Roadtrip in Australia – The Outback

Empezamos una nueva etapa, el interior del país. Cómo describiros esta etapa? Creo que la palabra es Intensa. En el outback todo se magnifica, y todo es grande.
El sol no calienta, el sol quema. No hay una mosca, hay mil moscas, que te siguen y no te dejan tranquila ni un segundo. El término « mosca cojonera » adquiere todo su sentido aquí. Las hormigas no te hacen cosquillas, las hormigas están estresadas con el calor y se te suben y te pican… Pero como todo se magnifica, también se magnifica la belleza del paisaje. La carretera no es una simple carretera, es una línea recta infinita en la que te sientes minúscula en medio de la inmensidad. Los colores se intensifican, pasamos del amarillo casi blanco de los campos al color fuego de la tierra, las nubes (cuando aparecen) de un blanco puro,que parecen pintadas en el cielo azul intenso, las puestas de sol con mil tonalidades… Sí, definitivamente el outback es especial.

Estos días hacemos horas y horas de ruta, porque aquí lo mas importante, la belleza, está en la ruta en sí misma.
Hacemos algunas paradas que cambian nuestra rutina. Uno de los primeros días paramos en un zoo y vemos por primera vez canguros (bueno, para matizar, canguros vivos, porque desgraciadamente hemos encontrado bastantes en la carretera muertos que son atropellados al atardecer cuando intentan cruzar y los camioneros o conductores no llegan a verlos). Los canguros son elegantes, los vemos desplazarse, comer, y de pronto aparece una mami canguro con el bebé dentro de la bolsa 🙂 Un auténtico regalo!! Nos damos cuenta de que somos turistas porque pasamos una hora observándolos. En cambio los australianos pasan delante de ellos sin inmutarse, supongo que para ellos es como para nosotros ver un conejo!

Otro día hacemos una parada en Alice Springs,una ciudad donde tienen un museo con arte aborigen. El arte aborigen me encanta, tiene algo de auténtico, de puro, como de basarse en los elementos fundamentales de la creación… Vemos aborígenes en las ciudades, pero tenemos la impresión de que están un poco marginalizados. Es difícil entender su situación real. Hace tan solo un centenar de años eran dueños de estas tierras y de repente unos blancos vinieron a expropiárselas y a imponerles sus reglas y formas de vida…

Seguimos los kilómetros y kilómetros de ruta para llegar a uno de los puntos claves de nuestro periplo australiano. La visita de Uluru, una montaña sagrada, el monolito más grande del mundo. El Uluru es impresionante de lejos y de cerca. De lejos, aparece como algo sobrenatural, una masa rocosa en medio de la nada, de espacio desértico, completamente llano. De cerca, todavia me gusta más. Decidimos darle la vuelta completa, unas 3 horas de marcha sobre un sol extenuante al inicio y con la diferente luminosidad del atardecer al fin. Cada cara del Uluru es diferente, es como una inmensa obra de arte con infinitos matices en plena naturaleza. Podemos entender que los aborígenes la utilizaran para reunirse y hacer ceremonias. Sentimos aquí algo de magia, una sensacion mística, de energía…
En definitiva, Uluru cumple con todas las expectativas, y los días interminables de carretera nos dan nuestra recompensa.

Una de las ultimas paradas en este periplo desértico es en Coober Pedy, ciudad llena de minas para buscar opalo. La ciudad nos hace pensar en las películas de vaqueros, con las tierras rojizas, unas pocas casas y un sol abrasador. Qué mejor lugar para pasar una Nochebuena atípica que este sitio? :p A pesar de tener un poco de morriña, conseguimos crear nuestro propio ambiente Navideño en medio del desierto y disfrutamos de la cena 🙂 Ahora todavía unos cuantos kilómetros (800, eso no es nada), para llegar a Adelaida en 2 días y reencontrarnos con el tan ansiado océano.

Nous sommes le 25 décembre. Nous venons de passer une nuit de Noël à la belle étoile. Réveillés par un soleil de plomb qui nous brûle la peau, et par les milliers de mouches qui se faufilent dans nos yeux et narines, nous nous organisons un brunch avec les restes de notre repas de réveillon. Nous avons passé Noël à l’Oasis Caravan Park de Coober Pedy. Coober Pedy est une ville atypique. Créée par quelques chercheurs d’opale complètement tarés, le nom vient d’une expression aborigène signifiant « le terrier de l’homme blanc ». En effet, la moitié de la ville habite dans des habitations troglodytes afin de lutter contre les températures extrêmes et le vent poussiéreux qui souffle quasiment continuellemet. L’ambiance qui y règne est clairement de type farwest. Ce n’était pas forcément l’endroit rêvé pour y passer le réveillon, mais notre itinéraire ne nous a pas tellement laissé le choix, et cela nous laissera un souvenir inoubliable.

Revenons une dizaine de jours en arrière. Nous quittons l’océan pacifique et la grande barrière de corail en direction de l’outback, on fonce plein ouest. Nous roulerons cinq jours pour atteindre Alice Springs, ville située en plein milieu du pays, permettant de se ravitailler après la grande traversée du désert. Entre la côte et « the Alice », rien. De la terre rouge, des termitières, quelques arbustes téméraires, et une ligne discontinue que nous suivons et qui semble nous amener jusqu’à l’horizon. Pas de relief, très peu de virages. Lorsqu’on en passe un, on voit rarement le suivant. Juste une ligne blanche qui semble s’étirer de l’infini derrière nous, à l’infini devant, et qui sépare le paysage en deux moitiés, droite et gauche, parfaitement symmétriques. Nous roulons. Nous croisons quelques rares véhicules. Nous nous saluons d’un geste de la main, de la même façon que l’on saluerait quelqu’un que l’on croiserait à pied dans un petit village de campagne.

Les journées se ressemblent. Nous roulons pendant la pleine chaleur du milieu de journée. La vieille clim de notre van tourne à fond et nous sauve la vie. Et puis nous finissons par arriver à notre objectif. Celui pour lequel nous avons choisi de faire toutes ces journées de route. A la façon d’un pélerinage. Uluru, ou Ayers Rock en anglais. Uluru est un des rochers les plus connus au monde, sinon le plus connu. C’est une pièce unique au monde. Un monolithe qui domine la plaine à 300m de haut et environ 10km de circonférence, d’une couleur parfaitement unie sur laquelle les rayons du soleil jouent avec les ombres et les reflets lors du crépuscule. Mais c’est en se rendant au pied de cette merveille que l’on ressent la magie de l’endroit. Pas étonnant que le site soit sacré pour l’ethnie aborigène locale. Les formes semblent avoir été scupltées par une mère nature à la recherche de fantaisie. Parfois très arrondies, parfois clivées nettes, cette énorme masse de roche laisse apparaître des cavités de tailles variables, ainsi que des longues traînées noires verticales témoignant des chutes d’eau que les orages entraînent lorsqu’ils s’abbatent violemment sur le sommet. En plus d’être magnifique, ce lieu a longtemps servi d’abri ainsi que de billabong (point d’eau), aux Anangu et à leur gibier.

Par sa magie, Uluru nous a totalement comblé, et a donné un réel sens aux innombrables journées que nous avons passées au travers de ce désert sans fin, et à cette chaleur extrême.

Extrême, c’est le terme que nous choisirions pour qualifier l’Outback à cette saison. Ici, c’est comme si on avait poussé tous les curseurs à leur pleine intensité. Le soleil tape. Nous sommes en plein solstice d’été, sous le tropique du Capricorne, et le ciel est d’un azur parfait. C’est donc sans doute un des soleils les plus puissants que l’on peut trouver à la surface de notre planète. Les mouches. Elles sont partout. Elles volent vite, et se promènent sur le visage à la recherche des zones humides (yeux, nez, bouche). Les fourmis. Elles recouvrent le sol, et sont affolées par le temps orageux de la saison estivale. Elles sont minuscules, très rapides également, et se jettent sur vos pieds dès qu’elles sentent votre présence sur le sol pour vous mordre. Et j’en oublie, comme les sauterelles, ou les punaises, que nous croisons systématiquement par milliers d’individus.

Nous avons donc passé le réveillon de Noël dans cet environnement si particulier. Nous sommes actuellement en train d’avaler les dernières centaines de kilomètres qui nous amènent vers le littoral sud du pays pour continuer notre périple et boucler la boucle.

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Baby kangaroo

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Termite hills
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It’s hot!
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Devil’s Marbles
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Aboriginal art
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Uluruuuuuuu
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Magic walk around Uluru

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Roadtrip in Australia – East Coast

Une semaine depuis notre arrivée à Sydney, nous avons déjà avalé environ 2000 km vers le nord, longeant la côte Pacifique et ses plages sublimes. Maria conduit, je prends quelques minutes pour vous conter nos expériences de la côte est australienne.

Il y a mille façons de découvrir l’Australie. Nous avons choisi de la découvrir par un roadtrip en van aménagé. Nous avons un évier, un matelas (très confortable, et oui !), et quelques rangements sommaires. Cela nous laisse une grande liberté dans nos étapes. Le volant est à droite, la boite est automatique, et les fenêtres nous offrent une vue panoramique incroyable sur le paysage qui défile.

Il faut le dire, un roadtrip n’est pas de tout repos. Les deux premiers jours nous auront servi de temps d’adaptation à la conduite locale. Désormais c’est bon, les rond-points à l’envers ne nous font même plus peur. Bon, il reste quelques réflexes un peu pénibles, comme engager l’essuie-glace lorsqu’on cherche à mettre le clignotant, mais ça reste moins dangereux que les rond-points alors ça va.

Nos journées de route sur la Pacific Highway sont ponctuées par les différentes plages que nous rencontrons. Toutes de sable blanc et activement balayées par les rouleaux d’une eau aussi turquoise que limpide, elles ne se prêtent pas trop à la farniente. Ca tombe bien, on a de la route à faire ! Un petit bain « refreshing » avec vue sur les jeunes prodiges de surf, une douchette pour se désaler, un picnic à l’ombre, et on repart. Les plages sont assez semblables sur toute la côte pacifique que nous avons parcouru. Elles sont magnifiques, et surtout, elles sont presque toutes désertes ! Depuis Sydney, la température a déjà bien augmenté. La petite brise qui faisait hérisser le poil en sortant de l’eau à Sydney s’est transformé en vent chaud et sec qui sèche le linge en 2h top-chrono au nord de Brisbane.

Rouler en Australie est un vrai plaisir. La route, relativement dangereuse car longue et monotone pour ceux qui l’empruntent chaque jour, à en croire les stands « Free Coffee Refreshing » mis à disposition par l’état, elle est pour nous une source d’émerveillement sans fin. Les centaines de variétés d’eucalyptus se succèdent. Les couleurs des troncs varient d’un blanc immaculé au noir brûlé des feux de forêts, en passant par toutes les nuances de brun-marron, voire joliment marbré par l’écorce qui se détache par morceaux.

Les eucalyptus, c’est l’habitat des koalas que nous avons pu observer dans un centre vétérinaire de secours à ces marsupiaux en danger. Ils sont bien mignons, il faut l’avouer. Nous y sommes arrivés à l’heure du petit déjeuner, ce qui est une chance, car ces petites peluches dorment 20h par jour. Nous avons également pu tranquillement discuter avec les vétérinaires sur le fonctionnement du centre et le sort de l’espèce. Les koalas souffrent de maladies qui les rendent aveugles, mais surtout des feux de forêt et des accidents de la route. Nous avons donc pu les voir manger, marcher, grimper, et faire caca (ce qui résume parfaitement leur courte journée entre deux dodos).

Notre étape la plus septentrionale de la côte est sera le village de Burnett Heads, d’où nous nous sommes payé une journée au large, à la découverte de la grande barrière de corail. Enfin ! Je l’avais ratée il y a 12 ans lors de mon périple australien. Deux heures à bord d’un super hors-bord de luxe à filer à toute allure sur la houle, et l’estomac qui se noue. Une personne sur deux a un sac entre les mains, prêt à tout dégobiller. Finalement ça se passe bien, nous arrivons au calme dans un lagon d’une pureté à couper le souffle. On nous propose une première excursion en bateau à fond vitré. N’étant pas trop pour ce genre d’activités, on se laisse quand même tenter, et on a eu raison. Le capitaine nous explique les différents types de coraux, poissons et autres crustacés, puis nous amène découvrir la fameuse « turtle cleaning station », où les tortues de mer viennent se faire nettoyer la carapace par des milliers de petits poissons. Bref, on est dans Nemo et ça vaut vraiment le détour. Nous resterons encore quelques heures à découvrir quelques récifs multicolores avec masque et tuba, puis retour à la terre ferme en croisant quelques raies manta, et sauts de dauphins.

Notre route quitte maintenant l’océan, on le retrouvera au sud du pays, après la grande traversée de l’Outback australien…

Llegamos a Australia con ganas de iniciar una nueva etapa en el viaje. Un road trip, dejar la mochila en la caravana y recorrer el país. La llegada a Sydney es espectacular, el avión planea sobre la ciudad ofreciéndonos una vista espectacular de la bahía y de la ópera.
Y nada mas llegar al aeropuerto vamos a recoger la caravana que será nuestra casa durante el próximo mes. La caravana nos gusta, es pequeña pero con todo lo necesario para la vida diaria, y lo más importante, la cama es cómoda, dormiremos bien el próximo mes 😉 Además nos da autonomia, ahora podemos elegir qué comer y cuándo. Devoramos con alegría los primeros días los platos de pasta que hacía meses que no comíamos, o los sandwichs de queso 😉

Abandonamos Sydney y la descubriremos los ultimos días del viaje. Iniciamos nuestro viaje ascendiendo por la costa Este. La costa Este está llena de playas de arena fina dorada y el Pacífico, con su color azul turquesa, que de pacífico tiene bien poco. Pasamos los dias en la carretera, haciendo paradas para dar paseos en la playa, algún que otro chapuzón y visitando diferentes sitios como un hospital de koalas.
Los koalas están en peligro de extinción en Australia. En este hospital recogen koalas que han sido atropellados o han sufrido quemaduras en incendios, los cuidan y los dejan en libertad. En este caso, veremos koalas que por diferentes causas se han quedado ciegos y no pueden dejarlos en libertad porque no sobrevivirían. A los otros, los dejan en un sitio sin contacto con los humanos para que empiecen a habituarse a la vida en libertad.
Llegamos por la mañana, a la hora en que reciben su ración de eucaliptus fresco, y es un placer observarlos comer, caminar. Inspiran ternura. Estamos muy contentos de haber venido en este momento porque el resto del dia lo pasan durmiendo para poder digerir el eucaliptus. Menuda vida la de koala!!!!

Otro sitio interesante es Byron Bay, una zona costera donde todos los estereotipos que tenemos sobre Australia se hacen realidad. En qué pensais cuando alguien os dice la palabra Australia? En surferos y surferas rubi@s, en olas, en cielo azul, un sol abrasador. Todo eso se da en Byron Bay. Es divertido verlo.
Las tiendas en la ciudad no son Zara o Mango, sino Billabong, Roxie…
En Byron Bay visitamos también el faro que nos ofrece una vista espectacular de las playas de arena dorada y de la costa rocosa. Observar el movimiento de las olas chocar contra las rocas es hipnótico.
Y seguimos la ruta hasta llegar a Burnett Heads, ciudad portuaria donde al dia siguiente tomaremos un barco que nos llevara a descubrir la tan ansiada barrera de coral australiana.
El viaje en barco dura 2 horas, durante las cuales, el balanceo del barco se intensifica y la mitad de los pasajeros pasan el viaje entre vomiteras y mareos. A nosotros se nos mueve el estómago, pero conseguimos estar bien. Y de repente, el barco empieza a parar en aguas turquesas y al fondo vemos una isla, y olvidamos el mal de mar y admiramos el paraíso. Una primera aproximación en un minibarco nos permite ver tortugas marinas y la tan ansiada barrrera de coral australiana. Tras una comida rápida (siiii, tenemos ganas de bucear por fiiiin), nos lanzamos al agua y descubrimos las maravillas del fondo marino. Una estrella de mar violeta, una raya, miles de peces de todas las formas, tamaños y colores posibles… El regreso a tierra es mucho más tranquilo y nos permite digerir todas las imagenes captadas en la mente.

Los próximos días cambiamos de paisaje y nos adentraremos en el « outback », el interior del país…

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On the road (driving our home)
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Breakfast on the beach
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Clear water of Byron Bay
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So cliché!
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A blind koala
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The largest living being on Earth!

North of Laos, North of Thailand

Nous retrouvons notre ami p’tit Nico dans la calme et agréable ville de Luang Prabang, après une épique journée sur la route. Notre premier bus, dit « VIP » (car il a la clim et ne s’arrête pas partout comme les bus locaux), tombe en panne au bout de 2h de route. Pas de bol, le trajet doit en durer huit. Le chauffeur et son assistant mettent les mains dans la cambouis, mais on comprend assez vite que les espoirs d’une réparation de fortune s’évaporent avec la fumée bleue-blanche qui sort du pot d’échappement du bus qui pétarade. On finit par se faire prendre par un minibus qui passait par là et qui, heureusement, n’était pas totalement plein. Ce dernier nous amènera à bon port, et nous fera découvrir une magnifique route de montagne qui monte, qui monte, qui monte, puis redescend par des milliers de virages interminables.

Nous apprécions donc quelques jours de repos dans cette jolie ville, pleine de petits bâtiments mitoyens faits de brique et de bois joliment décoré, dans une ambiance paisible et réconfortante, après tant de jours passés dans les transports (nous avons enchaîné plus de 1600 km de bus depuis Phnom Penh, avec, pour seules étapes, des roadtrips à moto peu reposants…) Nico est un peu jetlag, on prend le temps. Les temples sont tous plus beaux les uns que les autres. La fraîcheur de l’hiver qui approche et de l’altitude qui s’est élevée depuis notre première vue du Mékong au Cambodge se fait ressentir. Une trentaine de km au sud de la ville, c’est une superbe cascade qui nous régalera de fraîcheur et de sa couleur turquoise des bassins en terrasse.

Notre remontée du Mékong s’achèvera à la frontière Thaï, à deux jours de bateau de Luang Prabang en direction du nord-ouest. Cette épopée en slow-boat nous a fait découvrir un Laos sauvage, où la vie est rythmée par le niveau du Mékong. Les berges gardent les stigmates de la dernière crue estivale, comme en témoignent les troncs échoués sur les rochers et les arbustes aplatis sous la puissance des flots de la saison humide. Notre capitaine navigue à vue et emprunte, à chaque virage ou petit rapide, une trajectoire parfaitement maîtrisée entre les rochers qui dépassent et les nombreux tourbillons.

Le 24 novembre, nous passons la frontière pour revenir sur le sol Thaï. C’est une navette qui nous amènera du poste frontière Lao à celui de la Thaïlande en franchissant le Mékong par le Pont de l’Amitié, ainsi qu’un petit croisement rigolo permettant de changer de côté (et oui, on conduit à droite au Laos et à gauche en Thaïlande). Après quelques heures de bus, notre première étape du nord de la Thaïlande sera la ville de Chiang Rai.

Petite ville sans prétention, la ville de Chiang Rai vit paisiblement. On regoûte à la vie Thaï et à sa gastronomie, au plus grand plaisir de nos papilles. Curry vert (soupe de lait de coco, citronelle, poulet et légumes, généralement bien pimentée), soupe Massaman, Pad Thai et autre Mango sticky rice nous régaleront jusqu’au dernier jour de notre séjour au royaume de Siam.

Après Chiang Rai, c’est la ville de Chiang Mai qui nous accueillera quelques jours. Chiang Mai une grande ville. Elle accueille beaucoup d’expats. Et on les comprend ! Cette ville a tout pour plaire. Un charmant cœur de ville entouré par des douves et leurs remparts de brique rouge, toutes les commodités et infrastructures « comme à la maison » (centres commerciaux, hôpitaux, universités flambants neufs), et des parcs nationaux magnifiques aux alentours. Et le tout avec un coût de la vie très, très bas. On partira à la découverte de ces superbes paysages sauvages… à moto ! Et oui, on commence à y prendre goût. On roulera au hasard dans le magnifique petit massif du Chae Sorn National Park, à l’est de la ville, où on découvrira des sources d’eau chaude, des petits villages typiques, et surtout des vues splendides sur les vallées de jungle que nous traversons.

Chiang Mai aura également été pour nous une occasion de s’initier à la méditation bouddhique. Cette découverte est organisée par des moines directement, à quelques kilomètres de la ville, dans un centre de méditation où seuls les gazouillis des oiseaux sont perceptibles dans un calme absolu. Plutôt qu’une révélation pour moi (mon pragmatisme de scientifique me gardera les pieds sur terre), cette initiation nous a fait prendre du recul sur beaucoup de petites choses de la vie courante.

Les 700km plein sud qui nous amèneront à Bangkok se feront en train, avec une halte dans la petite ville de Lopburi. Lopburi est presque un village. Deux ou trois rues, un petit marché de nuit où déguster des brochettes en tout genre, de jolis ruines de temples datant d’une époque proche de ceux d’Angkor, et surtout, des singes ! Ils sont partout, ils se promènent en famille dans les câbles électriques et viennent dérober quelques victuailles sur les étales et dans les cuisines des individus étourdis. Se croyant plus malins, certains auront gardé un lance pierre et quelques munitions à portée de main pour chasser les primates, mais on imagine bien qui a généralement le dernier mot à ce petit jeu…

Dernière ville, Bangkok. Et quelle ville ! Nous n’en avions eu qu’un bref aperçu il y a deux mois, avant de filer vers le sud. Cette fois nous y restons quelques jours. Mais quelques jours pour visiter une agglomération de 14 millions d’habitants, c’est court. Et puis je me rend compte que je n’aime bien bien les grandes villes alors tant mieux finalement. Notre impression de Bangkok restera assez particulière car nous l’avons découverte lors des nombreuses cérémonies organisées en hommage au roi défunt Rama IX (qui s’est éteint en octobre, alors que nous étions au sud du pays) et au couronnement du prince héritier (qui deviendra Rama X, vous l’aurez deviné). Les thaïs ont une relation quasi-passionnelle avec leur roi. Un an de deuil national a été décrété. Rares sont ceux qui ne s’habillent pas de noir, ou portent un petit ruban de deuil. Certains se recueillent devant les innombrables posters du roi défunt disposés à chaque coin de rue. Le grand parc Sanam Luang, que nous avions découvert début octobre couvert de gazon, a été transformée en terrain d’accueil des milliers de thaïlandais venus de tout le pays pour rendre un dernier hommage. Des navettes les y amènent, des stands de cuisine improvisés les nourrissent, et des policiers volontaires sont venus en renfort pour assurer un déroulement sans encombre. C’est un moment unique que nous avons eu la chance de découvrir dans cette capitale asiatique géante.

Nous profitons des quelques heures qu’il nous reste en Asie pour déguster un jus de mangue glacé et une coco fraîche, avant de s’envoler vers l’hémisphère sud pour notre roadtrip australien.

On vous embrasse.

Les photos de Nico c’est par ici

Empezamos la ruta a 3 en Luang Prabang, al norte de Laos.
La ciudad nos enamora desde la llegada. Luang Prabang es una ciudad con pequeñas casas de estilo colonial, llena de templos impresionantes y bañada por el Mekong. A pesar de ser bastante turística ha conseguido conservar su encanto intacto.
Pasamos 3 días paseándola, disfrutándola, admirando los templos, tomando zumos y cervezas a orillas del Mekong. Podría haberme quedado aquí una semana felizmente, esto es un pequeño paraíso.
Visitamos también una de las cascadas más bonitas que hemos visto hasta ahora. El agua es cristalina, y con la luz del sol las imágenes son impresionantes. Al inicio de la cascada descubrimos por sorpresa un lugar donde preservan osos de la region. Me fascina verlos!! Tienen algo de humano y algo de salvaje, de primitivo…

El siguiente paso es ir hacia el Norte de Tailandia. Decidimos hacer el camino en barco durante 2 dias (con una parada en una ciudad para dormir). El viaje en barco es relajante, sientes el balanceo del Mekong que te cautiva, la naturaleza en estado puro. Pasamos por pueblecitos que solo están en contacto con el resto del mundo a través del Mékong y de este barco que pasa una vez al día y seguimos viendo la vida pasar…

La primera parada en Tailandia es Chiang Rai. Aquí pasamos 2 días y nos encandila el templo blanco creado por un artista de la región. Es como entrar en un mundo mágico. El contraste del blanco intenso con el cielo azul crea una sensación de irrealidad. Y no solo está el templo, el artista sigue creando numerosos templos alrededor que siguen en construcción. Me hace pensar un poco en la Sagrada Familia, por el espíritu innovador de crear algo completamente diferente de algo tan clásico como un templo o una iglesia.

Seguimos el periplo hacia Chiang Mai. La llegada a Chiang Mai nos relaja. Hay que decir que tras 2 meses comiendo arroz y noodles y viviendo en un universo oriental, necesitábamos un respiro. En Chiang Mai comemos la primera hamburguesa o la primera pizza tras 4 meses de viaje. Y creedme, nunca una pizza, un trozo de pan con aceite de oliva o una hamburguesa supo tan bien :p)
Además de eso, Chiang Mai es una ciudad con encanto. El centro histórico tiene forma cuadrada y está rodeado por un río y las murallas que lo diferencian de la parte más reciente. Esta ciudad también ha sabido conservar su encanto a pesar del turismo, que no le quita una pizca de su autenticidad.
Descubrimos la ciudad en bicicleta y andando para descubrir sus numerosos templos y las callejuelas donde da gusto perderse.

Desde mi llegada a Asia me interesa el budismo y los monjes, que hemos cruzado numerosas veces en estos dos meses, en templos, en autobuses. Me ha impactado el enorme respeto que la gente parece tenerles. Descubro que existe la posibilidad de hacer una iniciación a la meditación durante 2 días con un monje. Michel y Nico se unen también.
Lo que al principio pensábamos era algo fácil, finalmente se convierte en algo más intenso. Al inicio KK (así se llama el monje que nos acompañará en esta experiencia) nos explica las bases del budismo y de la meditación y después nos vamos hacia el centro de meditación que está a unos 20 km de la ciudad, en una zona muy tranquila. Una de las primeras consignas es estar en silencio durante los 2 días para concentrarnos mejor. KK nos explica, nos muestra y nos guía sobre cómo meditar. También nos hace vivir un poco como los monjes viven (desde la oración antes de cada comida hasta el gong que nos despierta al día siguiente a las 5 de la mañana). Sí, los monjes son super madrugadores!!!
Estos dos días se convierten en una experiencia inolvidable que nos enseña el valor de la simplicidad y del aquí y ahora para vivir mejor.

Seguimos el periplo en Lopburi, una ciudad con algunos vestigios de la epoca khmer y algunos macacos que se pasean entre los cables de electricidad y roban comida en los estantes callejeros.

Finalizamos la ruta en Bangkok! Bangkok es una mezcla de tradición y modernidad. Visitamos algunos templos impresionantes, (como el del Buda acostado) y también algunos rascacielos. La vista a 308 metros sobre la ciudad es impresionante!!!

Y tras despedirnos de nuestro compañero de viaje durante 3 semanas, empezamos a pensar y a preparar la llegada a Sydney mañana.
Contenta de cambiar de aires. La cultura asiática es muy interesante pero enormemente diferente de la nuestra, y tenemos la impresión de que ha sido un poco difícil conectar con la población.
En cualquier caso me llevo en la mochila el recuerdo de la sencillez, la amabilidad y la tranquilidad de estas gentes.

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Pagoda in Luang Prabang
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Temple of Golden Buddha
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Waterfall
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View from the slow-boat
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A little nenuphar
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White temple of Chiang Rai
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Little monk
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Motorbike trip
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Bangkok’s mourning
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