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Volunteering in Battambang

Hay que reconocerlo, el « nomadismo » engancha. Llevar la mochila, dormir cada día en un sitio diferente, ver paisajes nuevos y descubrir cosas constantemente…
Nos ha costado un poco parar durante 2 semanas en Battambang para hacer el voluntariado en Coconut Water, volver a tener horarios y a ser sedentarios.
Pero nos decimos que al final, es esto lo que hemos decidido, intentar no solo viajar y ver bonitos templos y paisajes, hacer fotos magníficas, sino también descubrir la otra realidad de este país, la cara menos amable.
La historia reciente de Camboya está marcada por una guerra civil y una dictadura que provocaron que 1/5 parte de la poblacion fuese exterminada. El país intenta olvidar esta masacre, y salir adelante. Algunos datos de Unicef: mas de 1/3 parte de la población se encuentra por debajo del umbral de pobreza, y la mitad de la población camboyana está formada por niños.

El dato positivo es que hay una elevada tasa de escolarización (alrededor del 90 %). Desde Coconut Water intentan contribuir a la escolarización ofreciendo becas a niños de familias desfavorecidas. Aunque la educación es publica, los estudiantes deben comprarse uniforme y material escolar, y para algunas familias que apenas tienen para subsistir, este gasto es imposible. Los niños terminan abandonando la escuela. Estos días hemos tenido la oportunidad de visitar a algunas de estas familias. En muchos casos, los niños viven con su abuela porque los padres han emigrado a Tailandia (la política de immigracion de Tailandia no permite la escolarización de los hijos de camboyanos, asi que muchas familias tienen que separarse), en otros casos los padres se divorciaron e iniciaron una nueva vida sin sus hijos…

Interesante también la labor que la ONG realiza haciendo cursos extraescolares en los colegios para que los niños puedan aprender y jugar fuera del horario escolar. A esta tarea hemos contribuido dando clases de inglés, informática, pintura, y haciendo juegos. Esta parte ha sido la más gratificante. Ha sido interesante ver diferencias entre los niños malgaches (más extrovertidos y comunicativos) y entre los camboyanos (más timidos, más tranquilos). Pero a la hora de hacer juegos, todos los niños son niños.

También nos ha alegrado estos días la visita de Raúl, un trabajador de Agua de Coco en Granada que ha venido unos dias a Battambang.

Mañana partimos rumbo a Phnom Penh, la capital. Contentos de la experiencia vivida, pero con la emoción de volver a tomar las mochilas y partir rumbo a nuevas aventuras…

Battambang. Voici deux semaines que nous y avons posé nos valises. Battambang est une ville de province qui n’a rien et tout à la fois. A première vue, quelques pagodes, une grande rivière, des rues perpendiculaires à l’américaine (numérotées Street 1, 2 etc), plusieurs marchés, beaucoup de motos, des boutiques de vêtements, de téléphones, et des gargotes ambulantes. On ne va pas à Battambang pour visiter un temple ou un musée en particulier, mais simplement pour découvrir la vie khmer dans sa simplicité. Pas de car de touriste, pas de boutique de souvenir, pas de rabatteurs devant les restos, et, cerise sur le gâteau, les chauffeurs de tuktuk n’insistent même pas, mais sourient gentiment lorsque l’on décline leur invitation à monter ! Nous avons donc découvert la vraie vie à la cambodgienne, ses slaloms à moto pour traverser les carrefours, ses hamacs où l’on attend que le mercure redescende, ses terrasses de nuit où l’on déguste des nouilles jaunes aux légumes et sauce aigre-douce, ses pâtisseries de riz sucré gluant que l’on trempe dans la noix de coco fraîchement râpée, et ses délicieuses bananes, mangues et papayes cueillies à maturité parfaite.

Nous avons passé ces deux semaines en tant que bénévole au sein de l’ONG Coconut Water, sœur de l’ONG Bel Avenir où nous avions été à Mada. Si l’ampleur de Coconut Water à Battambang nous a semblé bien inférieure à celle de Bel Avenir à Tuléar, le fonctionnement est globalement le même. En plus de proposer une éducation extra-scolaire, la fondation apporte une bourse à un certain nombre d’enfants issus de familles en difficulté. Cette bourse permet aux bénéficiaires d’obtenir une scolarisation qui leur serait inaccessible autrement, faute de moyens financiers. La plupart des familles bénéficiaires sont des familles dont les parents ont quitté le foyer pour aller trouver du travail en Thaïlande, ou dont les parents divorcés n’ont plus la charge de leur enfants. Les tragiques actions meurtrières menées par les Khmères Rouges il y a une quarantaine d’année ont également considérablement affaibli et réduit les effectifs de certaines familles. Ces enfants sont donc souvent éduqués par un seul grand-parent, une tante, voire une voisine. La bourse apportée est loin de changer radicalement la situation difficile de ces familles, mais apporte une opportunité à ces enfants qui n’auraient eu de choix que de travailler très jeune pour subvenir aux besoins familiaux.

Sans être aussi extrême que certains quartiers de Tuléar, la situation de certaines familles rurales des alentours de Battambang est particulièrement difficile pour deux raisons. La plupart de ces familles ne dispose pas de terre, dans une région à grande majorité agricole où l’on cultive le riz, la canne à sucre et l’hévéa. On se débrouille avec un petit potager, quelques poules, et des petits travaux à effectuer au marché du village. La seconde raison est que la détresse de ces familles n’est pas évidente à déceler car elles vivent en général dans des villages dans lesquels on vit correctement, à en voir les motos et tracteurs que l’on croise. Aucune des familles que nous avons rencontré n’avait accès à l’eau courante, et se voient donc contraintes de consommer l’eau de pluie, stockée dans des petites citernes durant la saison humide. On se lave alors avec de l’eau pompée depuis une rizière, avec les nombreux risques parasitaires que cela engendre. Lors de la saison sèche, on doit aller chercher plus loin de l’eau que l’on filtre ou que l’on bout, en fonction des moyens disponibles.

La modeste contribution apportée par Coconut Water à ces familles permet donc à ces enfants de disposer de fournitures et d’un uniforme, et donc une intégration totale. Et le résultat est là. A l’école, impossible de deviner qui est bénéficiaire ou non.

Le second volet de notre bénévolat s’est axé sur l’aide extra-scolaire apportée par les quatre éducateurs de la fondation. Au menu, cours d’anglais, d’informatique, de dessin, atelier recyclage. Le tout se terminant généralement par des jeux, éducatifs lorsque c’est possible. Notre présence a d’abord beaucoup intrigué les enfants, puis les a amusé. Mais la timidité des cambodgiens ne nous a pas apporté la même ferveur que les petits malgaches. En revanche, nous avons été impressionné par l’aptitude de certains à savoir jongler entre les alphabets khmer et latin. Nous avons eu le sentiment que ce sont des enfants très appliqués et sages.

Demain nous nous dirigeons vers Phnom Penh, la capitale où nous resterons quelques jours avant mettre le cap au nord vers le Laos.

On vous embrasse fort.

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Students in class
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Scholarship family
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Computer lesson
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Playing games
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Une réflexion sur “Volunteering in Battambang

  1. Trop fort! c’est Michel qui donne les cours et Maria qui joue!! Bah bravo!! La cuisine locale semble toujours aussi sympa!
    On pense bien à vous. Pleins de gros bisous

    J'aime

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