Roadtrip in Australia – The Outback

Empezamos una nueva etapa, el interior del país. Cómo describiros esta etapa? Creo que la palabra es Intensa. En el outback todo se magnifica, y todo es grande.
El sol no calienta, el sol quema. No hay una mosca, hay mil moscas, que te siguen y no te dejan tranquila ni un segundo. El término « mosca cojonera » adquiere todo su sentido aquí. Las hormigas no te hacen cosquillas, las hormigas están estresadas con el calor y se te suben y te pican… Pero como todo se magnifica, también se magnifica la belleza del paisaje. La carretera no es una simple carretera, es una línea recta infinita en la que te sientes minúscula en medio de la inmensidad. Los colores se intensifican, pasamos del amarillo casi blanco de los campos al color fuego de la tierra, las nubes (cuando aparecen) de un blanco puro,que parecen pintadas en el cielo azul intenso, las puestas de sol con mil tonalidades… Sí, definitivamente el outback es especial.

Estos días hacemos horas y horas de ruta, porque aquí lo mas importante, la belleza, está en la ruta en sí misma.
Hacemos algunas paradas que cambian nuestra rutina. Uno de los primeros días paramos en un zoo y vemos por primera vez canguros (bueno, para matizar, canguros vivos, porque desgraciadamente hemos encontrado bastantes en la carretera muertos que son atropellados al atardecer cuando intentan cruzar y los camioneros o conductores no llegan a verlos). Los canguros son elegantes, los vemos desplazarse, comer, y de pronto aparece una mami canguro con el bebé dentro de la bolsa 🙂 Un auténtico regalo!! Nos damos cuenta de que somos turistas porque pasamos una hora observándolos. En cambio los australianos pasan delante de ellos sin inmutarse, supongo que para ellos es como para nosotros ver un conejo!

Otro día hacemos una parada en Alice Springs,una ciudad donde tienen un museo con arte aborigen. El arte aborigen me encanta, tiene algo de auténtico, de puro, como de basarse en los elementos fundamentales de la creación… Vemos aborígenes en las ciudades, pero tenemos la impresión de que están un poco marginalizados. Es difícil entender su situación real. Hace tan solo un centenar de años eran dueños de estas tierras y de repente unos blancos vinieron a expropiárselas y a imponerles sus reglas y formas de vida…

Seguimos los kilómetros y kilómetros de ruta para llegar a uno de los puntos claves de nuestro periplo australiano. La visita de Uluru, una montaña sagrada, el monolito más grande del mundo. El Uluru es impresionante de lejos y de cerca. De lejos, aparece como algo sobrenatural, una masa rocosa en medio de la nada, de espacio desértico, completamente llano. De cerca, todavia me gusta más. Decidimos darle la vuelta completa, unas 3 horas de marcha sobre un sol extenuante al inicio y con la diferente luminosidad del atardecer al fin. Cada cara del Uluru es diferente, es como una inmensa obra de arte con infinitos matices en plena naturaleza. Podemos entender que los aborígenes la utilizaran para reunirse y hacer ceremonias. Sentimos aquí algo de magia, una sensacion mística, de energía…
En definitiva, Uluru cumple con todas las expectativas, y los días interminables de carretera nos dan nuestra recompensa.

Una de las ultimas paradas en este periplo desértico es en Coober Pedy, ciudad llena de minas para buscar opalo. La ciudad nos hace pensar en las películas de vaqueros, con las tierras rojizas, unas pocas casas y un sol abrasador. Qué mejor lugar para pasar una Nochebuena atípica que este sitio? :p A pesar de tener un poco de morriña, conseguimos crear nuestro propio ambiente Navideño en medio del desierto y disfrutamos de la cena 🙂 Ahora todavía unos cuantos kilómetros (800, eso no es nada), para llegar a Adelaida en 2 días y reencontrarnos con el tan ansiado océano.

Nous sommes le 25 décembre. Nous venons de passer une nuit de Noël à la belle étoile. Réveillés par un soleil de plomb qui nous brûle la peau, et par les milliers de mouches qui se faufilent dans nos yeux et narines, nous nous organisons un brunch avec les restes de notre repas de réveillon. Nous avons passé Noël à l’Oasis Caravan Park de Coober Pedy. Coober Pedy est une ville atypique. Créée par quelques chercheurs d’opale complètement tarés, le nom vient d’une expression aborigène signifiant « le terrier de l’homme blanc ». En effet, la moitié de la ville habite dans des habitations troglodytes afin de lutter contre les températures extrêmes et le vent poussiéreux qui souffle quasiment continuellemet. L’ambiance qui y règne est clairement de type farwest. Ce n’était pas forcément l’endroit rêvé pour y passer le réveillon, mais notre itinéraire ne nous a pas tellement laissé le choix, et cela nous laissera un souvenir inoubliable.

Revenons une dizaine de jours en arrière. Nous quittons l’océan pacifique et la grande barrière de corail en direction de l’outback, on fonce plein ouest. Nous roulerons cinq jours pour atteindre Alice Springs, ville située en plein milieu du pays, permettant de se ravitailler après la grande traversée du désert. Entre la côte et « the Alice », rien. De la terre rouge, des termitières, quelques arbustes téméraires, et une ligne discontinue que nous suivons et qui semble nous amener jusqu’à l’horizon. Pas de relief, très peu de virages. Lorsqu’on en passe un, on voit rarement le suivant. Juste une ligne blanche qui semble s’étirer de l’infini derrière nous, à l’infini devant, et qui sépare le paysage en deux moitiés, droite et gauche, parfaitement symmétriques. Nous roulons. Nous croisons quelques rares véhicules. Nous nous saluons d’un geste de la main, de la même façon que l’on saluerait quelqu’un que l’on croiserait à pied dans un petit village de campagne.

Les journées se ressemblent. Nous roulons pendant la pleine chaleur du milieu de journée. La vieille clim de notre van tourne à fond et nous sauve la vie. Et puis nous finissons par arriver à notre objectif. Celui pour lequel nous avons choisi de faire toutes ces journées de route. A la façon d’un pélerinage. Uluru, ou Ayers Rock en anglais. Uluru est un des rochers les plus connus au monde, sinon le plus connu. C’est une pièce unique au monde. Un monolithe qui domine la plaine à 300m de haut et environ 10km de circonférence, d’une couleur parfaitement unie sur laquelle les rayons du soleil jouent avec les ombres et les reflets lors du crépuscule. Mais c’est en se rendant au pied de cette merveille que l’on ressent la magie de l’endroit. Pas étonnant que le site soit sacré pour l’ethnie aborigène locale. Les formes semblent avoir été scupltées par une mère nature à la recherche de fantaisie. Parfois très arrondies, parfois clivées nettes, cette énorme masse de roche laisse apparaître des cavités de tailles variables, ainsi que des longues traînées noires verticales témoignant des chutes d’eau que les orages entraînent lorsqu’ils s’abbatent violemment sur le sommet. En plus d’être magnifique, ce lieu a longtemps servi d’abri ainsi que de billabong (point d’eau), aux Anangu et à leur gibier.

Par sa magie, Uluru nous a totalement comblé, et a donné un réel sens aux innombrables journées que nous avons passées au travers de ce désert sans fin, et à cette chaleur extrême.

Extrême, c’est le terme que nous choisirions pour qualifier l’Outback à cette saison. Ici, c’est comme si on avait poussé tous les curseurs à leur pleine intensité. Le soleil tape. Nous sommes en plein solstice d’été, sous le tropique du Capricorne, et le ciel est d’un azur parfait. C’est donc sans doute un des soleils les plus puissants que l’on peut trouver à la surface de notre planète. Les mouches. Elles sont partout. Elles volent vite, et se promènent sur le visage à la recherche des zones humides (yeux, nez, bouche). Les fourmis. Elles recouvrent le sol, et sont affolées par le temps orageux de la saison estivale. Elles sont minuscules, très rapides également, et se jettent sur vos pieds dès qu’elles sentent votre présence sur le sol pour vous mordre. Et j’en oublie, comme les sauterelles, ou les punaises, que nous croisons systématiquement par milliers d’individus.

Nous avons donc passé le réveillon de Noël dans cet environnement si particulier. Nous sommes actuellement en train d’avaler les dernières centaines de kilomètres qui nous amènent vers le littoral sud du pays pour continuer notre périple et boucler la boucle.

dsc04731_dv50
Baby kangaroo

dsc04827_dv50
Termite hills
dsc04868_dv50
It’s hot!
dsc04882_dv50
Devil’s Marbles
dsc04902_dv50
Aboriginal art
dsc04930_dv50
Uluruuuuuuu
dsc04945_dv50
Magic walk around Uluru

dsc04963_dv50

Advertisements

3 réflexions sur “Roadtrip in Australia – The Outback

  1. Uluruuuuuuuuuuuuuuuuuu c’est trop beau!
    merci de nous avoir fait partager votre Noël aussi atypique!!

    On vous souhaite une très bonne année, aussi enrichissante que la précédente 😉

    Gros bisous

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s