Angkor

Sin palabras nos hemos quedado estos días visitando Angkor. Y como una imagen vale más que mil palabras, aquí os mostramos algunas…

Nous venons de passer quelques jours à Siem Reap, plus particulièrement à la découverte des temples d’Angkor. Nous avons eu chaud, très chaud. Plutôt que de longues palabres, on vous laisse découvrir à travers quelques clichés assez typiques (« so cliché »). Demain on prend un bateau qui nous amène à Battambang pour commencer deux semaines de volontariat avec Coconut Water.

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Magic sunset
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Photo-shooting!
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Angkor Wat!!
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Mother nature taking back its place
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Again…
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… et Angkor!
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Majestic entrance of Angkor Thom
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How many faces of Buddha can you find?

South of Thailand

Allongé sur une couchette qui tangue et nous berce langoureusement, je prends quelques minutes de notre traversée en ferry pour vous conter nos paisibles aventures sur l’île de Ko Tao. Ko Tao est la plus petite des trois îles thaïlandaises situées dans le golfe de Thaïlande. Cette dernière est particulièrement connue pour la plongée et le snorkeling (masque et tuba). Nous la choisirons davantage pour sa petite taille. Nous sommes finalement restés cinq jours sur cette île paradisiaque. La météo a priori non favorable nous a été finalement très favorable puisque la température était absolument parfaite, de jour comme de nuit, que nous n’avons pas eu de pluie ni de vent, et surtout, SURTOUT, que nous étions presque seuls sur les plages et dans l’eau, basse-saison oblige !
Nous avons passé ces cinq jours en compagnie d’Astrid et Antonin, un couple franco-mexicain que nous avons rencontré sur le ferry qui nous a débarqué sur l’île. Rapidement nous nous rendons compte que nous avons beaucoup de points communs. Astrid et Antonin entament le dernier quart de leur année de voyage, tandis que nous terminons le premier quart du notre (et oui déjà). Ensemble, nous dénichons deux chambres dans une petite guesthouse au cœur d’une petite crique au sud de l’île. Nous avons pratiquement les pieds dans l’eau.
Nous prenons notre temps à Ko Tao. Le temps semble s’écouler différemment ici.
Nous logeons donc au bord d’une sorte de piscine naturelle d’eau salée, turquoise, chaude et limpide, dans laquelle vivent poissons multicolores, coraux, anémones et autres éponges aux formes rigolotes. Maria profite de la situation privilégiée de l’île pour s’offrir un baptême de plongée. Pour ma part, je me contente du masque et tuba que je me trimballe depuis le début du voyage dans le sac à dos. Quel spectacle. On nage dans un aquarium. Le moment est magique.
Le lendemain, nous louons deux kayaks avec nos nouveaux amis A&A pour partir à la découverte des paysages sub- et sous-marins des criques alentours. Nos yeux se régaleront toute la journée, jusqu’au crépuscule avec le reflet d’un ciel qui s’enflammera pour disparaître dans la nuit calme de ce petit paradis.
Le matin nous nous faisons réveiller par la cacophonie d’une ensemble d’oiseaux et de geckos (si, si) aux chants improbables et surtout très matinaux…

Après avoir échangé nos coordonnées, nous finissons par faire nos adieux à Astrid et Antonin, et nous nous dirigeons vers le sud du pays. Nous arrivons à Krabi après avoir été traité comme du bétail dans le bus pour touristes dans lequel nous avons été chargés. Mais qu’importe, nous fuyons cet espace malsain des bus privés pour nous diriger vers la gare de bus publics et continuer notre périple vers le parc national de Phang Nga (prononcer « Panga »). En plus de coûter beaucoup moins cher, ce qui nous plait lors de nos voyages en bus public, c’est le contact (même bref) avec les locaux. Nous échangeons des sourires. Une fois à bord, nous remarquons que le bus était déjà complet. On se serre alors pour nous offrir un bout de fesse sur une banquette, jusqu’à ce que quelqu’un descende. On nous offrira même un paquet de biscuits, comme pour se faire pardonner de nous avoir fait asseoir sur un demi-siège ! Nous sommes très touchés par ce geste.
Nous nous lançons dans une excursion a priori « attrape-touriste », en bateau dans la baie de Phang Nga. Nous comptons sur la basse saison pour nous offrir une expérience correcte. L’excursion se passe sur un long-tail boat, une sorte de grande pirogue sur laquelle est fixée un moteur de bus sans pot d’échappement. Le moteur entraine une petite hélice fixée au bout d’un long axe que le conducteur plonge sous la surface de l’eau. Ca pétarade, ça éclabousse, et ça propulse à vitesse grand V sur l’estuaire à marée basse. Nous traversons la mangrove, nous longeons des falaises de calcaire orange et gris, desquelles descendent des stalactites et colonnettes. Au niveau de l’eau, la falaise est rongée par les vagues qui s’engouffrent avec puissance dans des petites grottes sombres. Nous passons devant l’île dite « James Bond Island ». Clic.
Nous sommes le dimanche 16 octobre, nous nous dirigeons vers Tonsai Beach. Cette petite crique, accessible en long-tail uniquement, nous donne l’impression d’être en isolement complet. Entourée de falaises magnifiques, et remplie de cocotiers, le site a un petit air de paradis… des grimpeurs ! Il faudra revenir.
Une fois la marée basse, on peut marcher jusqu’à la crique d’à côté. Cette belle balade durera une bonne quinzaine de minutes et sera l’activité de la journée ! Autant dire que ces quelques jours sont de tout repos. Il faut aussi dire que le ciel ne nous a laissé que quelques fenêtres météo seulement, et que l’humidité sature de jour comme de nuit.

Nous sommes aujourd’hui de retour sur le littoral accessible par la route, dans une sorte de cité balnéaire qui ressemble à Juan-les-pins, mais avec des petites gargotes où l’on prépare au BBQ ou au wok des délices indescriptibles. Mélange parfait de sucré, salé, épicé, acidulé, souvent à base de lait de coco, citronnelle, cacahuètes, fruits tropicaux, fruits de mer, et accompagné de riz ou de nouilles gluantes.

Nous quittons demain la Thaïlande pour le Cambodge. Nous avons été très agréablement surpris par ce pays dont nous avions des aprioris négatifs à l’égard du tourisme de masse dont il jouit et souffre à la fois. Nous avons eu un aperçu d’une Thaïlande authentique, souriante, et très généreuse. Ca tombe bien, on reviendra en Thaïlande après le Laos.

El sur de Tailandia nos encandila… Hay que decirlo, venía con muchos a priori, de que es un sitio hyperturístico, pero este país tiene todo para hacerte sentir bien. Desde el clima perfecto, playas paradisiacas, comidas que despiertan las papilas y gentes amables…
Cierto, en algun lugar, nos hemos sentido tratados como ovejas, pero desde que sales del circuito turístico, la gente es un primor. Un día en un autobus, una señora hasta me ofrecio unos dulces…

Cuando aterrizamos a Bangkok el primer día nos sentimos bien. La ciudad nos parece ordenada, silenciosa (los coches no claxonan), y empezamos a descubrir sus delicias culinarias con el pad thai al mediodía (noodles de arroz con tofu, soja y cacahuetes). Por la noche cenamos en un mercado en la calle con numerosos puestos… Un verdadero placer!!! Entre brochetas de gambas, calamares, arroz, infinidad de platos cocinados con múltiples especias, leche de coco, frutas exóticas, nos perdemos en el paraíso!!!
Pasamos la noche en un bus + barco para dirigirnos a Ko Tao, una isla en el sureste de Tailandia. Ko Tao, o isla de la Tortuga es una isla ideal para el snorkel y el buceo.
En el barco conocemos a Astrid Y Antonan, una pareja franco-mexicana con la que simpatizamos immediatamente. Por suerte para nosotros se convierten en nuestros vecinos en el hotel. Y los 3 dias iniciales en Ko Tao se convierten en 5, y podríamos habernos quedado alli hasta el fin del viaje…
Los dias pasan entre nadar en aguas cristalinas, snorkeling entre peces multicolores, kayak, charlas y alguna que otra cerveza.
Pruebo a hacer mi primer curso de buceo. Me encanta la sensación de estar dentro del mar con los peces, pero lo de la botella con el aire… me parece un poco lata. Asi que salgo super contenta de haberlo intentado pero no creo que se convierta en mi pasión.
Ko Tao nos descansa el cuerpo (tras Nepal) y el alma. Estamos contentos de parar un poco y de sentirnos « como en casa », de encontrar amigos de pocos dias con los que te sientes como si los conocieras de toda la vida…
Pero el viaje sigue, y partimos rumbo a Phang Nga. Alli pillamos un barco para descubrir las immensas rocas en aguas entre dulces y saladas, la imagen que tenía de Tailandia… Y no nos decepciona.
Finalizamos el periplo playa en Tonsai, una playa con tintes hippies, donde hay pocos turistas y unas vistas increíbles… Tenemos algunos momentos de lluvia intensa, pero eso aumenta el encanto de este sitio. Nos decimos que estamos super contentos de haber venido en temporada baja, porque los paisajes vistos, habrian sido menos mágicos con un millon de turistas.
Asi que la conclusión de estos 10 dias en el sur de Tailandia es muy positiva. Mañana partimos hacia Siem Reap para visitar los templos de Angkor, uno de mis sueños.

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Kayak pause
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Chilling out in Ko Tao
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Good diving (te l’has comi’o)
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Sunset on Ko Tao
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Phang Nga Bay
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Nyamiiii (miam miam)

Namaste Nepal!!

Nous sommes à Katmandou et attendons notre vol pour Bangkok. Nous avons passé quelques jours reposants ici. Nous avions bien besoin de ça. J’aurai mis presque quatre jours à me remettre du choc climatique de notre retour à la chaleur humide tropicale de Pokhara. Nous avons donc flâné tranquillement dans les rues étroites et sonores de Thamel, le quartier où nous dormons. C’est le quartier général de tous les trekkeurs (et donc quasiment tous les touristes). C’est un quartier totalement développé pour le tourisme. On y trouve des centaines de boutiques de souvenirs, de matériel de montagne, d’agences touristiques, de bureaux de change, etc. On se fait systématiquement interpeler après quelques pas pour nous proposer un taxi, une excursion, ou un hôtel. Plus au sud, nous sommes allés à Durbar square. C’est un lieu fort, marqué par un nombre de temples assez incroyable, et malheureusement très touché par les séismes de 2015. La plupart des édifices encore debouts sont renforcés par des poutres de bois afin qu’ils ne s’effondrent pas d’une minute à l’autre.

Nous avons également fait un crochet par Bhaktapur, cité historique de la vallée de Katmandou, située à une heure de bus vers le sud-est. Cette cité possède un nombre de temples assez incroyable, mais à l’inverse de la capitale, ces derniers font partie de la vie de la ville, et les temples semblent avoir été moins touchés par les secousses de l’année dernière. Ce sont hélas les habitations qui ont payé le prix fort des dégâts et la reconstruction risque de durer plusieurs années. Rares sont les rues que l’on traverse sans rencontrer sans un tas de briques ou de gravats d’un immeuble en démolition ou en construction. Mais la vie semble avoir repris sont cours. Les coqs chantent, les motos klaxonnent, les enfants jouent, les charettes de fruits et autres sandales circulent, et les plus agés sont assis sur un petit tabouret à regarder tout cela passer.

Notre aperçu du Népal sera donc très succin finalement, et l’immersion de ces trois semaines restera plutôt himalayenne que népalaise, car nous n’avons pas eu la chance de rencontrer autant de locaux comme nous avions pu à Madagascar. Mais quelle immersion himalayenne ! La prochaine sera Thaï, donc très différente, alors à très vite !!

Y aquí estamos, unas horas antes de tomar el avión hacia un nuevo destino…
Estas 3 semanas en Nepal han sido intensas y han pasado bastante rápido. Tras las 2 semanas a través de los Annapurnas, decidimos bajar el ritmo y descubrimos Katmandú y Bhaktapur. Bhaktapur es una capital histórica de Nepal, llena de templos y vestigios. Una de las cosas que más nos marca son los efectos todavia visibles en algunos monumentos históricos y sobre todo en los edificios, del terremoto de 2015. Vemos a la gente reconstruyendo las casas. Estos nepalíes, que siguen impresionándonos por su fuerza y su entereza…
Bhaktapur nos gusta. Es una ciudad turística, pero muy auténtica. Disfrutamos de dos días callejeando, sentándonos en una esquina, y viendo la vida pasar. Es una ciudad muy viva, alegre, hay múltiples representaciones religiosas. (Entre ellas una especie de fanfarra que nos despierta cada día a las 4 de la mañana :p)
Pero estamos contentos de estar en esta ciudad.
Estos dias también encontramos a Joanna y Miguel, unos amigos que empezarán el trekking del Annapurna. Es divertido verse en Katmandu e intercambiar impresiones. A por ello!
Y empiezo a acostumbrarme a Katmandú, a los cláxones que nunca paran, a su bullicio, y empiezo a pensar que estas 3 semanas han sido geniales, pero tengo la impresión de que hay un Nepal detrás de toda la parte turística que no hemos tenido tiempo de descubrir. Algo más profundo, más intenso, algo que se percibe pero que no se deja ver tan fácilmente…
Espero volver algun dia a este país con más tiempo para descubrirlo… En todo caso, nos vamos muy contentos de la experiencia vivida, más fuertes, más seguros, y con ganas de seguir descubriendo….

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Bhaktapur temple
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Reconstruction of Bhaktapur
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Huuuge prayer wheel
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Beautiful Katmandu

Annapurna experience

Cuando hace unos meses estábamos en nuestra casa en Metz hojeando la guía de Nepal y le dije a Michel « hay un trekking en los Annapurna, parece majo, quieres que lo hagamos? » no sabía donde me estaba metiendo exactamente :p
En resumen, 12 días andando entre 5 y 9 horas, subiendo y bajando valles, montañas, cruzando pueblos nepalies donde vemos la vida pasar… Hemos pasado desde el calor y la humedad de los primeros días a baja altitud al frío extremo al ir ascendiendo. Y todo ello para llegar a un punto culminante, el Thorung la Pass situado a 5416m de altitud.
No puedo llamar estos 12 días de caminata, o trekking, porque han sido mucho más que eso. (lo siento pero me voy a poner un poco filosófica).
El circuito del Annapurna ha sido un APRENDIZAJE ante todo:

Aprendizaje FISICO:
Estos dias he aprendido a escuchar a mi cuerpo.
Una de las razones fue un resfriado que pillé el tercer dia y que me hacía avanzar cada día pero sin estar al 100% y sin disfrutar verdaderamente del camino. Gracias amigas, especialmente Amparito por las palabras que me escribisteis  » cuando estés cansada o tengas frio, cogénos de la mano » ( lo he hecho en más de una ocasión estos días)
Los que me conoceis sabeis que soy bastante cabezota, pero al final, decidi hacer un día de descanso. Qué liberacion!! Ese día me permitio recuperarme y disfrutar del entorno donde me encontraba. Pude recuperar fuerzas y seguir el camino con energía renovada.
Otra de las razones para escuchar al cuerpo es el mal de montaña. Durante los 12 dias, pasamos 10 ascendiendo, aclimatando al cuerpo poco a poco a la altura, pero en algunos casos puede darse el mal de montaña. Los síntomas son vómitos, dolor de cabeza, mareos… Si descendemos rápidamente, no hay ningún problema. Pero si no escuchamos al cuerpo y seguimos ascendiendo, puede tener consecuencias mortales. Increible la cantidad de gente que quería llegar tan rápido a la cima que no permitía al cuerpo aclimatarse a la altura y ponian en riesgo su salud…
Conclusión: Escucha a tu cuerpo y sigue su ritmo, no seas tú el que se lo imponga. Aprende a parar y a disfrutar del descanso y el camino.

Aprendizaje HUMANO:
A lo largo del camino nos vamos cruzando y encontrando en los albergues con distintos tipos de personas, como en la vida diaria. Desde personas tóxicas, o personas invasivas que ocupan todo el espacio a personas maravillosas que nos hacen sentir bien y descubrir cosas nuevas.
En esta experiencia aprendimos, que lo mejor es evitar a las personas toxicas. A veces, aunque queramos, es imposible, están ahí, así que hay que aprender a convivir con ellas e intentar que nos influyan y nos tomen lo mínimo de energía.
Por el contrario hemos conocido a gente estupenda, entre ellas un grupo de 3 mujeres (una rusa, una canadiense y una nepalí) que nos impresionaron con su fuerza y con su buen humor. Este tipo de personas son las que nos alegran la vida, las que hacen que el camino sea mas agradable. Mila (una rusa que habla español con acento sevillano) ha vivido en Nepal, y un día nos propuso observar una ceremonia de monjes budistas en un templo. Fue un momento absolutamente mágico!!!
Conclusión: Aléjate de las personas que ocupen tu espacio o tomen tu energía, aprende a que no te influyan y acércate a aquellas que te hagan sentir bien.

Aprendizaje MENTAL:
Al iniciar el circuito teníamos una idea de los días que ibamos a andar, de la altitud, del objetivo…
A medida que los días pasaban, aunque nos ibamos acercando al objetivo, también aumentaron mis dudas y miedos. Merece la pena luchar tanto por este objetivo? Y si me doy media vuelta? Ademas me impuse hacerlo en unos días determinados.
Pensé bastante en una frase que dice algo asi como « Lo importante no es la rápidez de los pasos, sino la dirección »
Todo mejoró a partir del día que decidimos hacer un descanso, romper con lo impuesto, seguir nuestro ritmo y decidimos que la prioridad era hacer el camino disfrutándolo. Si conseguiamos pasar Thorung la Pass mejor que mejor, haríamos todo lo posible por conseguirlo, y aceptaríamos las cosas inesperadas que nos lo dificultan, pero la prioridad es Disfrutar del Camino
Al final, una vez más relajados, conseguimos sacar una fuerza que no sabíamos que teníamos.
El momento en que pasamos Thorung la Pass fue mágico. Tuvimos la sensación de haber conseguido algo grande, de haber superado los obstáculos y de recibir una gran recompensa. Nos sentimos fuertes.
Gracias Michel por haber aligerado mi mochila (en sentido literal y figurado)
Conclusión: lucha por tus objetivos, es normal tener miedo o perder la esperanza a veces, pero sigue luchando… Y lo más importante, disfruta de la lucha!!

Este post va dedicado a todos los que llevan a cabo una batalla diaria por seguir adelante, por los pequeños y los grandes logros. Y en especial a mi amiga Fina, que sin mover las piernas, es una guerrera a la que admiro profundamente.

De retour dans la poussière et le bruit à Katmandou, après une dizaine d’heures passées dans un bus sans suspension (les cervicales s’en souviennent) et semi-climatisé (alternance de 35°C humide et soufflerie à 15°C), il est grand temps de vous relater quelques anecdotes de notre expérience du circuit des Annapurnas.

Nous nous sommes mis en marche le 18 septembre depuis Bhulbhule (alt. 840 m) au petit matin d’une nuit sous les trombes d’eau (la mousson peut durer jusqu’à début octobre ici). Mais par chance nous pouvons marcher au sec. Du moins sans pluie, car l’humidité est accablante ! Durant la dizaine de jours d’ascension vers le col du Thorung La nous suivrons un énorme torrent glaciaire, puissant et chargé de limon. Les « collines » qui nous entourent frôlent déjà les 4000m voire 5000m pour certaines. Le midi nous nous arrêtons dans une Tea House pour commander un plat, qui prend généralement entre 30min et 1h pour être servi, donc il ne vaut mieux pas penser au « petit picnic sans se refroidir ». Tout au long du circuit, le menu sera identique, et nous avons grosso modo alterné entre un délicieux Dhal Bat ou un plat de pâtes aux légumes (parfois en soupe dans les épapes les plus fraîches). Le Dhat Bat (littéralement, riz aux lentilles) est servi sur une grande assiette sur laquelle une montagne de riz est entourée d’un petit bol de potage aux lentilles, quelques légumes sautés au curry, une sorte d’une énorme chips (très croustillante si on la mange vite) et parfois quelques crudités. L’avantage stratégique du Dhal Bat pour un trekkeur est que ce plat est resservi à volonté, et qu’il est même mal perçu de refuser un deuxième service. Parfait donc pour les grosses faims après une grande journée de marche.

Le vert presque fluo des rizières qui nous entourent nous accompagnera les deux premiers jours, pour venir progressivement basculer en magnifiques côteaux de bambous et de chanvre « olfacif ». Le qualificatif anglais de « mauvaise herbe » prend tout son sens dans cette vallée. Après une seconde nuit passée à Jagat (alt. 1280 m), nous nous dirigeons vers Danaqyu. Ou plutôt, en direction du nord, puisque nous ne savons en général pas le matin dans quelle ville nous dormirons le soir. Nous laissons nos jambes et notre moral rythmer nos étapes. Mais nous sommes en avance sur l’itinéraire « type », alors cela nous rassure.

Au départ de Danaqyu (alt. 2200 m), nous savons qu’un dénivelé raide nous attend dès l’aube. Ce que nous savons pas, c’est qu’il se fera en partie dans une forêt pleine de boue, et que la carte que nous avions achetée à Katmandou n’est pas à jour. Heureusement après quelques minutes d’hésitation, on se fait rattraper par d’autres personnes qui ont une carte à jour et qui nous confirment le chemin. (Vous l’aurez compris, nous n’apprécions pas tellement Katmandou). La sortie de la forêt se passe avec une vue extraordinaire sur le Manaslu (alt. 8163 m), 8e plus haut sommet. Nuit à Chame (alt. 2710 m), où nous découvrons les premiers moulins à prières tibétains, qu’il faut contourner par la gauche, et faire tourner dans le sens horaire avec la main droite, si l’on souhaite que les mantras soient récités correctement.

A partir de Chame, le paysage change. Les parois qui nous entourent sont plus sèches et les pins occupent l’espace. Sur le chemin, nous faisons la connaissance de Mila (russe), Mary (canadienne) et Jinnie (népalaise vivant au canada). Nous sympathisons pendant le repas de midi. Mila nous impressionne par son humilité et ses exploits que nous découvrons au cours de la discussion. Au hasard, nous nous retrouvons dans le même hôtel le soir ! Les filles nous proposent d’assister avec elles à la cérémonie quotidienne dans le temple bouddhiste du village d’Upper Pisang (alt. 3310 m). Nous acceptons évidemment volontiers et passons un moment très fort. Nous nous sentons privilégiés.

Nous continuons notre ascension lente à travers des pinèdes plus clairsemées, au vu de l’altitude. Nous atteignons Manang (alt. 3500 m). Cette étape nous a offert un des plus beaux spectacles pour la vue, mais nous avions largment sous-estimé le nombre d’heures de marche. Nous resterons 2 nuit à Manang pour l’acclimatation, avec une petite balade pour prendre de l’altitude.

A partir de Manang, la dernière ligne droite vers le col commence à se faire sentir. Il nous reste 3 étapes jusqu’au fameux Thorung La. Nous nous arrêterons à Yak Karka (alt. 4000 m). Malheureusement, les soirées sont fraîches et le petit rhume que nous avions attrapé quelques jours plus tôt commence à s’empirer et menace de nous mettre KO tous les deux. Nous avons une chambre avec vue magnifigue sur l’Annapurna III (alt. 7555 m) et le Gangapurna (alt. 7455 m), alors nous décidons de faire une journée de repos, qui, en plus, ne peux être que favorable à notre acclimatation. L’arrivée à Thorung Pedi (littéralement « pied du Thorung », alt. 4450 m) est somptueuse. Le lodge est situé au coeur d’un magnifique cirque, et nous nous préparons moralement à avaler les +1000/-1600 m qui nous attendent pour le lendemain.

Départ à l’aube, à la frontale, à l’attaque d’une pente raide qui nous ammènera au plateau. Nous adoptons le lent rythme d’un porteur qui nous paraissait sympathique. Cette idée se révélera payante, puisque nous atteingnerons le plateau (marqué par le High Camp, alt. 4900 m) en une heure seulement, sans le moindre signe de mal d’altitude. La lente ascension essouflante du plateau durera 3 heures, pour enfin atteindre le graal : le Thorung La pass (alt. 5416 m).
L’émotion est forte. Nous avons le sentiment d’être arrivé à un aboutissement. Même si nous savons que la descente qui nous attend n’est pas à prendre à la légère, la joie qui nous habite à ce moment là est énorme. Nous nous serrons fort l’un contre l’autre. Je suis extrêmement fier de Maria et d’avoir réussi ensemble. Nous pensons à tous nos proches. Le temps d’une étreinte avec quelques compagnons de marche rencontrés sur le chemin, une photo souvenir, et un léger mal de tête commence à nous indiquer qu’il faut regagner les basses altitudes.

Nous atteignons Muktinath (alt. 3800 m) avec beaucoup de fatigue, et un grand bonheur. Nous sommes dans la région du Mustang. Le paysage change. La végétation est très rase, le sol sableux semble se déliter à chaque pluie pour donner des formes magnifiques. Les arbres jaunissent et les cîmes Himalayennes se dégagent de temps à autre entre les nuages. Nous atteignons Kagbeni (atl. 2700 m), petit village médiéval, authentique et charmant, puis Jomsom (alt. 2600 m), centre d’activité principal de la vallée, désservi par la route, poussiéreux et peu agréable. Nous nous payons le luxe d’un retour en bi-moteur vers Pokhara (alt. 900 m) en 15 min. Ce sera notre attraction touristique au Népal, et nous ne regrettons vraiment pas notre choix. Le survol de la vallée avec vue sur ce superbe massif était un pur délice. Pokhara est une ville calme et reposante, qui borde un lac, avec des faux-airs d’Annecy. Nous y restons deux jours, avant de prendre notre fameux bus (sans suspension), et retrouver les affaires que l’on avait laissées à la consigne à Katmandou !

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Rice and river
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Prayer wheels
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Amazing pine landscape
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Buddhist celebration
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View on Himalaya
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We did it!!
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Mustang landscape