Rapa Nui (Isla de Pascua)

Rapa Nui. Nous avons passé une semaine sur ce petit bout de caillou, plus connu sous le nom d’Île de Pâques. Aussi magique que mystérieuse, cette minuscule île (envion 20km de diamètre) est totalement perdue, seule au milieu du Pacifique, à 5h d’avion de Papeete et à 5h d’avion du continent Sud-américain. C’était donc une « étape obligée » dans notre traversée du plus grand océan terrestre.

Formée par un volcan sous-marin qui émergea tout juste de la surface de l’océan il y a 3 millions d’années, elle fût habitée par des polynésiens depuis quelques centaines d’années seulement, avant d’être découverte par les grand explorateurs qui décidèrent de la nommer ainsi en raison du jour de leur découverte, le jour de Pâques. S’en suivront plusieurs épisodes dramatiques pour la population locale, déportation vers le Pérou puis réintroduction en y apportant des maladies du continent. Ce petit peuple se retrouva réduit à une centaine d’individus, ne conservant qu’une infime fraction de sa tradition orale.

On y trouve des grandes étendues d’herbe verte plus ou moins jaunie, des jolies collines arrondies, quelques cratères, des tubes de lave, et un énooooorme océan bleu pour horizon, visible depuis quasiment n’importe quel point de l’île, tellement elle est petite. Contrairement à Tahiti, le climat sur Rapa Nui est très sec et très venteux, et la végétation y pousse très mal. C’est sans doute ce qui explique les nombreux conflits entre tribus, qui avaient pour tradition de détruire les moais (ces fameuses statues) afin de saper la « protection des ancêtres » que ces derniers étaient censés apporter à chaque village. Le résultat est que la grande majorité des moais ont été redressés a posteriori pour le tourisme, ou sont encore à terre. L’endroit le plus magique pour les observer est sans aucun doute la carrière dans laquelle ces gigantesques statues étaient taillées à même la falaise. Comme si le temps s’était arrêté net, certaines sont encore partiellement achevées, d’autres érigées provisoirement et partiellement engloutie par la prairie verdoyante. On entendrait presque encore les coups de burin résonner dans la plaine. Saisissant.

La population locale actuelle continue de parler le Rapa Nui (une langue polynésienne) et l’espagnol, ce qui aura été pour nous une parfaite transition entre la Polynésie Française et l’Amérique du Sud. Nous sommes actuellement à 41 000 pieds au dessus de l’océan, élancés à 940 km/h en direction du continent et de son extrême sud, Ushuaia, pour une nouvelle aventure qui marque le coup d’envoi du dernier tiers de notre voyage.

L’hiver va donc recommencer pour nous pendant quelques semaines. On a fait le plein de soleil, et on vous en a envoyé un peu (on espère que vous l’avez bien reçu). Portez-vous bien, et donnez nous des nouvelles !

On vous embrasse.

Llegamos a Rapa Nui con la cabeza todavía en la polinesia francesa, que nos habrá dejado algunas de las mejores memorias del viaje. Pero nada más poner los pies sobre la isla empezamos a descubrir su magia y la mezcla cultural polinesia y chilena. Además se oye español por todas partes, hay canciones conocidas en la radio, es agradable escuchar mi lengua tras siete meses de viaje…
La isla de Pascua nos encandila desde el principio. Estamos en un camping enfrente del océano donde observamos magníficos atardeceres y nos dormimos acunados por el sonido de las olas que estallan sobre las rocas. Ademas, la localización de la isla hace que sea punto de encuentro entre mochileros que recorren el mundo y chilenos que vienen a pasar sus vacaciones al calor del sol y a descubrir esta cultura también diferente para ellos.

Vamos descubriendo los moais poco a poco. El camping y la única ciudad habitada se encuentran en un punto de la isla. Empezamos haciendo caminatas dos días bajo un sol abrasador y dejamos casi para el final los lugares más impresionantes. Alquilamos un coche para descubrir el llamado « cementerio de los moais », la cantera donde los creaban y que de un día para otro abandonaron. Hay decenas de moais desperdigados por la montaña, diríamos que surgen de la tierra, y el contraste entre el verde de la hierba, el negro de la piedra y el azul del cielo es espectacular.
La exterminación de la población originaria de Rapa Nui hace que no se sepa muy bien qué sucedio. En principio los moais fueron creados por las diferentes tribus de la isla que entablaron una especie de competición para ver cual creaba más moais y más grandes. Los moais representaban a los antepasados y servían de protección a la población. Por ello, en general se encontraban mirando hacia el pueblo donde vivía la tribu. Un cambio en las creencias provocó que dejaran de producirse, pero por qué abandonaron repentinamente la creación sigue siendo un misterio.

Pasamos ocho dias en esta isla que nos permiten disfrutarla tranquilamente, observando amaneceres y atardeceres entre moais los días pasan rápido y reponemos energía para el último tercio del viaje que se augura intenso. Próximo destino: el fin del mundo 🙂 Nos vemos en Ushuaia.

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Our lovely camping
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Moais in their usual as-found position
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Inside a lava-tube
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The abandonned moai carving site
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Mysterious sunrise
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Beautiful sunset on the ocean

French Polynesia

Podría hablaros en este blog de las aguas turquesas, de las playas de arena blanca desiertas, de las palmeras, del aroma y el color de las flores polinesias, del cielo azul, el sol brillante y la temperatura constante de 30 grados.

Sí, la polinesia es definitivamente un paraíso. Cada isla tiene algo que ofrecer, y en cada sitio nos hemos quedado admirados.
Pero lo que más nos ha gustado, lo que nos llevamos grabado en el corazón es el carácter de los polinesios y la facilidad para interactuar con ellos.
Uno de los mejores recuerdos de Bora bora será el disfrutar de un día de playa al lado de una fiesta de cumpleaños, donde los niños corren felices en el agua, y donde los padres vienen a buscar a sus hijos en su pequeño barco (en las islas, hay más gente que tiene barco que coche).
Sin duda, nuestro mejor recuerdo será la estancia en Raiatea en casa de Poekura et VTA una pareja de polinesios que nos abrieron su casa y su cultura permitiéndonos una experiencia inolvidable. Con ellos hemos aprendido el valor de una sonrisa, la simplicidad, la generosidad, que las cosas compartidas saben mejor, la importancia del trabajo para conseguir logros, que no hay nada mejor que convertir tus pasiones en tu trabajo. Poe et VTA nos devuelven la esperanza en el ser humano tras tantas noticias tristes que suceden en el mundo, tanto deseo de excluir a los otros. Ellos son el vivo ejemplo de que es posible ser feliz con simplicidad, y ayudando a los demás, de que la generosidad devuelve generosidad.
En estos dias en que empezamos la tercera parte del viaje y empezamos a pensar poco a poco en la vuelta, nos han ayudado a imaginar qué vida queremos tener cuando volvamos a la vida sedentaria, a tener nuevos objetivos y a mirar al futuro con optimismo.

Partimos esta noche hacia la isla de Pascua enormemente agradecidos de esta experiencia.

La Polynésie Française. Wow.

Nous voici de retour à Papeete, après deux semaines intenses en émotions, que nous avons passées à la découverte de la richesse de l’archipel de la Société. Que dis-je, DES richesses, car la Polynésie s’est montrée particulièrement généreuse.

Généreuse pour son climat… car malgré nos craintes d’arriver pendant la saison des pluies, nous avons finalement eu beaucoup de soleil, et nous avons vécu à 30°C pendant l’intégralité de notre séjour. De jour, de nuit, à l’ombre, sous la pluie, dans l’eau, tout est à la même température, ce qui procure un sentiment de bien-être très pur et unique.

Généreuse pour ses ressources… des délicates fleurs parfumées qui éclosent à l’aube et que l’on insère derrière l’oreille par simple esthétisme, aux délicieux fruits tropicaux qui se cueillent toute l’année, en passant par la diversité de poissons multicolores que l’on admire à travers une eau cristalline, nous nous sommes doublement régalés, visuellement et gustativement.

Généreuses pour ses paysages… des incroyables cartes postales de « sable blanc, eau turquoise, cocotiers, ciel bleu », aux falaises de roche volcanique sculptées par les éléments naturels, et fondues dans une jungle aussi verte que dense, nous avons aussi été marqué par le charme et l’élégance des habitations, faites de matériaux naturels, dans une harmonie parfaite avec la nature environnante.

Et surtout, la générosité infinie des polynésiens. Une générosité simple et gratuite, encore plus forte que celles que nous avions pu rencontrer jusqu’à présent lors de notre voyage. Une générosité et un partage de culture que nous avons eu la chance et le privilège de découvrir avec Poekura et VTA, nos deux hôtes sur l’île sacrée de Raiatea. Deux personnes extraordinaires, avec qui nous aurons passé trois jours forts en émotions, et qui nous auront à la fois beaucoup instruit et inspiré pour la suite de notre voyage, et de notre vie future.

La Polynésie nous aura donc beaucoup surpris, et nous la quittons avec beaucoup d’émotion. Next stop : Rapa Nui, aussi appelée l’île de Pâques. On vous envoie plein de soleil, et on vous laisse découvrir quelques clichés de cet archipel incroyable.

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Fresh flowers
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Palm trees
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Blue lagoon of Bora Bora
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Walking in Bora Bora
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Amazing breakfast with fresh products
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Our best discover
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Maupiti
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Snorkeling in Maupiti

New Zealand – South Island

Nous venons de passer trois semaines à la découverte de cette si fameuse île du Sud néo-zélandaise. Bon, nous avons eu bien plus froid qu’on avait imaginé. Des réveils matinaux, où l’on ouvre délicatement la fermeture éclair de la tente pour ne pas faire tomber les gouttes glacées qui se sont formées pendant les dernières heures de la nuit, à l’accumulation sous-vêtement + polaire + doudoune + goretex pour faire face au vent et à la pluie battante, ces trois semaines d’été néo-zélandais auront clairement marqué l’hiver de notre année de voyage. La pluie aura donc été de nouveau au rendez-vous, ce qui nous aura sans doute fait rater une multitude de superbes paysages, masqués derrière les épais nuages sombres et la vitre embuée de notre petite Mazda.

Mais au lieu que de vous raconter ce qu’on a pas vu, on s’est dit qu’on allait plutôt vous raconter ce qu’on a vu entre toutes ces perturbations, pendant les magnifiques journées que la météo a décidé de nous faire cadeau.

Durant ces trois semaines, nous avons réalisé plusieurs randonnées, dont deux treks de 4 jours. Il s’agit des fameux Great Walks, proposés par le Department of Conservation du pays. Le premier s’appelle Abel Tasman et parcourt le sublime littoral nord de l’île du Sud, qui bénéficie d’un micro-climat particulièrement doux, protégé entre les deux îles Nord et Sud. C’est un peu la côte d’Azur néo-zélandaise. On y trouve des eaux turquoises, des plages de sable, et des forêts subtropicales humides. Les kiwis (comprenez, les néo-zélandais) aiment y passer leurs vacances, s’adonnant à leurs activités préférées comme la pêche ou le ski nautique. Certaines portions de l’itinéraire se parcourent en marchant pied nus sur la plage, ou encore dans la boue sablonneuse de la marée basse, ce qui n’est pas sans rappeler la Wattwanderung que l’on peut faire en Mer du Nord (par exemple près de Bremen en Allemagne). Nous avons donc porté de quoi dormir sous la tente, notre nourriture pour 4 jours, quelques changes (bien que pas de douche à disposition), et notre maillot de bain. Car si le sentier suit le littoral, il serait bien dommage de ne pas en profiter (et ça fait office de douche par la même occasion). Sur ces Great Walks, les nuits doivent être réservées à l’avance, même pour dormir par terre et en étant parfaitement autonome. Et mieux vaut ne pas jouer avec la rigueur néo-zélandaise. Après une première nuit un peu décevante, à dormir en « mode sauvage » mais sur un site malhabilement organisé à côté d’un village balnéaire où accostent les yachts et survolent les hélicoptères, nous avons finalement eu le privilège absolu, le deuxième jour, de s’endormir au bruit des rouleaux sur une plage déserte ! Wow.

Le second Great Walk que nous avons réalisé se situe tout à fait au sud du pays. Il s’appelle Milford Sound track, dure 4 jours également, et est connu pour deux choses : la première est de se revendiquer le plus beau trek du monde (ce qui a eu le don de beaucoup m’agacer et de me priver de quelques émerveillements, ne pouvant m’empêcher de chercher à comparer… bref), et la seconde est d’être très, très humide. Il y pleut en moyenne 2 jours sur 3, donc sur 4 jours de marche, les chances d’avoir deux jours de soleil d’affilée étaient minces. Et pourtant ! Nous avons marché au sec pendant l’intégralité de l’itinéraire, traversé de magnifiques forêts d’arbres recouverts de mousse, de milliers d’espères de fougères différentes, des cascades d’une eau parfaitement limpide et légèrement bleutée, tout en sillonnant une vallée culminée par des sommets de pierre et de neige. Et le soleil illuminant le tout de ses puissants rayons. Nous avons clairement de nouveau eu une chance incroyable !

Ces deux belles marches étant situées respectivement aux extrémités Nord et Sud de l’île, nous avons passé le reste du temps sur la route, nous arrêtant au fil de nos envies. Les paysages que nous avons rencontrés sont très différents. Les lichens et fougères de la Westcoast laissent place au pâturages jaunis et monts pelés de la côte Est.

Notre coup de cœur de la Nouvelle-Zélande aura été la péninsule d’Otago, proche de Dunedin, et plus particulièrement sa faune marine. Ce petit lopin de terre d’une trentaine de kilomètres de long, habité et accessible en voiture. Nous n’aurions jamais imaginé y trouver un sanctuaire de vie sauvage aussi riche. Lors d’une promenade sur une plage, nous y avons rencontré (presque par hasard) deux lions de mer aussi magnifiques qu’impressionnants. Le premier faisait sa sieste paisiblement, le temps de jeter un œil sur les deux touristes que nous étions, pour finalement continuer de roupiller. Et puis un second, dont nous avons d’abord furtivement aperçu la tête sortir de l’eau entre deux vagues. Le voilà qui s’aventure sur la plage où nous marchons. Il ne semblait pas gêné par notre présence. Les panneaux informatifs que nous avions lus à l’entrée de la plage nous ont permis de lui laisser une distance suffisante pour que nous puissions cohabiter tous les 4 (la bête, nous deux, et notre appareil photo !) Et pour finir, ce sont des phoques, un bébé pingouin dans son terrier, et des albatros en vol qui nous auront offert un spectacle aussi sauvage que gratuit !

Comme à l’habitude, nous profitons des quelques heures de calme à bord du ferry qui nous ramène sur l’île du Nord pour rédiger ces quelques lignes, et tenter de digérer les millions d’images et d’expériences que nous vivons chaque jour, à chaque endroit, et à chaque rencontre. Notre prochaine destination sera au beau milieu du Pacifique, dans les Iles du Vent, en Polynésie Française.

Este mes en Nueva Zelanda ha estado marcado por el Tiempo:

& El tiempo meteorológico: desde el inicio del viaje hemos estado viviendo en un verano eterno, pero en Nueva Zelanda, contra lo esperado (la estación aquí es verano), el sol se ha hecho desear. Esta ausencia de lorenzo y estos días eternos de lluvia, son también los que nos han permitido darnos cuenta de la inmensa suerte que tenemos de poder pasar un año en camiseta y sandalias.
Es la ausencia de algo lo que le da valor?
Tras vivir 2 años en Metz (ciudad que adoro), pero donde el sol no se deja ver demasiado, sé que cuando llego a casa en España una de las mejores sensaciones es sentir el sol calentarme la cara.
Estos días hicimos el Milford Sound Track, una caminata de 4 jornadas, que los neozelandeses venden como « la más hermosa del mundo ». Tuvimos 3 días de sol y uno nublado. En cada parada, los rangers nos hablaban sobre la enorme suerte que teníamos de caminar bajo el sol, que era la primera vez desde el inicio del verano que no llovía… Eso nos hizo sentirnos privilegiados. Cada río que cruzábamos, cada cascada, cada montaña que aparecía en el camino pensábamos « esto no habría sido lo mismo con la lluvia »
Pero también hemos aprendido a disfrutar de la lluvia. La bendita lluvia nos permitió obligarnos a parar un poco y a no hacer nada (mira que nos cuesta, somos culos inquietos), a planificar el próximo destino, a dormir en una habitación sin necesidad de acostarnos con mil capas como lo hacemos en la tienda de campaña.
Así que agradecidos estamos este mes por los días de sol… y los de lluvia 🙂

&El tiempo cronológico: en Nueva Zelanda hemos pasado el ecuador de nuestro viaje. Sí, el tiempo pasa rápido!!! Llevamos ya 6 meses y medio y nos quedan 4’5 para volver.
Una de las maravillas de este viaje para mí, es saber que tiene un fin. Once meses contados, ni un día mas, ni uno menos. Eso nos hace vivir cada 24 horas intensamente, darnos cuenta del privilegio que tenemos.
Me gustaría poder guardar esta sensación de agradecimiento a la vida cada día de mi vida. El hecho de vivir en un país diferente al de origen ya me permite darme cuenta del valor de cada minuto de juegos con mi sobrina, de cada cerveza compartida con amigos. Deseo intensamente guardar esta capacidad de dar gracias cuando volvamos a la rutina.
No quiero pasar los días absorbida por las piedras del camino, en poner un pie detrás del otro, mirando al suelo para no caerme. Quiero aprender a parar, a coger aliento, a observar la belleza de lo que me rodea.
Espero descubrir y crear momentos especiales cada día, intentar seguir observando fascinada cualquier detalle, disfrutar y apreciar lo agradable que es tener un hogar (un lugar donde depositar la maleta hasta el próximo destino, tener una almohada que huela a limpio, un albornoz…). Espero que no se me olvide al vestirme lo mucho que ansío ahora ponerme unos vaqueros y unas bailarinas, seguir recordando que todo puede ser especial si nosotros lo decidimos…

Y con estos pensamientos nos preparamos para abandonar Nueva Zelanda, y curiosos por descubrir la Polinesia Francesa en época de lluvias y en modo mochilero 🙂

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Starting Abel Tasman walk
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Picnic time on Abel Tasman walk
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View from Abel Tasmal walk
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Wanaka lake
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At the top of Milford Sound track
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Crossing glacial waters
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Blue color of lake Tekapo
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Waiting for Mt Cook to appear
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Home made dinner

New Zealand – North Island

Os escribo desde el ferry que nos lleva desde la isla del Norte a la isla del Sur en Nueva Zelanda.
Estos días en el Norte nos han dejado con diferentes sabores.
La llegada a Auckland y la estancia en una casa airbnb con una familia india super acogedora nos permitió darnos cuenta de la multiculturalidad de la población neozelandesa y empezamos a sentir el clima de un hogar.
Lo más parecido a un hogar desde el inicio del viaje es lo que hemos experimentado estos 10 días compartiendo caravana con los padres de Michel, que se nos unieron por unas semanas en esta aventura. La vida en la caravana es agradable. Tenemos todo lo necesario, una cama a la que hay que subir por una escalera, un mini salon en la entrada donde comemos, una cocina con todos los utensilios y un baño. Esta independencia hace que cualquier lugar sea adecuado para hacer una parada. Que te apetece tomar un café? Paras el coche y te instalas en el salón para tomarlo. Que estás cansado de la carretera? Paras y te haces una siesta en la cama 😉 Ventajas de llevar la casa a cuestas.

Estos días cambiamos el ritmo trepidante de Australia, y nos dejamos guiar. Es agradable dejar de organizar, de tomar decisiones, nos dejamos llevar descubriendo la isla. Nos despertamos las mañanas desde lo alto de nuestra cama con el aroma de café recién hecho y empezamos las jornadas 🙂
Decidimos ir hacia el Norte en busca de los kaories, árbol sagrado para los maories y en peligro de extinción. La mayoría y los más impresionantes se encuentran únicamente en una región. Cuando por fin los observamos, las horas de carretera han merecido la pena. Los kaories son majestuosos, ancestrales, pasamos el tiempo con la cabeza hacia arriba intentando abarcar con la vista su grandeza.

Seguimos la ruta hacia el centro de la isla, la región volcánica, alrededor de Rotorua. Esta zona hierve, la energía geotérmica está presente. Nos llevamos una primera impresión de lo que nos espera cuando llegamos al camping y descubrimos que podremos cocinar nuestra comida en un « Hangi », es decir un agujero en el suelo donde han colocado unas barras metálicas para poner las cazuelas. Decidimos aprovechar la oportunidad y cocinamos pescado con verduras y maíz. Cena de lujo!!! El camping está situado al lado de un lago. Cuando llegamos vemos que la gente ha excavado un agujero, al meter los pies descubrimos que el agua está caliente 🙂 Definitivamente un día de sorpresas.
Los dos días siguientes los pasamos alrededor de Rotorua descubriendo las maravillas que la geología ha creado. Aguas de todos los colores (claras y con barro ) que hierven y brotan como la marmita de una bruja, humaredas que salen desde los lugares más recónditos, formaciones rocosas de color ocre…

Seguimos la ruta hacia las cuevas de Waitomo, unas grutas donde hay miles de luciérnagas. En principio no es el tipo de atracción que nos encandila pero nos dejamos llevar por el consejo de Angelika (la suegra) y la verdad es que estamos contentos de la experiencia. El paseo en barca en la oscuridad con la iluminación natural de las miles de luciérnagas es mágico y se convierte en un momento inolvidable.

Y empezamos a ascender tranquilamente de vueta a Auckland donde dejaremos a los suegros y la caravana y los remplazaremos por un coche y una tienda de campaña que nos han traído. Nos despedimos y seguimos la aventura. Compramos los materiales necesarios para vivir en « modo camping » durante un mes, cazuelas, platos de plástico, colchón inflable (oh no!!! no encontramos colchón inflable para pasar la primera noche, pero por suerte, al día siguiente podemos comprarlo).
Hay que reconocerlo, los primeros días han sido duros. Pasamos del calor familiar y las comodidades a la vida más austera, y además el « verano neozelandés » no está a nuestro favor. Varios días de lluvia complican un poco la cosa. No sufrimos, pero ponemos a prueba nuestro espíritu aventurero 🙂
Aprovechamos el día sin lluvia para hacer el Tongariro Alpine Crossing, considerado como el trekking más bonito que se puede hacer en la isla durante un día. No nos decepciona!! 20km de marcha rodeados de volcanes, rocas de lava y lagos de color esmeralda. Terminamos el día con las piernas cansadas y la mente llena de bellas imágenes.

Seguimos el itinerario hacia Wellington para tomar el ferry que nos llevará a la isla del Sur donde esperamos un clima menos agitado para los trekkings que pensamos hacer.
Hasta pronto!!!

Nous sommes le 26 janvier et venons d’embarquer sur le ferry qui nous amène de l’île du Nord vers l’île du Sud néo-zélandaise. Comme à l’habitude, nous profitons de ces quelques heures de calme pour faire le bilan de la dernière quinzaine. Notre petite Mazda est garée sur le Deck 5, nous sommes confortablement installés à l’abri du vent et de l’humidité extérieure. Car oui, bien que nous soyons en plein été, nous avons connu les jours les plus froids et pluvieux depuis notre départ en août dernier. A en croire les locaux qui font des grands yeux lorsqu’on leur dit qu’on dort sous la tente, il semblerait que ça soit un mauvais été… Mais qu’importe, nous poursuivons notre aventure, coûte que coûte.

Ces cinq derniers jours n’ont pas été faciles, il faut le dire. Mais rembobinons un peu davantage. Samedi 21 janvier, nous quittons mes parents après une semaine « tout confort » dans un camping-car grand luxe (frigo, toilettes, douche, chauffage, couette, oreiller, etc.) Merci encore, chers prents 🙂 Nous avons vadrouillé tous les quatre à la découverte de l’île du Nord, de ses plages de sable noir sur lesquelles s’écrasent les puissantes vagues de la mer de Tasman, de ses forêts de kauris géantissimes et de fougères arborescentes vertes fluo, de sa culture maorie très présente et de ses curiosités volcaniques en tout genre. Du typique « snapper » (poisson local) cuit au « hangi » (four utilisant la vapeur soufrée issue directement des entrailles de la terre), aux bains d’eau chaude dans lesquelles on s’immerge très volontiers après une journée pluvieuse, aux lacs d’eau bouillonnante de fumerolles, ou encore de cratères d’eau turquoise, on ne se lassera pas de toutes ces bizarreries que l’on ne trouve plus (ou presque) sur nos vieilles terres européennes. Les couleurs que l’on rencontre ici sont tout simplement à couper le souffle.

Cette semaine familiale nous aura donné un sentiment de petites « vacances dans l’aventure », où nous nous sommes laissé guider par les envies de chacun, sans forcer, sans courir, sans programme défini. Des petites vacances qui marquent le milieu de notre périple ! Et oui, nous attaquons la deuxième moitié, sous la tente et sous la… pluie !!

A peine nos parents embrassés sur le quai à Auckland, nous reprenons la direction du sud au volant de notre petite Mazda et le ciel se charge de nuages bien sombres. Nous arrivons à notre premier camping, prêts à installer notre tente toute neuve et fraîchement importée de France par mes parents, lorsque la dame du camping nous sort : « You know it’s gonna rain tonight, do you? » ! Phrase à laquelle j’ai repensé toute la nuit, réveillé par chaque rafalle de vent avec l’affreux doute de ne pas avoir correctement arimé notre nouvelle maison pour les… 5 mois à venir ! Au petit matin, l’épreuve du feu étant heureusement passée avec succès, nous remballons en direction du centre de l’île du Nord pour faire forcer un peu nos gambettes qui, on doit l’avouer, n’ont pas beaucoup servi depuis l’Himalaya, l’asie du Sud-Est étant totalement dépourvue de sentiers de randonnée, et le climat australien malheureusement peu adapté à ce genre d’activités.

Premier jour de marche, la traversée des volcans du Tongariro National Park au programme. Echec. Nous nous réveillons à l’intérieur d’un nuage gris et sombre, avec un vent qui souffle sans discontinuer, une bruine mouillante, et une visibilité d’environ 50m ! L’intérêt de cette marche étant la vue imprenable quelle offre, nous hésitons entre annuler ou reporter. Nous prenons la décision de reporter d’une journée, la météo s’annonçant plus plus clémente le lendemain.

Et quelle bonne décision ! La vue est incroyable. A droite, le volcan Ngauruhoe. Un cône parfait, mélangeant les nuances de noir, rouge, gris, ocre. On imagine encore les roches tièdes dévaller lentement les flancs à 45° lors de la dernière éruption d’il y a une quarantaine d’année. A gauche, un panorama lunaire, entouré de formations rocheuses cahotiques. En haut, une vue à 360° offrant un panorama et des couleurs toujours plus vives, des cratères fumants et autres lacs émeraudes. Puis une redescente interminable dans une forêt humide, annonçant le retour d’une météo du même genre.

Et oui, cette extraordinaire journée ensoleillée sera l’exception d’une semaine bien maussade, où l’on se glisse rapidement dans son duvet pour lutter contre les petits degrés nocturnes et on tourne le curseur de déambuage du pare-brise à fond avant de prendre la route.

Le milieu du voyage est le moment où on se sent le plus loin de ceux qu’on aime, temporellement et géographiquement parlant. Dès le départ de mes parents, et la météo n’aidant pas, la grisaille se faisait bien sentir sur nos visages. Car voyager si longtemps, c’est aussi ressentir des manques. C’est sans doute ce que l’on doit appeler le mal du pays. Car oui, chers amis, chère famille, chers collègues, chers lecteurs, vous nous manquez. Sachez qu’on paierait cher pour un weekend en Alsace dans le Beaujolais, pour une soirée raclette improvisée à la maison, pour une invitation à une crémallière, un anniversaire, ou autre bonne occasion d’enchaîner plusieurs verres sans compter, pour un dimanche après-midi avec Soren ou chez nos amis jeunes parents à pouponner vos petites créatures qui grandissent bien trop vite.

Cette fameuse routine que l’on fuit tant dans la vie « normale », et bien elle nous manque aussi. Le difficile réveil du lundi matin en plein hiver pour attaquer une N-ième semaine au bureau, le tupperware de restes que l’on met machinalement à midi-pile dans le micro-ondes en demandant aux collègues comment s’est passé leur weekend, les réunions soporifiques et interminables, la pause café qui s’en suit, les bouchons de l’A31 pour rentrer à la maison, l’horrible corvée des courses au supermarché du vendredi soir. Tous ces petits détails de la vie qui nous font grogner dans notre routine mosellane et sédentaire. Tous ces repères que l’on perd lorsqu’on part voyager plusieurs mois.

Et puis on se dit que justement, c’est pour ça qu’on est parti. Pour découvrir une vie « autrement », où les activités sont rythmées par le lever et le coucher du soleil, où dimanche n’est qu’un mot affiché sur le téléphone tous les sept jours, où les courses se font lorsque les provisions sont vides, où nos repères deviennent une carte topographique et la date de notre prochain vol, et où la météo décide parfois pour nous. Ce mal du pays aura donc été une superbe occasion de nous rendre compte de la chance que l’on a d’avoir décidé de partir ainsi.

Mais revenons sur terre. Notre ferry approche, le moral et la météo s’améliorent à mesure que l’on se rapproche du littoral de cette île sauvage et montagneuse. On est confiant !

On vous embrasse tous très forts, on a hâte de vous raconter tout ça.

PS : On a modifié les restrictions pour laisser des commentaires, ça devrait être plus simple désormais 🙂

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Tasman sea
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Sacred kauri trees
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Maori village inside Rotorua
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Earth is boiling!
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Family campervan
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View from Tongariro Alpine Crossing
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The Emerald Lakes
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Our new home 🙂

Roadtrip in Australia – Southern Coast

Nous sommes le soir du 5 janvier, nous nous apprêtons à passer notre dernière nuit dans le petit lit douillet du van qui nous aura accompagné sur les 10 000 km parcourus à travers ce pays extraordinaire. Nous nous sommes installés sur un terrain de camping au bord d’un petit ruisseau paisible, au cœur des Blue Mountains. Nous sommes presque seuls, l’endroit est très accueillant. Ca sera parfait pour clôturer cette aventure. Il est 20h, nous venons de terminer de dîner. La nuit tombe doucement.

Ce dernier tiers de notre boucle australienne aura été à la fois très différent et très semblable aux deux premiers. Semblable, car nos journées sont toujours rythmées d’une façon a peu près identique. Réveil avec la lumière du jour, café, muesli et fruit frais. On range le van et on prend la route. On roule généralement jusqu’à midi, où on se cherche un petit coin de picnic sur une plage ou dans un coin de verdure sous les eucalyptus. Vers 15h, on commence à réfléchir à un endroit propice pour la nuit. On s’installe vers 16h ou 17h, le temps d’une douche, d’une lessive et de préparer le repas chaud du soir. Riz ou pâtes, en fonction des envies, accompagnés de légumes de saison. Notre petite routine, quoi ! On se sera gardé le plaisir d’une excellente pièce de bœuf au BBQ pour les grandes occasions.

Différent, car l’environnement a radicalement changé depuis le désert. Le matin du 26 décembre, soit le lendemain de notre Noël brûlant, un front froid frappe la côte sud et on en vient à enfiler une doudoune dès le premier soir. La côte sud est bercée par les flots du Southern Ocean, dans lequel migrent annuellement manchots, otaries, et baleines à bosse. Fini les tortues marines et les coraux multicolores, ici on sent que les eaux sont fraîches, même en plein été.

Mais la fraîcheur de l’air n’a en rien changé la sompuosité des paysages que nous parcourrons. De la Great Ocean Road et ses Douze Apôtres, plantés là, dans un océan azur et résistant tant bien que mal aux intempéries, jusqu’aux plages de sable blanc du sud de Sydney, en passant par les forêts humides aux fougères arborescentes et au brouillard mystérieux, nous n’avons (encore une fois) pas été déçu du voyage ! C’est peut-être même ce qui nous a le plus épuisé, au final. Certes nous avons avalé beaucoup de kilomètres, mais il faut avouer que s’émerveiller est consommateur de ressources. C’est une sensation que nous avions déjà ressenti en Islande. Comme un sentiment de saturation de beauté, aussi fou que ça puisse paraître. Comme si c’était « trop » beau. Du coup nous allégeons notre programme sur les derniers jours de route, s’épargnant quelques (sans doute sublimes) parc naturels et sanctuaires de vie sauvage, mais qui nous a permis de profiter davantage de que nous avons déjà la chance de voir depuis la route que nous empruntons.

Devant ce pays de superlatifs, et après avoir revu nos ambitions à la baisse, nous en avons profité jusqu’au derniers instant par une découverte de la belle Sydney par un « trek urbain » (sic Anna S.) qui nous fait découvrir la classique mais somptueuse vue depuis les botanic gardens sur l’Opéra de Sydney, aux courbes et à la blancheur uniques, contrastant avec la structure métallique sombre du Harbour Bridge qui se cache derrière, le tout baigné dans un bleu toujours aussi azur. Nous prenons désormais la direction d’Auckland, où nous retrouverons mes parents pour quelques jours.

On vous souhaite, à tous, une année 2017 remplie de bonheur, tout simplement. On vous embrasse.

En esta última etapa pasamos del calor extremo del Outback a una temperatura de unos 20 grados en un día. Una tormenta trae consigo no solo lluvia que nos refresca y alivia, sino también un descenso del mercurio. Sacamos la sudadera y el chubasquero y nos preparamos para seguir descubriendo esta tierra de contrastes.

La última parte del viaje sigue impresionándonos, como cada día en este país. La caravana nos lleva hacia la Great Ocean Road. Os diréis que tal vez es un poco pretencioso llamarla así pero esta carretera merece bien su nombre. Cada media hora hay un sitio donde pararse y descubrir las maravillas que el océano ha esculpido a lo largo de miles de años en las rocas.
Seguimos nuestra ascensión por la costa Este entre nubes, lluvia y sol (hemos tenido de todo estos días), y haciendo paradas en las inmensas playas de arena fina, aguas cristalinas y vegetación.

Y sin darnos cuenta, el periplo se termina, y llegamos a Sydney para abandonar la que ha sido nuestra casa durante un mes y descubrir la ciudad. Se nos hace raro dejar la caravana, pero hay un cierto placer en retomar la mochila a la espalda.
Al contrario que otras grandes ciudades, Sydney inspira relajación, calma, ganas de hacer picnics en los parques al lado de la bahía. Y eso es lo que hacemos estos dias, descansar un poco de la intensidad del pais que nos ha agotado. Sin duda, el mes mas intenso hasta ahora. Tenemos la sensacion de haber descubierto este país en un abrir y cerrar de ojos, pero nos vamos con la cabeza llena de recuerdos e imágenes espectaculares. Sin duda, Australia nos habrá marcado por su intensidad.

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Roadtrip in Australia – The Outback

Empezamos una nueva etapa, el interior del país. Cómo describiros esta etapa? Creo que la palabra es Intensa. En el outback todo se magnifica, y todo es grande.
El sol no calienta, el sol quema. No hay una mosca, hay mil moscas, que te siguen y no te dejan tranquila ni un segundo. El término « mosca cojonera » adquiere todo su sentido aquí. Las hormigas no te hacen cosquillas, las hormigas están estresadas con el calor y se te suben y te pican… Pero como todo se magnifica, también se magnifica la belleza del paisaje. La carretera no es una simple carretera, es una línea recta infinita en la que te sientes minúscula en medio de la inmensidad. Los colores se intensifican, pasamos del amarillo casi blanco de los campos al color fuego de la tierra, las nubes (cuando aparecen) de un blanco puro,que parecen pintadas en el cielo azul intenso, las puestas de sol con mil tonalidades… Sí, definitivamente el outback es especial.

Estos días hacemos horas y horas de ruta, porque aquí lo mas importante, la belleza, está en la ruta en sí misma.
Hacemos algunas paradas que cambian nuestra rutina. Uno de los primeros días paramos en un zoo y vemos por primera vez canguros (bueno, para matizar, canguros vivos, porque desgraciadamente hemos encontrado bastantes en la carretera muertos que son atropellados al atardecer cuando intentan cruzar y los camioneros o conductores no llegan a verlos). Los canguros son elegantes, los vemos desplazarse, comer, y de pronto aparece una mami canguro con el bebé dentro de la bolsa 🙂 Un auténtico regalo!! Nos damos cuenta de que somos turistas porque pasamos una hora observándolos. En cambio los australianos pasan delante de ellos sin inmutarse, supongo que para ellos es como para nosotros ver un conejo!

Otro día hacemos una parada en Alice Springs,una ciudad donde tienen un museo con arte aborigen. El arte aborigen me encanta, tiene algo de auténtico, de puro, como de basarse en los elementos fundamentales de la creación… Vemos aborígenes en las ciudades, pero tenemos la impresión de que están un poco marginalizados. Es difícil entender su situación real. Hace tan solo un centenar de años eran dueños de estas tierras y de repente unos blancos vinieron a expropiárselas y a imponerles sus reglas y formas de vida…

Seguimos los kilómetros y kilómetros de ruta para llegar a uno de los puntos claves de nuestro periplo australiano. La visita de Uluru, una montaña sagrada, el monolito más grande del mundo. El Uluru es impresionante de lejos y de cerca. De lejos, aparece como algo sobrenatural, una masa rocosa en medio de la nada, de espacio desértico, completamente llano. De cerca, todavia me gusta más. Decidimos darle la vuelta completa, unas 3 horas de marcha sobre un sol extenuante al inicio y con la diferente luminosidad del atardecer al fin. Cada cara del Uluru es diferente, es como una inmensa obra de arte con infinitos matices en plena naturaleza. Podemos entender que los aborígenes la utilizaran para reunirse y hacer ceremonias. Sentimos aquí algo de magia, una sensacion mística, de energía…
En definitiva, Uluru cumple con todas las expectativas, y los días interminables de carretera nos dan nuestra recompensa.

Una de las ultimas paradas en este periplo desértico es en Coober Pedy, ciudad llena de minas para buscar opalo. La ciudad nos hace pensar en las películas de vaqueros, con las tierras rojizas, unas pocas casas y un sol abrasador. Qué mejor lugar para pasar una Nochebuena atípica que este sitio? :p A pesar de tener un poco de morriña, conseguimos crear nuestro propio ambiente Navideño en medio del desierto y disfrutamos de la cena 🙂 Ahora todavía unos cuantos kilómetros (800, eso no es nada), para llegar a Adelaida en 2 días y reencontrarnos con el tan ansiado océano.

Nous sommes le 25 décembre. Nous venons de passer une nuit de Noël à la belle étoile. Réveillés par un soleil de plomb qui nous brûle la peau, et par les milliers de mouches qui se faufilent dans nos yeux et narines, nous nous organisons un brunch avec les restes de notre repas de réveillon. Nous avons passé Noël à l’Oasis Caravan Park de Coober Pedy. Coober Pedy est une ville atypique. Créée par quelques chercheurs d’opale complètement tarés, le nom vient d’une expression aborigène signifiant « le terrier de l’homme blanc ». En effet, la moitié de la ville habite dans des habitations troglodytes afin de lutter contre les températures extrêmes et le vent poussiéreux qui souffle quasiment continuellemet. L’ambiance qui y règne est clairement de type farwest. Ce n’était pas forcément l’endroit rêvé pour y passer le réveillon, mais notre itinéraire ne nous a pas tellement laissé le choix, et cela nous laissera un souvenir inoubliable.

Revenons une dizaine de jours en arrière. Nous quittons l’océan pacifique et la grande barrière de corail en direction de l’outback, on fonce plein ouest. Nous roulerons cinq jours pour atteindre Alice Springs, ville située en plein milieu du pays, permettant de se ravitailler après la grande traversée du désert. Entre la côte et « the Alice », rien. De la terre rouge, des termitières, quelques arbustes téméraires, et une ligne discontinue que nous suivons et qui semble nous amener jusqu’à l’horizon. Pas de relief, très peu de virages. Lorsqu’on en passe un, on voit rarement le suivant. Juste une ligne blanche qui semble s’étirer de l’infini derrière nous, à l’infini devant, et qui sépare le paysage en deux moitiés, droite et gauche, parfaitement symmétriques. Nous roulons. Nous croisons quelques rares véhicules. Nous nous saluons d’un geste de la main, de la même façon que l’on saluerait quelqu’un que l’on croiserait à pied dans un petit village de campagne.

Les journées se ressemblent. Nous roulons pendant la pleine chaleur du milieu de journée. La vieille clim de notre van tourne à fond et nous sauve la vie. Et puis nous finissons par arriver à notre objectif. Celui pour lequel nous avons choisi de faire toutes ces journées de route. A la façon d’un pélerinage. Uluru, ou Ayers Rock en anglais. Uluru est un des rochers les plus connus au monde, sinon le plus connu. C’est une pièce unique au monde. Un monolithe qui domine la plaine à 300m de haut et environ 10km de circonférence, d’une couleur parfaitement unie sur laquelle les rayons du soleil jouent avec les ombres et les reflets lors du crépuscule. Mais c’est en se rendant au pied de cette merveille que l’on ressent la magie de l’endroit. Pas étonnant que le site soit sacré pour l’ethnie aborigène locale. Les formes semblent avoir été scupltées par une mère nature à la recherche de fantaisie. Parfois très arrondies, parfois clivées nettes, cette énorme masse de roche laisse apparaître des cavités de tailles variables, ainsi que des longues traînées noires verticales témoignant des chutes d’eau que les orages entraînent lorsqu’ils s’abbatent violemment sur le sommet. En plus d’être magnifique, ce lieu a longtemps servi d’abri ainsi que de billabong (point d’eau), aux Anangu et à leur gibier.

Par sa magie, Uluru nous a totalement comblé, et a donné un réel sens aux innombrables journées que nous avons passées au travers de ce désert sans fin, et à cette chaleur extrême.

Extrême, c’est le terme que nous choisirions pour qualifier l’Outback à cette saison. Ici, c’est comme si on avait poussé tous les curseurs à leur pleine intensité. Le soleil tape. Nous sommes en plein solstice d’été, sous le tropique du Capricorne, et le ciel est d’un azur parfait. C’est donc sans doute un des soleils les plus puissants que l’on peut trouver à la surface de notre planète. Les mouches. Elles sont partout. Elles volent vite, et se promènent sur le visage à la recherche des zones humides (yeux, nez, bouche). Les fourmis. Elles recouvrent le sol, et sont affolées par le temps orageux de la saison estivale. Elles sont minuscules, très rapides également, et se jettent sur vos pieds dès qu’elles sentent votre présence sur le sol pour vous mordre. Et j’en oublie, comme les sauterelles, ou les punaises, que nous croisons systématiquement par milliers d’individus.

Nous avons donc passé le réveillon de Noël dans cet environnement si particulier. Nous sommes actuellement en train d’avaler les dernières centaines de kilomètres qui nous amènent vers le littoral sud du pays pour continuer notre périple et boucler la boucle.

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Baby kangaroo

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Termite hills
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It’s hot!
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Devil’s Marbles
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Aboriginal art
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Uluruuuuuuu
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Magic walk around Uluru

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Roadtrip in Australia – East Coast

Une semaine depuis notre arrivée à Sydney, nous avons déjà avalé environ 2000 km vers le nord, longeant la côte Pacifique et ses plages sublimes. Maria conduit, je prends quelques minutes pour vous conter nos expériences de la côte est australienne.

Il y a mille façons de découvrir l’Australie. Nous avons choisi de la découvrir par un roadtrip en van aménagé. Nous avons un évier, un matelas (très confortable, et oui !), et quelques rangements sommaires. Cela nous laisse une grande liberté dans nos étapes. Le volant est à droite, la boite est automatique, et les fenêtres nous offrent une vue panoramique incroyable sur le paysage qui défile.

Il faut le dire, un roadtrip n’est pas de tout repos. Les deux premiers jours nous auront servi de temps d’adaptation à la conduite locale. Désormais c’est bon, les rond-points à l’envers ne nous font même plus peur. Bon, il reste quelques réflexes un peu pénibles, comme engager l’essuie-glace lorsqu’on cherche à mettre le clignotant, mais ça reste moins dangereux que les rond-points alors ça va.

Nos journées de route sur la Pacific Highway sont ponctuées par les différentes plages que nous rencontrons. Toutes de sable blanc et activement balayées par les rouleaux d’une eau aussi turquoise que limpide, elles ne se prêtent pas trop à la farniente. Ca tombe bien, on a de la route à faire ! Un petit bain « refreshing » avec vue sur les jeunes prodiges de surf, une douchette pour se désaler, un picnic à l’ombre, et on repart. Les plages sont assez semblables sur toute la côte pacifique que nous avons parcouru. Elles sont magnifiques, et surtout, elles sont presque toutes désertes ! Depuis Sydney, la température a déjà bien augmenté. La petite brise qui faisait hérisser le poil en sortant de l’eau à Sydney s’est transformé en vent chaud et sec qui sèche le linge en 2h top-chrono au nord de Brisbane.

Rouler en Australie est un vrai plaisir. La route, relativement dangereuse car longue et monotone pour ceux qui l’empruntent chaque jour, à en croire les stands « Free Coffee Refreshing » mis à disposition par l’état, elle est pour nous une source d’émerveillement sans fin. Les centaines de variétés d’eucalyptus se succèdent. Les couleurs des troncs varient d’un blanc immaculé au noir brûlé des feux de forêts, en passant par toutes les nuances de brun-marron, voire joliment marbré par l’écorce qui se détache par morceaux.

Les eucalyptus, c’est l’habitat des koalas que nous avons pu observer dans un centre vétérinaire de secours à ces marsupiaux en danger. Ils sont bien mignons, il faut l’avouer. Nous y sommes arrivés à l’heure du petit déjeuner, ce qui est une chance, car ces petites peluches dorment 20h par jour. Nous avons également pu tranquillement discuter avec les vétérinaires sur le fonctionnement du centre et le sort de l’espèce. Les koalas souffrent de maladies qui les rendent aveugles, mais surtout des feux de forêt et des accidents de la route. Nous avons donc pu les voir manger, marcher, grimper, et faire caca (ce qui résume parfaitement leur courte journée entre deux dodos).

Notre étape la plus septentrionale de la côte est sera le village de Burnett Heads, d’où nous nous sommes payé une journée au large, à la découverte de la grande barrière de corail. Enfin ! Je l’avais ratée il y a 12 ans lors de mon périple australien. Deux heures à bord d’un super hors-bord de luxe à filer à toute allure sur la houle, et l’estomac qui se noue. Une personne sur deux a un sac entre les mains, prêt à tout dégobiller. Finalement ça se passe bien, nous arrivons au calme dans un lagon d’une pureté à couper le souffle. On nous propose une première excursion en bateau à fond vitré. N’étant pas trop pour ce genre d’activités, on se laisse quand même tenter, et on a eu raison. Le capitaine nous explique les différents types de coraux, poissons et autres crustacés, puis nous amène découvrir la fameuse « turtle cleaning station », où les tortues de mer viennent se faire nettoyer la carapace par des milliers de petits poissons. Bref, on est dans Nemo et ça vaut vraiment le détour. Nous resterons encore quelques heures à découvrir quelques récifs multicolores avec masque et tuba, puis retour à la terre ferme en croisant quelques raies manta, et sauts de dauphins.

Notre route quitte maintenant l’océan, on le retrouvera au sud du pays, après la grande traversée de l’Outback australien…

Llegamos a Australia con ganas de iniciar una nueva etapa en el viaje. Un road trip, dejar la mochila en la caravana y recorrer el país. La llegada a Sydney es espectacular, el avión planea sobre la ciudad ofreciéndonos una vista espectacular de la bahía y de la ópera.
Y nada mas llegar al aeropuerto vamos a recoger la caravana que será nuestra casa durante el próximo mes. La caravana nos gusta, es pequeña pero con todo lo necesario para la vida diaria, y lo más importante, la cama es cómoda, dormiremos bien el próximo mes 😉 Además nos da autonomia, ahora podemos elegir qué comer y cuándo. Devoramos con alegría los primeros días los platos de pasta que hacía meses que no comíamos, o los sandwichs de queso 😉

Abandonamos Sydney y la descubriremos los ultimos días del viaje. Iniciamos nuestro viaje ascendiendo por la costa Este. La costa Este está llena de playas de arena fina dorada y el Pacífico, con su color azul turquesa, que de pacífico tiene bien poco. Pasamos los dias en la carretera, haciendo paradas para dar paseos en la playa, algún que otro chapuzón y visitando diferentes sitios como un hospital de koalas.
Los koalas están en peligro de extinción en Australia. En este hospital recogen koalas que han sido atropellados o han sufrido quemaduras en incendios, los cuidan y los dejan en libertad. En este caso, veremos koalas que por diferentes causas se han quedado ciegos y no pueden dejarlos en libertad porque no sobrevivirían. A los otros, los dejan en un sitio sin contacto con los humanos para que empiecen a habituarse a la vida en libertad.
Llegamos por la mañana, a la hora en que reciben su ración de eucaliptus fresco, y es un placer observarlos comer, caminar. Inspiran ternura. Estamos muy contentos de haber venido en este momento porque el resto del dia lo pasan durmiendo para poder digerir el eucaliptus. Menuda vida la de koala!!!!

Otro sitio interesante es Byron Bay, una zona costera donde todos los estereotipos que tenemos sobre Australia se hacen realidad. En qué pensais cuando alguien os dice la palabra Australia? En surferos y surferas rubi@s, en olas, en cielo azul, un sol abrasador. Todo eso se da en Byron Bay. Es divertido verlo.
Las tiendas en la ciudad no son Zara o Mango, sino Billabong, Roxie…
En Byron Bay visitamos también el faro que nos ofrece una vista espectacular de las playas de arena dorada y de la costa rocosa. Observar el movimiento de las olas chocar contra las rocas es hipnótico.
Y seguimos la ruta hasta llegar a Burnett Heads, ciudad portuaria donde al dia siguiente tomaremos un barco que nos llevara a descubrir la tan ansiada barrera de coral australiana.
El viaje en barco dura 2 horas, durante las cuales, el balanceo del barco se intensifica y la mitad de los pasajeros pasan el viaje entre vomiteras y mareos. A nosotros se nos mueve el estómago, pero conseguimos estar bien. Y de repente, el barco empieza a parar en aguas turquesas y al fondo vemos una isla, y olvidamos el mal de mar y admiramos el paraíso. Una primera aproximación en un minibarco nos permite ver tortugas marinas y la tan ansiada barrrera de coral australiana. Tras una comida rápida (siiii, tenemos ganas de bucear por fiiiin), nos lanzamos al agua y descubrimos las maravillas del fondo marino. Una estrella de mar violeta, una raya, miles de peces de todas las formas, tamaños y colores posibles… El regreso a tierra es mucho más tranquilo y nos permite digerir todas las imagenes captadas en la mente.

Los próximos días cambiamos de paisaje y nos adentraremos en el « outback », el interior del país…

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On the road (driving our home)
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Breakfast on the beach
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Clear water of Byron Bay
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So cliché!
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A blind koala
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The largest living being on Earth!