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New Zealand – South Island

Nous venons de passer trois semaines à la découverte de cette si fameuse île du Sud néo-zélandaise. Bon, nous avons eu bien plus froid qu’on avait imaginé. Des réveils matinaux, où l’on ouvre délicatement la fermeture éclair de la tente pour ne pas faire tomber les gouttes glacées qui se sont formées pendant les dernières heures de la nuit, à l’accumulation sous-vêtement + polaire + doudoune + goretex pour faire face au vent et à la pluie battante, ces trois semaines d’été néo-zélandais auront clairement marqué l’hiver de notre année de voyage. La pluie aura donc été de nouveau au rendez-vous, ce qui nous aura sans doute fait rater une multitude de superbes paysages, masqués derrière les épais nuages sombres et la vitre embuée de notre petite Mazda.

Mais au lieu que de vous raconter ce qu’on a pas vu, on s’est dit qu’on allait plutôt vous raconter ce qu’on a vu entre toutes ces perturbations, pendant les magnifiques journées que la météo a décidé de nous faire cadeau.

Durant ces trois semaines, nous avons réalisé plusieurs randonnées, dont deux treks de 4 jours. Il s’agit des fameux Great Walks, proposés par le Department of Conservation du pays. Le premier s’appelle Abel Tasman et parcourt le sublime littoral nord de l’île du Sud, qui bénéficie d’un micro-climat particulièrement doux, protégé entre les deux îles Nord et Sud. C’est un peu la côte d’Azur néo-zélandaise. On y trouve des eaux turquoises, des plages de sable, et des forêts subtropicales humides. Les kiwis (comprenez, les néo-zélandais) aiment y passer leurs vacances, s’adonnant à leurs activités préférées comme la pêche ou le ski nautique. Certaines portions de l’itinéraire se parcourent en marchant pied nus sur la plage, ou encore dans la boue sablonneuse de la marée basse, ce qui n’est pas sans rappeler la Wattwanderung que l’on peut faire en Mer du Nord (par exemple près de Bremen en Allemagne). Nous avons donc porté de quoi dormir sous la tente, notre nourriture pour 4 jours, quelques changes (bien que pas de douche à disposition), et notre maillot de bain. Car si le sentier suit le littoral, il serait bien dommage de ne pas en profiter (et ça fait office de douche par la même occasion). Sur ces Great Walks, les nuits doivent être réservées à l’avance, même pour dormir par terre et en étant parfaitement autonome. Et mieux vaut ne pas jouer avec la rigueur néo-zélandaise. Après une première nuit un peu décevante, à dormir en « mode sauvage » mais sur un site malhabilement organisé à côté d’un village balnéaire où accostent les yachts et survolent les hélicoptères, nous avons finalement eu le privilège absolu, le deuxième jour, de s’endormir au bruit des rouleaux sur une plage déserte ! Wow.

Le second Great Walk que nous avons réalisé se situe tout à fait au sud du pays. Il s’appelle Milford Sound track, dure 4 jours également, et est connu pour deux choses : la première est de se revendiquer le plus beau trek du monde (ce qui a eu le don de beaucoup m’agacer et de me priver de quelques émerveillements, ne pouvant m’empêcher de chercher à comparer… bref), et la seconde est d’être très, très humide. Il y pleut en moyenne 2 jours sur 3, donc sur 4 jours de marche, les chances d’avoir deux jours de soleil d’affilée étaient minces. Et pourtant ! Nous avons marché au sec pendant l’intégralité de l’itinéraire, traversé de magnifiques forêts d’arbres recouverts de mousse, de milliers d’espères de fougères différentes, des cascades d’une eau parfaitement limpide et légèrement bleutée, tout en sillonnant une vallée culminée par des sommets de pierre et de neige. Et le soleil illuminant le tout de ses puissants rayons. Nous avons clairement de nouveau eu une chance incroyable !

Ces deux belles marches étant situées respectivement aux extrémités Nord et Sud de l’île, nous avons passé le reste du temps sur la route, nous arrêtant au fil de nos envies. Les paysages que nous avons rencontrés sont très différents. Les lichens et fougères de la Westcoast laissent place au pâturages jaunis et monts pelés de la côte Est.

Notre coup de cœur de la Nouvelle-Zélande aura été la péninsule d’Otago, proche de Dunedin, et plus particulièrement sa faune marine. Ce petit lopin de terre d’une trentaine de kilomètres de long, habité et accessible en voiture. Nous n’aurions jamais imaginé y trouver un sanctuaire de vie sauvage aussi riche. Lors d’une promenade sur une plage, nous y avons rencontré (presque par hasard) deux lions de mer aussi magnifiques qu’impressionnants. Le premier faisait sa sieste paisiblement, le temps de jeter un œil sur les deux touristes que nous étions, pour finalement continuer de roupiller. Et puis un second, dont nous avons d’abord furtivement aperçu la tête sortir de l’eau entre deux vagues. Le voilà qui s’aventure sur la plage où nous marchons. Il ne semblait pas gêné par notre présence. Les panneaux informatifs que nous avions lus à l’entrée de la plage nous ont permis de lui laisser une distance suffisante pour que nous puissions cohabiter tous les 4 (la bête, nous deux, et notre appareil photo !) Et pour finir, ce sont des phoques, un bébé pingouin dans son terrier, et des albatros en vol qui nous auront offert un spectacle aussi sauvage que gratuit !

Comme à l’habitude, nous profitons des quelques heures de calme à bord du ferry qui nous ramène sur l’île du Nord pour rédiger ces quelques lignes, et tenter de digérer les millions d’images et d’expériences que nous vivons chaque jour, à chaque endroit, et à chaque rencontre. Notre prochaine destination sera au beau milieu du Pacifique, dans les Iles du Vent, en Polynésie Française.

Este mes en Nueva Zelanda ha estado marcado por el Tiempo:

& El tiempo meteorológico: desde el inicio del viaje hemos estado viviendo en un verano eterno, pero en Nueva Zelanda, contra lo esperado (la estación aquí es verano), el sol se ha hecho desear. Esta ausencia de lorenzo y estos días eternos de lluvia, son también los que nos han permitido darnos cuenta de la inmensa suerte que tenemos de poder pasar un año en camiseta y sandalias.
Es la ausencia de algo lo que le da valor?
Tras vivir 2 años en Metz (ciudad que adoro), pero donde el sol no se deja ver demasiado, sé que cuando llego a casa en España una de las mejores sensaciones es sentir el sol calentarme la cara.
Estos días hicimos el Milford Sound Track, una caminata de 4 jornadas, que los neozelandeses venden como « la más hermosa del mundo ». Tuvimos 3 días de sol y uno nublado. En cada parada, los rangers nos hablaban sobre la enorme suerte que teníamos de caminar bajo el sol, que era la primera vez desde el inicio del verano que no llovía… Eso nos hizo sentirnos privilegiados. Cada río que cruzábamos, cada cascada, cada montaña que aparecía en el camino pensábamos « esto no habría sido lo mismo con la lluvia »
Pero también hemos aprendido a disfrutar de la lluvia. La bendita lluvia nos permitió obligarnos a parar un poco y a no hacer nada (mira que nos cuesta, somos culos inquietos), a planificar el próximo destino, a dormir en una habitación sin necesidad de acostarnos con mil capas como lo hacemos en la tienda de campaña.
Así que agradecidos estamos este mes por los días de sol… y los de lluvia 🙂

&El tiempo cronológico: en Nueva Zelanda hemos pasado el ecuador de nuestro viaje. Sí, el tiempo pasa rápido!!! Llevamos ya 6 meses y medio y nos quedan 4’5 para volver.
Una de las maravillas de este viaje para mí, es saber que tiene un fin. Once meses contados, ni un día mas, ni uno menos. Eso nos hace vivir cada 24 horas intensamente, darnos cuenta del privilegio que tenemos.
Me gustaría poder guardar esta sensación de agradecimiento a la vida cada día de mi vida. El hecho de vivir en un país diferente al de origen ya me permite darme cuenta del valor de cada minuto de juegos con mi sobrina, de cada cerveza compartida con amigos. Deseo intensamente guardar esta capacidad de dar gracias cuando volvamos a la rutina.
No quiero pasar los días absorbida por las piedras del camino, en poner un pie detrás del otro, mirando al suelo para no caerme. Quiero aprender a parar, a coger aliento, a observar la belleza de lo que me rodea.
Espero descubrir y crear momentos especiales cada día, intentar seguir observando fascinada cualquier detalle, disfrutar y apreciar lo agradable que es tener un hogar (un lugar donde depositar la maleta hasta el próximo destino, tener una almohada que huela a limpio, un albornoz…). Espero que no se me olvide al vestirme lo mucho que ansío ahora ponerme unos vaqueros y unas bailarinas, seguir recordando que todo puede ser especial si nosotros lo decidimos…

Y con estos pensamientos nos preparamos para abandonar Nueva Zelanda, y curiosos por descubrir la Polinesia Francesa en época de lluvias y en modo mochilero 🙂

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Starting Abel Tasman walk
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Picnic time on Abel Tasman walk
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View from Abel Tasmal walk
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Wanaka lake
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At the top of Milford Sound track
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Crossing glacial waters
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Blue color of lake Tekapo
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Waiting for Mt Cook to appear
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Home made dinner
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Roadtrip in Australia – Southern Coast

Nous sommes le soir du 5 janvier, nous nous apprêtons à passer notre dernière nuit dans le petit lit douillet du van qui nous aura accompagné sur les 10 000 km parcourus à travers ce pays extraordinaire. Nous nous sommes installés sur un terrain de camping au bord d’un petit ruisseau paisible, au cœur des Blue Mountains. Nous sommes presque seuls, l’endroit est très accueillant. Ca sera parfait pour clôturer cette aventure. Il est 20h, nous venons de terminer de dîner. La nuit tombe doucement.

Ce dernier tiers de notre boucle australienne aura été à la fois très différent et très semblable aux deux premiers. Semblable, car nos journées sont toujours rythmées d’une façon a peu près identique. Réveil avec la lumière du jour, café, muesli et fruit frais. On range le van et on prend la route. On roule généralement jusqu’à midi, où on se cherche un petit coin de picnic sur une plage ou dans un coin de verdure sous les eucalyptus. Vers 15h, on commence à réfléchir à un endroit propice pour la nuit. On s’installe vers 16h ou 17h, le temps d’une douche, d’une lessive et de préparer le repas chaud du soir. Riz ou pâtes, en fonction des envies, accompagnés de légumes de saison. Notre petite routine, quoi ! On se sera gardé le plaisir d’une excellente pièce de bœuf au BBQ pour les grandes occasions.

Différent, car l’environnement a radicalement changé depuis le désert. Le matin du 26 décembre, soit le lendemain de notre Noël brûlant, un front froid frappe la côte sud et on en vient à enfiler une doudoune dès le premier soir. La côte sud est bercée par les flots du Southern Ocean, dans lequel migrent annuellement manchots, otaries, et baleines à bosse. Fini les tortues marines et les coraux multicolores, ici on sent que les eaux sont fraîches, même en plein été.

Mais la fraîcheur de l’air n’a en rien changé la sompuosité des paysages que nous parcourrons. De la Great Ocean Road et ses Douze Apôtres, plantés là, dans un océan azur et résistant tant bien que mal aux intempéries, jusqu’aux plages de sable blanc du sud de Sydney, en passant par les forêts humides aux fougères arborescentes et au brouillard mystérieux, nous n’avons (encore une fois) pas été déçu du voyage ! C’est peut-être même ce qui nous a le plus épuisé, au final. Certes nous avons avalé beaucoup de kilomètres, mais il faut avouer que s’émerveiller est consommateur de ressources. C’est une sensation que nous avions déjà ressenti en Islande. Comme un sentiment de saturation de beauté, aussi fou que ça puisse paraître. Comme si c’était « trop » beau. Du coup nous allégeons notre programme sur les derniers jours de route, s’épargnant quelques (sans doute sublimes) parc naturels et sanctuaires de vie sauvage, mais qui nous a permis de profiter davantage de que nous avons déjà la chance de voir depuis la route que nous empruntons.

Devant ce pays de superlatifs, et après avoir revu nos ambitions à la baisse, nous en avons profité jusqu’au derniers instant par une découverte de la belle Sydney par un « trek urbain » (sic Anna S.) qui nous fait découvrir la classique mais somptueuse vue depuis les botanic gardens sur l’Opéra de Sydney, aux courbes et à la blancheur uniques, contrastant avec la structure métallique sombre du Harbour Bridge qui se cache derrière, le tout baigné dans un bleu toujours aussi azur. Nous prenons désormais la direction d’Auckland, où nous retrouverons mes parents pour quelques jours.

On vous souhaite, à tous, une année 2017 remplie de bonheur, tout simplement. On vous embrasse.

En esta última etapa pasamos del calor extremo del Outback a una temperatura de unos 20 grados en un día. Una tormenta trae consigo no solo lluvia que nos refresca y alivia, sino también un descenso del mercurio. Sacamos la sudadera y el chubasquero y nos preparamos para seguir descubriendo esta tierra de contrastes.

La última parte del viaje sigue impresionándonos, como cada día en este país. La caravana nos lleva hacia la Great Ocean Road. Os diréis que tal vez es un poco pretencioso llamarla así pero esta carretera merece bien su nombre. Cada media hora hay un sitio donde pararse y descubrir las maravillas que el océano ha esculpido a lo largo de miles de años en las rocas.
Seguimos nuestra ascensión por la costa Este entre nubes, lluvia y sol (hemos tenido de todo estos días), y haciendo paradas en las inmensas playas de arena fina, aguas cristalinas y vegetación.

Y sin darnos cuenta, el periplo se termina, y llegamos a Sydney para abandonar la que ha sido nuestra casa durante un mes y descubrir la ciudad. Se nos hace raro dejar la caravana, pero hay un cierto placer en retomar la mochila a la espalda.
Al contrario que otras grandes ciudades, Sydney inspira relajación, calma, ganas de hacer picnics en los parques al lado de la bahía. Y eso es lo que hacemos estos dias, descansar un poco de la intensidad del pais que nos ha agotado. Sin duda, el mes mas intenso hasta ahora. Tenemos la sensacion de haber descubierto este país en un abrir y cerrar de ojos, pero nos vamos con la cabeza llena de recuerdos e imágenes espectaculares. Sin duda, Australia nos habrá marcado por su intensidad.

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Roadtrip in Australia – East Coast

Une semaine depuis notre arrivée à Sydney, nous avons déjà avalé environ 2000 km vers le nord, longeant la côte Pacifique et ses plages sublimes. Maria conduit, je prends quelques minutes pour vous conter nos expériences de la côte est australienne.

Il y a mille façons de découvrir l’Australie. Nous avons choisi de la découvrir par un roadtrip en van aménagé. Nous avons un évier, un matelas (très confortable, et oui !), et quelques rangements sommaires. Cela nous laisse une grande liberté dans nos étapes. Le volant est à droite, la boite est automatique, et les fenêtres nous offrent une vue panoramique incroyable sur le paysage qui défile.

Il faut le dire, un roadtrip n’est pas de tout repos. Les deux premiers jours nous auront servi de temps d’adaptation à la conduite locale. Désormais c’est bon, les rond-points à l’envers ne nous font même plus peur. Bon, il reste quelques réflexes un peu pénibles, comme engager l’essuie-glace lorsqu’on cherche à mettre le clignotant, mais ça reste moins dangereux que les rond-points alors ça va.

Nos journées de route sur la Pacific Highway sont ponctuées par les différentes plages que nous rencontrons. Toutes de sable blanc et activement balayées par les rouleaux d’une eau aussi turquoise que limpide, elles ne se prêtent pas trop à la farniente. Ca tombe bien, on a de la route à faire ! Un petit bain « refreshing » avec vue sur les jeunes prodiges de surf, une douchette pour se désaler, un picnic à l’ombre, et on repart. Les plages sont assez semblables sur toute la côte pacifique que nous avons parcouru. Elles sont magnifiques, et surtout, elles sont presque toutes désertes ! Depuis Sydney, la température a déjà bien augmenté. La petite brise qui faisait hérisser le poil en sortant de l’eau à Sydney s’est transformé en vent chaud et sec qui sèche le linge en 2h top-chrono au nord de Brisbane.

Rouler en Australie est un vrai plaisir. La route, relativement dangereuse car longue et monotone pour ceux qui l’empruntent chaque jour, à en croire les stands « Free Coffee Refreshing » mis à disposition par l’état, elle est pour nous une source d’émerveillement sans fin. Les centaines de variétés d’eucalyptus se succèdent. Les couleurs des troncs varient d’un blanc immaculé au noir brûlé des feux de forêts, en passant par toutes les nuances de brun-marron, voire joliment marbré par l’écorce qui se détache par morceaux.

Les eucalyptus, c’est l’habitat des koalas que nous avons pu observer dans un centre vétérinaire de secours à ces marsupiaux en danger. Ils sont bien mignons, il faut l’avouer. Nous y sommes arrivés à l’heure du petit déjeuner, ce qui est une chance, car ces petites peluches dorment 20h par jour. Nous avons également pu tranquillement discuter avec les vétérinaires sur le fonctionnement du centre et le sort de l’espèce. Les koalas souffrent de maladies qui les rendent aveugles, mais surtout des feux de forêt et des accidents de la route. Nous avons donc pu les voir manger, marcher, grimper, et faire caca (ce qui résume parfaitement leur courte journée entre deux dodos).

Notre étape la plus septentrionale de la côte est sera le village de Burnett Heads, d’où nous nous sommes payé une journée au large, à la découverte de la grande barrière de corail. Enfin ! Je l’avais ratée il y a 12 ans lors de mon périple australien. Deux heures à bord d’un super hors-bord de luxe à filer à toute allure sur la houle, et l’estomac qui se noue. Une personne sur deux a un sac entre les mains, prêt à tout dégobiller. Finalement ça se passe bien, nous arrivons au calme dans un lagon d’une pureté à couper le souffle. On nous propose une première excursion en bateau à fond vitré. N’étant pas trop pour ce genre d’activités, on se laisse quand même tenter, et on a eu raison. Le capitaine nous explique les différents types de coraux, poissons et autres crustacés, puis nous amène découvrir la fameuse « turtle cleaning station », où les tortues de mer viennent se faire nettoyer la carapace par des milliers de petits poissons. Bref, on est dans Nemo et ça vaut vraiment le détour. Nous resterons encore quelques heures à découvrir quelques récifs multicolores avec masque et tuba, puis retour à la terre ferme en croisant quelques raies manta, et sauts de dauphins.

Notre route quitte maintenant l’océan, on le retrouvera au sud du pays, après la grande traversée de l’Outback australien…

Llegamos a Australia con ganas de iniciar una nueva etapa en el viaje. Un road trip, dejar la mochila en la caravana y recorrer el país. La llegada a Sydney es espectacular, el avión planea sobre la ciudad ofreciéndonos una vista espectacular de la bahía y de la ópera.
Y nada mas llegar al aeropuerto vamos a recoger la caravana que será nuestra casa durante el próximo mes. La caravana nos gusta, es pequeña pero con todo lo necesario para la vida diaria, y lo más importante, la cama es cómoda, dormiremos bien el próximo mes 😉 Además nos da autonomia, ahora podemos elegir qué comer y cuándo. Devoramos con alegría los primeros días los platos de pasta que hacía meses que no comíamos, o los sandwichs de queso 😉

Abandonamos Sydney y la descubriremos los ultimos días del viaje. Iniciamos nuestro viaje ascendiendo por la costa Este. La costa Este está llena de playas de arena fina dorada y el Pacífico, con su color azul turquesa, que de pacífico tiene bien poco. Pasamos los dias en la carretera, haciendo paradas para dar paseos en la playa, algún que otro chapuzón y visitando diferentes sitios como un hospital de koalas.
Los koalas están en peligro de extinción en Australia. En este hospital recogen koalas que han sido atropellados o han sufrido quemaduras en incendios, los cuidan y los dejan en libertad. En este caso, veremos koalas que por diferentes causas se han quedado ciegos y no pueden dejarlos en libertad porque no sobrevivirían. A los otros, los dejan en un sitio sin contacto con los humanos para que empiecen a habituarse a la vida en libertad.
Llegamos por la mañana, a la hora en que reciben su ración de eucaliptus fresco, y es un placer observarlos comer, caminar. Inspiran ternura. Estamos muy contentos de haber venido en este momento porque el resto del dia lo pasan durmiendo para poder digerir el eucaliptus. Menuda vida la de koala!!!!

Otro sitio interesante es Byron Bay, una zona costera donde todos los estereotipos que tenemos sobre Australia se hacen realidad. En qué pensais cuando alguien os dice la palabra Australia? En surferos y surferas rubi@s, en olas, en cielo azul, un sol abrasador. Todo eso se da en Byron Bay. Es divertido verlo.
Las tiendas en la ciudad no son Zara o Mango, sino Billabong, Roxie…
En Byron Bay visitamos también el faro que nos ofrece una vista espectacular de las playas de arena dorada y de la costa rocosa. Observar el movimiento de las olas chocar contra las rocas es hipnótico.
Y seguimos la ruta hasta llegar a Burnett Heads, ciudad portuaria donde al dia siguiente tomaremos un barco que nos llevara a descubrir la tan ansiada barrera de coral australiana.
El viaje en barco dura 2 horas, durante las cuales, el balanceo del barco se intensifica y la mitad de los pasajeros pasan el viaje entre vomiteras y mareos. A nosotros se nos mueve el estómago, pero conseguimos estar bien. Y de repente, el barco empieza a parar en aguas turquesas y al fondo vemos una isla, y olvidamos el mal de mar y admiramos el paraíso. Una primera aproximación en un minibarco nos permite ver tortugas marinas y la tan ansiada barrrera de coral australiana. Tras una comida rápida (siiii, tenemos ganas de bucear por fiiiin), nos lanzamos al agua y descubrimos las maravillas del fondo marino. Una estrella de mar violeta, una raya, miles de peces de todas las formas, tamaños y colores posibles… El regreso a tierra es mucho más tranquilo y nos permite digerir todas las imagenes captadas en la mente.

Los próximos días cambiamos de paisaje y nos adentraremos en el « outback », el interior del país…

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On the road (driving our home)
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Breakfast on the beach
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Clear water of Byron Bay
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So cliché!
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A blind koala
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The largest living being on Earth!
Cliffs of Tonsai Bay

South of Thailand

Allongé sur une couchette qui tangue et nous berce langoureusement, je prends quelques minutes de notre traversée en ferry pour vous conter nos paisibles aventures sur l’île de Ko Tao. Ko Tao est la plus petite des trois îles thaïlandaises situées dans le golfe de Thaïlande. Cette dernière est particulièrement connue pour la plongée et le snorkeling (masque et tuba). Nous la choisirons davantage pour sa petite taille. Nous sommes finalement restés cinq jours sur cette île paradisiaque. La météo a priori non favorable nous a été finalement très favorable puisque la température était absolument parfaite, de jour comme de nuit, que nous n’avons pas eu de pluie ni de vent, et surtout, SURTOUT, que nous étions presque seuls sur les plages et dans l’eau, basse-saison oblige !
Nous avons passé ces cinq jours en compagnie d’Astrid et Antonin, un couple franco-mexicain que nous avons rencontré sur le ferry qui nous a débarqué sur l’île. Rapidement nous nous rendons compte que nous avons beaucoup de points communs. Astrid et Antonin entament le dernier quart de leur année de voyage, tandis que nous terminons le premier quart du notre (et oui déjà). Ensemble, nous dénichons deux chambres dans une petite guesthouse au cœur d’une petite crique au sud de l’île. Nous avons pratiquement les pieds dans l’eau.
Nous prenons notre temps à Ko Tao. Le temps semble s’écouler différemment ici.
Nous logeons donc au bord d’une sorte de piscine naturelle d’eau salée, turquoise, chaude et limpide, dans laquelle vivent poissons multicolores, coraux, anémones et autres éponges aux formes rigolotes. Maria profite de la situation privilégiée de l’île pour s’offrir un baptême de plongée. Pour ma part, je me contente du masque et tuba que je me trimballe depuis le début du voyage dans le sac à dos. Quel spectacle. On nage dans un aquarium. Le moment est magique.
Le lendemain, nous louons deux kayaks avec nos nouveaux amis A&A pour partir à la découverte des paysages sub- et sous-marins des criques alentours. Nos yeux se régaleront toute la journée, jusqu’au crépuscule avec le reflet d’un ciel qui s’enflammera pour disparaître dans la nuit calme de ce petit paradis.
Le matin nous nous faisons réveiller par la cacophonie d’une ensemble d’oiseaux et de geckos (si, si) aux chants improbables et surtout très matinaux…

Après avoir échangé nos coordonnées, nous finissons par faire nos adieux à Astrid et Antonin, et nous nous dirigeons vers le sud du pays. Nous arrivons à Krabi après avoir été traité comme du bétail dans le bus pour touristes dans lequel nous avons été chargés. Mais qu’importe, nous fuyons cet espace malsain des bus privés pour nous diriger vers la gare de bus publics et continuer notre périple vers le parc national de Phang Nga (prononcer « Panga »). En plus de coûter beaucoup moins cher, ce qui nous plait lors de nos voyages en bus public, c’est le contact (même bref) avec les locaux. Nous échangeons des sourires. Une fois à bord, nous remarquons que le bus était déjà complet. On se serre alors pour nous offrir un bout de fesse sur une banquette, jusqu’à ce que quelqu’un descende. On nous offrira même un paquet de biscuits, comme pour se faire pardonner de nous avoir fait asseoir sur un demi-siège ! Nous sommes très touchés par ce geste.
Nous nous lançons dans une excursion a priori « attrape-touriste », en bateau dans la baie de Phang Nga. Nous comptons sur la basse saison pour nous offrir une expérience correcte. L’excursion se passe sur un long-tail boat, une sorte de grande pirogue sur laquelle est fixée un moteur de bus sans pot d’échappement. Le moteur entraine une petite hélice fixée au bout d’un long axe que le conducteur plonge sous la surface de l’eau. Ca pétarade, ça éclabousse, et ça propulse à vitesse grand V sur l’estuaire à marée basse. Nous traversons la mangrove, nous longeons des falaises de calcaire orange et gris, desquelles descendent des stalactites et colonnettes. Au niveau de l’eau, la falaise est rongée par les vagues qui s’engouffrent avec puissance dans des petites grottes sombres. Nous passons devant l’île dite « James Bond Island ». Clic.
Nous sommes le dimanche 16 octobre, nous nous dirigeons vers Tonsai Beach. Cette petite crique, accessible en long-tail uniquement, nous donne l’impression d’être en isolement complet. Entourée de falaises magnifiques, et remplie de cocotiers, le site a un petit air de paradis… des grimpeurs ! Il faudra revenir.
Une fois la marée basse, on peut marcher jusqu’à la crique d’à côté. Cette belle balade durera une bonne quinzaine de minutes et sera l’activité de la journée ! Autant dire que ces quelques jours sont de tout repos. Il faut aussi dire que le ciel ne nous a laissé que quelques fenêtres météo seulement, et que l’humidité sature de jour comme de nuit.

Nous sommes aujourd’hui de retour sur le littoral accessible par la route, dans une sorte de cité balnéaire qui ressemble à Juan-les-pins, mais avec des petites gargotes où l’on prépare au BBQ ou au wok des délices indescriptibles. Mélange parfait de sucré, salé, épicé, acidulé, souvent à base de lait de coco, citronnelle, cacahuètes, fruits tropicaux, fruits de mer, et accompagné de riz ou de nouilles gluantes.

Nous quittons demain la Thaïlande pour le Cambodge. Nous avons été très agréablement surpris par ce pays dont nous avions des aprioris négatifs à l’égard du tourisme de masse dont il jouit et souffre à la fois. Nous avons eu un aperçu d’une Thaïlande authentique, souriante, et très généreuse. Ca tombe bien, on reviendra en Thaïlande après le Laos.

El sur de Tailandia nos encandila… Hay que decirlo, venía con muchos a priori, de que es un sitio hyperturístico, pero este país tiene todo para hacerte sentir bien. Desde el clima perfecto, playas paradisiacas, comidas que despiertan las papilas y gentes amables…
Cierto, en algun lugar, nos hemos sentido tratados como ovejas, pero desde que sales del circuito turístico, la gente es un primor. Un día en un autobus, una señora hasta me ofrecio unos dulces…

Cuando aterrizamos a Bangkok el primer día nos sentimos bien. La ciudad nos parece ordenada, silenciosa (los coches no claxonan), y empezamos a descubrir sus delicias culinarias con el pad thai al mediodía (noodles de arroz con tofu, soja y cacahuetes). Por la noche cenamos en un mercado en la calle con numerosos puestos… Un verdadero placer!!! Entre brochetas de gambas, calamares, arroz, infinidad de platos cocinados con múltiples especias, leche de coco, frutas exóticas, nos perdemos en el paraíso!!!
Pasamos la noche en un bus + barco para dirigirnos a Ko Tao, una isla en el sureste de Tailandia. Ko Tao, o isla de la Tortuga es una isla ideal para el snorkel y el buceo.
En el barco conocemos a Astrid Y Antonan, una pareja franco-mexicana con la que simpatizamos immediatamente. Por suerte para nosotros se convierten en nuestros vecinos en el hotel. Y los 3 dias iniciales en Ko Tao se convierten en 5, y podríamos habernos quedado alli hasta el fin del viaje…
Los dias pasan entre nadar en aguas cristalinas, snorkeling entre peces multicolores, kayak, charlas y alguna que otra cerveza.
Pruebo a hacer mi primer curso de buceo. Me encanta la sensación de estar dentro del mar con los peces, pero lo de la botella con el aire… me parece un poco lata. Asi que salgo super contenta de haberlo intentado pero no creo que se convierta en mi pasión.
Ko Tao nos descansa el cuerpo (tras Nepal) y el alma. Estamos contentos de parar un poco y de sentirnos « como en casa », de encontrar amigos de pocos dias con los que te sientes como si los conocieras de toda la vida…
Pero el viaje sigue, y partimos rumbo a Phang Nga. Alli pillamos un barco para descubrir las immensas rocas en aguas entre dulces y saladas, la imagen que tenía de Tailandia… Y no nos decepciona.
Finalizamos el periplo playa en Tonsai, una playa con tintes hippies, donde hay pocos turistas y unas vistas increíbles… Tenemos algunos momentos de lluvia intensa, pero eso aumenta el encanto de este sitio. Nos decimos que estamos super contentos de haber venido en temporada baja, porque los paisajes vistos, habrian sido menos mágicos con un millon de turistas.
Asi que la conclusión de estos 10 dias en el sur de Tailandia es muy positiva. Mañana partimos hacia Siem Reap para visitar los templos de Angkor, uno de mis sueños.

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Kayak pause
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Chilling out in Ko Tao
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Good diving (te l’has comi’o)
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Sunset on Ko Tao
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Phang Nga Bay
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Nyamiiii (miam miam)