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Phnom Penh and riding South of Laos

La ville de Phnom Penh nous aura mis une bonne claque. Explications.

Notre arrivée à la capitale cambodgienne se fait après une dizaine d’heures dans un bus relativement confortable, mais aux arrêts nombreux et interminables. L’avant-dernier pour décharger une grosse centaine de fagots de balais entassés sur les 3 derniers rangs du fond. Il a fallu les passer un par un à travers la fenêtre entrebâillée de l’arrière du bus. Incroyable. Bref, nous descendons enfin, proche d’un quartier qui nous avait semblé sympa a priori, selon la description que nous avions lue. On y trouve beaucoup de touristes, de restaurants à touristes, d’hôtels (à touristes). Ce n’était pas vraiment ce qu’on cherchait, mais on se dit qu’on devrait y trouver un endroit pas trop cher pour y dormir malgré tout. Et puis on découvre que beaucoup de terrasses sont occupées par des touristes blancs, hommes, la cinquantaine, seuls. Parfois accompagnés d’une locale, parfois pas. On essaie d’en faire abstraction et de se concentrer sur la recherche d’un petit hôtel ou une guesthouse de type familial. Introuvable. On passe dans la rue derrière. Des enseignes à néons multicolores clignotants qui nous inspirent encore moins. On finit par prendre un tuktuk et lui demander de nous amener dans un autre quartier plus populaire, et loin de cette prostitution croissante qui est, nous l’avons lu plus tard, en grande partie due à un renforcement des condamnations en Thaïlande. Dure réalité. C’était donc notre première impression de la capitale cambodgienne.

Deuxième jour, il pleut sans discontinuer et Maria est un peu malade. Nous restons à la chambre de l’hôtel. Fin de la journée.

Troisième jour, la météo est meilleure, Maria va mieux, et il nous reste un jour pour visiter la ville. Plutôt que d’aller visiter mille temples et palais royaux, nous choisirons d’en savoir un peu davantage concernant le génocide mené par les Khmères Rouges entre 1976 et 1979. Phnom Penh a été, comme le pays tout entier finalement, très lourdement touché par ces opérations d’une cruauté sans nom. Nous avons visité l’ancienne prison secrète dénommée « S-21 », située en plein cœur de la ville dans une ancien lycée, où étaient menés des interrogatoires et tortures méticuleusement préparées par les KR, avant la déportation vers des champs d’extermination quelques kilomètres au sud. La visite est habilement menée par des scènes, photos, illustrations très dures, car explicites, mais accompagnées d’un discours explicatif très calme et menant à réflexion profonde sur la raison de l’apparition d’une telle situation.

Nous avons donc vécu trois jours comme nous ne l’avions pas vécu depuis notre départ. Sans y avoir pris un plaisir énorme, nous avons le sentiment d’avoir appris beaucoup de choses ici, d’où la « bonne claque ». Et cette claque nous aura montré une nouvelle face de la réalité qu’un peuple, tel que le peuple khmère, porte en lui.

Nous quittons Phnom Penh le 8 novembre vers le nord, par un bus similaire à celui qui nous y a amené, direction Kratie. Sur la route, nous grignotons quelques chips de banane, et nos voisins des sauterelles frites. Nuit étape à Kratie, qui nous a réservé un superbe coucher du soleil sur le fleuve Mékong. Le lendemain nous poursuivons notre voyage vers le nord, et traversons la frontière du Laos.

Nous passons notre première semaine au Laos en grande partie en balade à deux-roues. Deux jours à la découverte du plateau des Bolavens, au départ de Paksé. On y découvrira de jolies cascades, des villages typiques où les enfants jouent entre les poules et les cochons en semi-liberté, des plantations de café, et beaucoup de sourires. On commence à se sentir bien au Laos. Nouveau coucher de soleil sur le Mékong depuis le Bouddha doré surplombant la ville de Paksé.

Puis, après un jour de bus, relativement inconfortable cette fois, nous laissons nos sacs à dos à Thakhek et enfourchons une nouvelle pétrolette pour une seconde balade de trois jours dans les formations karstiques extraordinaires des alentours. Ce circuit très varié est un vrai régal pour les yeux (moins pour les fesses, car nous avons avalé pas loin de 500 km en trois jours, tout de même). Les paysages que nous traversons sont de toute beauté. Des pains de sucre calcaires éparpillés sur une plaine jaunie par la récente moisson du riz, à la traversée d’un lac artificiel duquel émergent une multitude de tronc blanchis par le soleil et au reflet miroir sur fond de ciel bleu azur, nous traverserons de charmants villages sur pilotis, baragouinerons quelques mots de lao pour commander un plat et slalomerons entre les nids de poule (d’éléphant ?) Nous passerons une soirée magique depuis notre petit bungalow à Talang (non pas Talange, pour les Lorrains !), les pieds dans l’eau, à savourer le coucher du soleil qui laissera la place au lever de la Lune géante tant convoitée.

Après Phnom Penh, Kratie, Paksé et Thakhek, nous poursuivons notre remontée du Mékong jusqu’à Vientiane puis Luang Prabang où nous retrouverons p’ti-Nico. La bise et à bientôt !

Phnom Penh no nos recibió como esperábamos. Llegamos dispuestos a buscar una guesthouse y nos encontramos con una especie de Benidorm pero al lado del Mékong. Decidimos ir algunas calles atrás imaginando que será menos turístico y cual fue nuestra sorpresa al encontrarnos con bares y restaurantes llenos de viejos europeos sentados con jóvenes camboyanas. De hecho, algunos viejos verdes vienen a este tipo de países, pasan 15 dias con las chicas, les hacen algún que otro regalo y vuelven a sus casas pensando que eso no es prostitución. No!! Me niego rotundamente a aceptarlo y a que se considere como algo normal!! Así que pillamos un tuk tuk y le decimos que queremos ir al otro lado de la ciudad. El hombre nos mira como si estuviesemos locos y nos dice que estamos en el sitio turístico. Eso es lo que no queremos!!!! Al final nos lleva y encontramos una guesthouse mucho más tranquila. Pero una lluvia incesante, un resfriado y la visita a una cárcel donde el régimen impuso torturas durante tres años hacen que abandonemos Phnom Penh con ganas.
Siguiente parada Kratie: esta ciudad nos reconcilia con Camboya. Un paseo al borde del Mékong, poco bullicio y un atardecer de ensueño nos devuelven las ganas de seguir descubriendo.
De ahí tomaremos el bus para cruzar la frontera con Laos. Ay, los autobuses locales!! Hay que decir que son la mejor manera de estar en contacto con la población y de descubrir la autenticidad del país. Desde una vecina que come saltamontes como si fueran patatas fritas, a otra que lleva dos gallinas en el bolso atadas por las patas para que no se escapen (imagino que es como cuando tu madre te da un tupper de comida, aqui es como… toma, dos pollos para cuando llegues a casa :). Los autobueses también sirven no soóo para transportar pasajeros, sino para llevar todo tipo de mercancías.
En el último que tomamos llevaban sacos de arroz que pusieron dispuestos en el pasillo, así que cada vez que haciamos una pausa pipi debíamos saltar por encima de los sacos para salir del bus 😉
Y uno de estos buses nos lleva a Paksé, ciudad tranquila desde donde alquilamos una scooter y nos vamos a hacer una ruta de dos días. Primera experiencia desde el inicio del viaje motorizada, pero es divertido, nos cambia un poco el ritmo del viaje. El interés de esta zona llamada Bolavens son las cascadas, pero lo que nos encandila es la guesthouse donde dormimos. Una cabaña situada al lado del río con vistas a una cascada, y lo más importante, en medio de una mini aldea donde vemos la vida pasar. Desde los cerdos y gallinas que se pasean felices (eso sí que es cría al aire libre), hasta la niña que hace los deberes o el pequeño de un año que ya ha aprendido a comer el sticky rice, una variedad local que podriamos traducir como « arroz pegajoso ». Los locales lo comen con las manos, hacen una bola y lo mojan en una salsa. Un placer comer con las manos!!
Terminamos la ruta de Bolavens con una impresión muy buena de Laos, poco turístico, auténtico, con gente sonriente y hospitalaria.
Tomamos rumbo a Thakhek donde haremos otro itinerario en scooter (le estmaos pillando el gustillo) esta vez de 3 días. Los paisajes son magníficos, formaciones karsticas, una presa que ha creado un lago enorme donde los árboles surgen como espíritus que elevan su alma al cielo. Es bonito y desolador al mismo tiempo. Termimanos la ruta en la gruta de Konglor, con un paseo en barca durante 45 minutos en la oscuridad. Llevamos lámparas que nos permiten iluminar un poco, pero es impresionante. A veces el reflejo del agua con las piedras produce una sensación como de abismo. Belleza en estado puro!
Escribo esto desde un autobús que nos lleva a Vientiane y mañana partimos a Luang Prabang donde encontraremos a Nico, un amigo de Michel que se nos unira 3 semanas, para continuar la aventura a 3. Eso animara nuestro viaje seguro 🙂 Hasta pronto!!!!

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Sunset on the Mekong
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Laos village life
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Biker!
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Big moon
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Dead trees
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Michel and sticky rice

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2 réflexions sur “Phnom Penh and riding South of Laos

  1. Mais quel Biker !!!! ça a dû être une étape bizarre pour vous, mais c’est vrai que bizarre ou pas, c’est toujours une expérience enrichissante! Pleins de bises!!

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