donde se sientan seguros y protegidos, donde puedan jugar y reir.
Os dejo el enlace de la organización www.ongbelavenir.org 
A nosotros ya nos han conquistado por su trabajo y por su incansable capacidad de traer esperanza a un paí s que bien lo necesita.
Hoy último día en Tulear, y mañana empezamos el recorrido con el guía para descubrir la belleza del país. Curiosos de seguir la aventura…

Fin de notre mois de volontariat chez Bel Avenir. Ces 10 jours passés à la ville de Tuléar ont été de nouveau très riches en émotions. Nous avons poursuivi les activités avec les enfants des quartiers, norammement le quartier de Tanambao. Les adieux ont été émouvants ce matin. Du côté du Centre d’Arts et Musique, après la session passing massues de la semaine dernière, j’ai improvisé un atelier de fabrication de balles de jonglage avec des ballons de baudruche, une bouteille plastique et du sable. Grand succès. Pas mal d’échanges musicaux également lors de l’atelier Musique traditionnelle. La musique traditionnelle malgache est un mélange de style africain, créole et asiatique. Le rythme est ternaire et le tempo assez rapide. Cet atelier est un créneau de jeu libre. Chacun emprunte un instrument et propose ce qu’il souhaite. J’ai donc emprunté un « djambé » (djembé malgache) et échangé quelques rythmes d’Afrique de l’ouest contre des rythmes malgaches.

Cette semaine a été également marquée par un niveau de sociabilisation le plus élevé depuis notre arrivée sur le territoire malgache. Nous étions 7 volontaires à terminer notre mission cette semaine, et plusieurs employés européens de Bel Avenir ont pris des vacances à la fin du mois d’août. Nous avons donc enchaîné les restos, dans lesquels nous avons savouré du steak de zébu, poisson grillé et autre Mine Sao.

Après la découverte de la richesse de la culture et du mode de vie malgache, nous partons désormais à la découverte de la richesse de cette île. On espère avoir internet dans les prochains hébergements, mais à Mada, il vaut mieux ne pas trop prévoir…

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Pirogue at sunset
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Children playing
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The creator of Bel Avenir (José Luis) and children from Ecole des Salines
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Toma tomate
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Saying bye to children from Tanambao

Mangily puis retour à Tuléar

Mangily est un petit village côtier qui borde le lagon de la baie d’Ifaty. Le village est organisé autour de la route principale sur laquelle défilent à longueur de journée des camions des travaux publics, soulevant un nuage de poussière blanche et klaxonnant à tout va pour informer les passants de leur venue. Entre les camions, des charrettes tirées par deux zébus, et son « chauffeur » qui manie ses bêtes habilement en émettant des sons très autoritaires du type « HHHathhh ». Sur le bord de la route, les gargotes et autres abris de fortune s’alignent formant une sorte de marché omniprésent dans le village. On peut y acheter des bananes, du riz, des patates douces, des demi-cochons, des poissons frits ou autres beignets en tout genre.

Mais les spécialités à Mangily restent incontestablement les produits de la mer. Les restaurateurs proposent systématiquement sur leur carte un plat appelé « Poisson grillé », dont la nature et la taille dépendent de la pêche du jour, et en général inconnues au moment de la commande. Fraîcheur garantie. Les calamars et autres poulpes, grillés ou en sauce, sont aussi quasi-systématiquement proposés. Le tout est généralement accompagné d’un bol de riz blanc (en réalité, une montagne !) renversé sur l’assiette, et dont la cuisson est toujours parfaite. Sur la plage, les langoustes et cigales de mer constituent une attraction touristique importante, et qui fût une expérience parfaitement réussie pour notre part, au vu de la qualité des produits et du sourire du personnel (et du petit rhum arrangé offert à la fin).

Après six jours passés à Mangily, nous rentrons le mercredi 17 Août à Tuléar. Comme nous le disions dans le post précédent, l’ONG Bel Avenir agit sur l’éducation non-formelle, mais également sur l’éducation formelle, avec l’école-collège des Salines. Cette école est située dans un quartier au sud de Tuléar, et a été construite il y a une dizaine d’année par l’ONG, dans l’objectif de scolariser les enfants, leur épargnant ainsi que les parents les envoient travailler à la récolte du sel dans les salines.

Cette semaine nous alternons travaux logistiques (inventaires, rangement, etc.) et activités avec les enfants du Centre d’Art et de Musique (CAM). Ce centre a été créé afin de donner aux enfants la possibilité de s’amuser avec des activités plus épanouissantes et créatives que de tirer une boîte métallique sur l’asphalte de la rue. De nombreuses activités sont proposées tout au long de la semaine, comme des cours de musique (guitare, piano, trompette, etc.), de la danse, du chant, ou encore du cirque ! Chaque équipe prépare également un spectacle avec un professionnalisme incroyable, et certaines partent en tournée, à Mada ou ailleurs. Des tournées en Europe et en Asie ont même été organisées. Pour ma part, je me suis greffé à l’activité cirque, avec du passing massues au menu. Nous avons échangés nos tricks, et cette semaine nous allons en travailler de nouveaux.

Bref, tout va toujours bien au Sud-Ouest de Mada. Nous restons prudents. On pense à vous tous. La bise, et n’hésitez pas à commenter 🙂

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Main road in Mangily
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Eating langouste
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The salines of Tuléar, where children don’t work anymore
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Ecole des Salines of Tuléar
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María playing
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A street of Tuléar
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Office of Bel Avenir
jonglage
Passing

Tuléar – Mangily

Tuléar (Toliara en Malgache) est la ville la plus pauvre de Madagascar. Elle est également très vivante. L’action de l’ONG Bel Avenir est très présente dans cette ville. Nous avons eu la chance participer à une journée d’un groupe de 65 enfants bénéficiaires d’une aide éducative que permet l’ONG. Il s’agit là d’éducation non-formelle, par opposition à l’éducation dite formelle (l’école). Ici, il s’agit de transmettre des valeurs d’hygiène (par exemple, se laver les mains avant le repas), de nutrition (qu’est-ce qu’un repas équilibré) et de savoir-vivre (s’entraider, jouer, ranger ensemble…) Nous avons également eu l’opportunité d’accompagner l’éducatrice principale lors de la visite des familles, qui consiste à rencontrer les parents de enfants bénéficiaires afin d’échanger, de déceler d’éventuelles difficultés (argent, santé, etc.) et de recueillir la (très faible mais symbolique) participation financiaire mensuelle de chaque enfant bénéficiaire. Il s’agit d’un des quartiers les plus pauvres, de la ville la plus pauvre, d’un des pays les plus pauvres au monde. C’est un témoignage poignant, très touchant, et, paradoxalement, sans aucun sentiment de malaise, malgré la situation d’extrême précarité des habitants. Nous avons été accueilli avec un énorme sourire et beaucoup de gentillesse.

Pendant le mois d’août (vacances scolaires), le groupe d’enfants part une demi-semaine en classe verte dans un centre éducatif situé à Mangily, un petit village à une heure de route sur la côte nord de Tuléar, dans la baie d’Ifaty. Le site de Bel Avenir à Mangily dispose d’un Hotel Solidaire, géré par une équipe malgache, ainsi qu’une ferme et un laboratoire d’agronomie où l’on cultive, autant qu’on étudie le développement des végétaux. Le tout est installé sur un magnifique terrain en sable pourpre, et dans lequel on se repère à l’aide des nombreux baobabs multi-centenaires qui émerveillent nos pupilles à chaque regard.

Notre participation à l’ONG s’est donc divisée entre activités avec les enfants du centre aéré (chants, jeux, visites culturelles) et activités à la ferme (construction de chemins en pierre, arrosage du potager, éfeuillage du Moringa). Chaque activité est une nouvelle rencontre. Nous pouvons parfois échanger en français (plus ou moins rudimentaire), ou parfois seulement avec des gestes et les quelques mots de malgache que nous glanons au fil des rencontres.

Llegada a Tulear, una ciudad extremadamente pobre. Aqui la ONG tiene su sede principal y hacen gran numero de actividades educativas. En Tulear estamos en el centro de la ciudad y tenemos la sensacion de que todo es mas impersonal que en Fianarantsoa.
El lunes encontramos otros voluntarios y por la tarde participamos con los monitores haciendo actividades con los niños.
El martes visitamos un centro de dia. Los niños encuentran aqui un espacio donde se sienten seguros, las niñas aprenden labores, y todos reciben una porcion de comida diaria. Vamos con la educadora a visitar algunas familias de niños que estan en el centro y nos damos cuenta de la situacion de penuria en la que vive una parte de la poblacion. Al principio es un poco extraño visitar la casa de la gente, pero tenemos la impresion de que estan contentos de recibirnos.
EL martes por la tarde jugamos en el centro de deporte con los niños. Yo intento jugar a futbol, aunque mis capacidades futbolisticas no son geniales :p el educador nos dice que hemos resistido un monton jugando 🙂
El miercoles partimos hacia Mangily, otra sede de la ONG a una hora de Tulear. Vamos con un grupo de 65 estudiantes que vienen aqui durante 4 dias a hacer una colonia de vacaciones. En Mangily hacen actividades relacionadas con el medio ambiente y van a la playa. Hay que decir que Mangily es un pequeño paraiso. Un pueblecito de 3.000 personas con playas paradisiacas.
Aqui la ONG tiene ademas de las actividades educativas un hotel solidario y una granja donde forman a los adolescentes a cultivar y tambien a desarrollar una actividad relacionada con el turismo. Las chicas se quedan internas. Hay que decir que Mangily, al ser una zona turistica, es tambien una zona con mucha prostitucion. La ONG intenta combatirla proporcionando formacion.
El miercoles por la tarde vamos con los niños a un museo de tortugas y despues a la playa.
El resto de la semana decidimos colaborar en la granja escuela. El jueves hacemos un camino de piedras para un futuro recorrido pedagogico. El trabajo es duro pero el entorno es genial. Estamos rodeados de baobabs 🙂
El viernes pasamos el dia quitando hojas de una planta llamada moringa, que es super rica en nutrientes y la dan a los niños en los comedores escolares. El sabado, regamos las plantas y por la tarde vamos con los niños a la playa 😉 Y por la noche, tienen una fiesta y Michel y yo intentamos bailar, aunque es imposible imitar sus movimientos :p Se burlan un poco de mi movimiento, pero yo tambien rio con ellas 😉
Y por fin domingoooo, desde 2 semanas que no tenemos un dia completo libre, asi que hoy pasamos el dia tumbados en la playa, ese es nuestro plan para hoy y mañana que es festivo 😉

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Kitchen girls
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Creativity of children
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Working at Bel Avenir
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Walking down baobabs
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Carrying stones
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Taking leaves of Moringa
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Beauty of malgache children
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Playing on the beach
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Mangily beach

First week in Mada

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Cleaning the rice
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Michel playing
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Mada’s sky
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View from taxi-brousse

Primera semana de viaje. Tras 13 horas de avion y 10 horas de bus llegamos a Fianarantsoa, la primera parada en esta etapa en Madagascar. Nos alojamos en la granja escuela de la aso con la que venimos, Bel Avenir. Hemos pasado una semana rica en intercambios. Por las manyanas colaboramos en algunas actividades de la granja. Por las tardes habian actividades con los ninyos del barrio asi que hemos participado en sus juegos. Cuando salimos a la calle tenemos un monton de ninyos que nos saludan, !Hola Maria! ! Buenos dias Michel! La gente nos saluda y rie, nos llaman « vazaha » (extranjero), pero nos sentimos bien acogidos.
El sabado visita de la ciudad y por la tarde colaboracion en una actividad con los ninyos de la calle.
Madagascar es uno de los paises mas pobres del mundo y notamos bastante el contraste, pero empezamos a acostumbrarnos.
El domingo otra vez el taxi brusse, 10 horitas y llegamos a Tulear, segunda parada del Voluntariado.
Seguiremos contandoos 😉

Voici une semaine que nous sommes partis, dont les premières 48h à voyager. Le taxi-brousse est une expérience à ne surtout pas sous-estimer. On sait (à peu près) quand on part. L’heure d’arrivée dépend du nombre d’arrêts et surtout du nombre de pannes. A chaque arrêt, on se demande combien de temps ça va durer. Le site de l’ONG à Fianar est installé dans quartier populaire assez paisible, où les poules traversent entre les charrettes chargées de (beaucoup de) sacs de riz. Sur le bord de la route, plein de petits abris dans lequels on prépare des fritures de toute sorte (manioc, légumes, banane, coco rapée), et toutes absolument délicieuses. Durant les vacances scolaires, l’ONG accueille des centres aérés où il faut animer des petits malgaches entre 5 et 13 ans.

Dimanche, second trajet en taxi-brousse, à regarder défiler les montagnes de granit arrondi, puis la savane clairsemée de sept sortes de baobabs différents et endémiques de l’île. Les malgaches sont des gens très accueillants, et malgré une communication pas toujours facile (le français n’est pas parlé partout, loin de là) on se comprend par un geste de la tête, habituellement accompagné d’un sourire mutuel. L’entraide semble ici naturelle.

Pas beaucoup de photos car la connexion est très, très lente.
La suite au prochaine épisode !