Namaste ! 

Namaste🙏 ! We landed this morning in Nepal. Just one day to make some administrative stuff and to buy the last details across the crazy rush of Katmandou. Noise, dust, colors, warmness. Tomorrow we head towards Besisahar for starting the Annapurna circuit. No internet for about 2 weeks, so be patient for the photos  : )

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Côte Est et retour à Tana

Nous quittons la RN7 le lundi matin en direction de Manakara. Nous découvrons rapidement le climat tropical humide de cette région par un changement brusque de végétation. La savane jaune et latérite rouge deviennent soudainement un océan de feuillus, lianes, palmiers et bambous. Nous profitons du parc de Ranomafana pour y découvrir quelques lémuriens dits sauvages. Bien que les bêtes ne soient ni parquées ni nourries, le sentier très balisé et les coups de fils de notre accompagnateur avec ses éclaireurs sans cesse brident légèrement l’effet de surprise et de découverte. Cela dit, vue la superficie du parc, il faudrait certainement marcher une semaine pour avoir la chance de recontrer un seul groupe de primates au hasard… Sentiment mitigé donc concernant la visite, mais l’immersion dans la jungle était une belle découverte.

Mardi nous filons à Manakara, ville côtière bordant l’Océan Indien. La ville est traversée par le fameux Canal des Pangalanes (mot issu d’un mot signifiant « corvée » en dialecte local). Ce canal a été construit parallèlement à la côte afin de faire circuler les marchandises sur une distance de 700km, tout en évitant l’océan et ses conditions de navigation difficiles. Le canal n’a malheureusement pas été entretenu depuis les années 1960 et n’est donc plus navigable dans son intégralité. Il est composé de parties naturelles (lagons, estuaires), et de parties artificielles, partiellement ensablées. Le canal est bordé de roseaux, d’oreilles d’éléphants (sortes de petits bananiers sans banane), et d’arbres du voyageur. L’arbre du voyageur (ravinala en malgache) ressemble à un palmier plat avec des feuilles de bananier… Il s’appelle ainsi car il contient naturellement de l’eau potable en quantité importante dans son tronc, et servait donc aux voyageurs pour s’hydrater. Petite promenade en pirogue sur le canal, qui se termine par un délicieux picnic constitué de tranches de thon blanc grillé, crevettes à l’ail, riz, et aubergines amères. Le tout évidemment issu de la pêche du matin (sauf le riz et les aubergines), et préparé au feu de bois dans la pirogue (si, si).

Mercredi et jeudi, nous avalons les kilomètres pour remonter vers la capitale. Nous nous arrêtons le midi pour déjeuner dans un hotely (petit bistro rapide de bord de route où on prend généralement une viande en sauce avec du riz), puis dans l’après-midi pour déguster une « pomme-canelle » achetée sur le bord de route. La pomme-canelle est un fruit tropical qui n’a ni la forme de pomme ni le goût de canelle ! La chair ressemblerait plutôt à un yaourt et contient des gros pépins de la taille d’une petite olive. Les paysages défilent, nous remontons sur les hauts plateaux (alt. 1400m à 1600m) et la fraîcheur se fait ressentir. La route tourne, les nids de poules sont parfois tellement nombreux qu’il est plus simple de rouler à côté de la route sur une piste improvisée.

Vendredi soir, hébergement inattendu à Antsirabe. Notre chauffeur Aurélien a entendu parler d’une petite ferme-chambre d’hôte tenue par une vazaha suisse, et il nous propose d’aller voir si ça nous plait. Nous acceptons par curiosité et nous ne sommes pas déçus. Mme Bety a décidé pour sa retraite de tenir une ferme dans laquelle elle produit du fromage avec une 50aine d’employés de la région. Nous soupons le soir avec Aurélien et Mme Bety dans une atmosphère très conviviale, et nous goûtons à la crème glacée à l’avocat (faite maison évidemment). Nous admirons Mme Bety par l’audace de son projet et sa générosité.

Samedi, jour faire nos adieux à Aurélien, avec qui nous avons partagé beaucoup de moments durant la découverte de ce pays magnifique. Nous avons partagé notre dernier déjeuner dans un hotely très typique de bord de route, dans lequel j’ai tenté les tripes de zébu. Belle découverte, même si elle n’a pas détrôné la langue de zébu. Après une visite rapide de la capitale, puis quelques heures à suer dans les embouteillages, nous voici de retour au point de départ, à l’auberge du Cheval Blanc qui jouxte l’aéroport international. Nous profitons de ces quelques heures qu’il nous reste pour potasser un peu notre prochaine destination : le Népal !

Ultima semana en Madagascar. Hemos decidido ir hacia el Este para ver otra faceta del país. En esta zona Madagascar nos muestra su cara tropical, el paisaje se llena de palmeras, de árboles del viajero, y de un color verde intenso.
Llegamos a Manakara para descubrir el canal de Pangalanes, pequeno paraíso terrestre y acuático. Pasamos un día surcándolo en una piragüa llevada por cuatro remeros y un guía que nos habla más de la situacion del pais que del canal, y que nos inspira un poco de compasión. Patrice tiene 60 años y ha pasado toda su vida siendo activo para desarrollar el pais. Nos cuenta que ha propuesto proyectos para desarrollar el canal (del que nadie se ocupa de su manutención), ha participado en ONGs para conseguir que el agua llegue a toda la población… Pero ahora tenemos la impresión de que está cansado y no cree en el futuro de su país. Espero que sea cosa de la edad y que las nuevas generaciones sigan luchando por esta isla, rica en recursos pero mal gestionada.
A pesar del pesimismo de Patrice, conseguimos apreciar la belleza del canal. Con el ritmo tranquilo de la piragua pasamos delante de pueblos y vemos la vida pasar… Es un día muy agradable. Terminamos haciendo un picnic con productos frescos del mar comprados a los pescadores y pasamos la tarde tumbados en la playa del océano Indico. Todo un lujo 🙂
El resto de la semana la pasamos volviendo hacia Tana. Los días pasan en el coche y tenemos bastante tiempo libre cuando llegamos a las ciudades.
Esto nos permite asimilar todo lo vivido en Madagascar, los reencuentros, los paisajes… Empezamos a despedirnos lentamente del pais (« mora mora » « poco a poco »), como los malgaches…
Todavía nos llevamos una buena sorpresa al pasar la noche en una especie de granja llevada por Betty, una suiza que decidió instalarse en Antsirabe al jubilarse. Betty tiene 80 años y una fortelaza y brillo en los ojos que me impresionan. Lleva 16 años en Madagascar y ha conseguido crear una miniempresa que da trabajo a 50 personas. Le pregunto si la clave de esta juventud eterna es dedicarse a lo que realmente le gusta y me responde « Evidentemente… »
Y ahora sí, parece que esto se termina… He visto muchas cosas pero tengo la sensación que quedan muchas cosas por ver. El país es enorme… Tal vez una segunda vuelta al mundo para la jubilación? :p
Empezamos a pensar en el siguiente destino…

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Canal des Pangalanes from the pirogue
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Travellers’ tree (ravinala)
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Indian ocean
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Typical street
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Typical hotely
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Isalo – Andringitra

Y como esperábamos la primera semana en Madagascar como turistas no nos defrauda.
Tengo la cabeza llena de bellos paisajes y de bellos reencuentros. Empezamos con Aurelien, el conductor que nos guiará durante estos 15 días. Nos hace sentir cómodos desde el primer momento.
El martes visita del parque del Isalo con un guía local, Bernard, que nos cuenta mil historias sobre las tradiciones del país, todo ello mientras andamos todo el día entre montañas que nos hacen pensar en el Far West, nadamos en una piscina natural y comemos rodeados de lemures.
El jueves iniciamos un trekking de 3 días para alcanzar el Pico Boby, la 2a montaña más alta de Madagascar y la 1a accesible. Llevamos con nosotros dos guías (Rivu, guia de JB trekking y Joseph, guía local que vive en un pueblo del parque Andringitra) y dos acompañantes que llevan la comida para los 3 días (otro de nuestros acompañantes es una gallina viva Margherite, que formará parte de nuestra cena el segundo dia) (Lo siento Edu) . Iremos acampando durante el camino. Subir al pico Boby es uno de los sueños de Michel, así que nos disponemos a realizarlo.

Nos quedamos impresionados con la fortaleza de nuestros acompañantes que duermen en chanclas y con una pequeña manta y al día siguiente siguen sonriendo y más frescos que una rosa. Michel y yo dormimos con mil capas, pero hemos venido bien preparados.
El segundo día iniciamos la ascensión al pico Boby, hace frío y hay bastantes nubes, pero conseguimos llegar. Estamos muy contentos, pero no podemos disfrutar de la vista, porque hay muchas nubes. Cuando descendemos media hora, el cielo se descubre y el guía propone a Michel volver. Así que les dejo iniciar la 2a ascensión del pico 🙂 Sueño conseguido!
Estos 3 días han estado cargados de buenas sorpresas, de paisajes increíbles, de mucho andar y de muchas risas. Pasamos el camino contando adivinanzas, anecdótas. Les enseño un poco de español a los guías. Joseph aprende a contar hasta cien! Está super contento! Y entre uno… dos… tres… pasan estos 3 días que nos hacen retener la lagrimita al despedirnos de los guías.
El domingo lo pasamos en un camping en la base del pico Camaleón, piscina natural y descanso por la tarde para prepararnos para esta última semana por el país.
Vivimos a tope cada momento porque tenemos la sensación de que esto pasa rapido!! Hasta pronto!!!

Départ lundi matin en 4×4 avec Aurélien, notre chauffeur-guide. Nous reprenons la RN7 vers le nord, mais avec un niveau de confort bien supérieur à celui du taxi-brousse. Sensation étrange de devenir « Touriste avec chauffeur », après une expérience d’immersion aussi forte telle que nous avons pu avoir avec Bel Avenir. Mais au vu des 15 jours qu’il nous reste et les temps des transports très longs, nous ne regrettons pas notre choix. Aurélien est très agréable, calme et nous aiguille très bien dans les choix des choses à faire ou à voir. Nous nous arrêtons de temps en temps sur la route pour acheter des tamarins (fruits du tamarinier…), une papaye vendue en bord de route, ou pour goûter les meilleurs « sambos » (sorte de samossa malgache) du pays dans un petit patelin que lui seul connaît. Son expérience est précieuse.

Après un premier jour sur la route, nous attaquons une randonnée dans le parc national de l’Isalo, en compagnie de Bernard notre guide local (obligatoire) pour la journée. Bernard a la cinquantaine, une petite moustache, un chapeau, et surtout une culture très riche. Nous avons appris autant de choses sur le parc et sa formation géologique, que sur sa famille et les traditions ethniques complexes du pays. Le massif de l’Isalo est un plateau de grès avec des falaises et canyons abrupts, que certains appellent le Colorado Malgache. Le contraste entre le plateau jaune et aride, et les palmiers et fougères du fond du canyon est saisissant. Petit bain dans une vasque (plutôt fraîche). Le soir, dodo de bonne heure dans une charmante paillotte, sous la voie lactée, et après un coucher de soleil sur le massif. Un vrai régal.

Mercredi est un jour de transition. Aurélien nous conduit jusqu’à Ambalavao (petite ville qui signifie littéralement « enclos neuf »), où c’est le jour du marché au zébu. Vous l’aurez compris, nous sommes dans la région du zébu. C’est donc le moment de goûter à un plat traditionnel : la langue de zébu. Un délice.

Jeudi matin nous partons de bonne heure avec Aurélien au bureau de JB-Trekking, et nous faisons la connaissance de Rivo, et de Marguerite. Rivo a 31 ans, une barbichette, et sera notre guide afin de nous accompagner pendant les 3 jours de traversée du massif de l’Andringitra. Marguerite est la poule qui nous accompagnera pendant la moitié du trek. Nous rejoignons donc le village de départ du trek par 3h de piste en 4×4. Nous quittons Aurélien qui nous retrouvera dans la vallée voisine 3j plus tard. Nous faisons ensuite la connaissance de Joseph, notre guide local, ainsi que Rabe et Daniel, les deux porteurs-cuisiniers (et oui, trekking de luxe). Tous les trois sont des villageois qui vivent du tourisme grâce à ce parc naturel. Après une petite mise en jambe sous un soleil timide et éclipsé (et oui, la lune a eu rendez-vous avec le soleil le 1er septembre à Mada !), nous arrivons au camp de base du pic Boby. Le pic Boby culmine à 2658m et est le plus haut sommet accessible de Madagascar. Premier bivouac à 2100m. On nous sert une infusiuon de citronnelle (cueillie sur le chemin), un petit rhum arrangé « maison », lasopy (la soupe), des brochettes de zébu au feu de bois, et des bananes au chocolat ! Rien que ça ! Ensuite, dodo en s’habillant de tout ce qu’on avait amené avec nous, car en montagne, ça caille (n’est-ce pas, Benoît).

Vendredi 6h30, départ pour l’ascension du pic Boby depuis le camp de base qui durera deux bonnes heures dans le vent froid et le crachin, puis redescente sur le plateau, puis enfin dans la vallée voisine. Tout au long de la journée, la météo nous aura laissé un massif très mystérieux, où les sommets ne se sont découverts que très timidement entre les nuages filant à toute allure. Ca m’a même valu une deuxième ascension bonus lorsque, à la redescente du sommet, nous avons vu le pic se dégager et avons décidé d’y remonter !

Second bivouac dans la vallée du Tsaranoro, à 1600m. Citronelle, rhum, lasopy, Marguerite, et crêpes au feu de bois ! Samedi, descente jusqu’au village (alt. 900m), au pied du majestueux Tsaranoro Be, où nous restons deux nuits pour profiter un peu du cadre extraordinaire. Calme absolu. Dans l’aprèm, Rivo nous accompagne dans la forêt à la rencontre de lémuriens sauvages, que l’on a eu la chance de pouvoir approcher discrètement lors de leur repas dans les arbres.

Fin de semaine au Meva Camp. Jour de repos. Lundi nous partons vers l’Est.

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Isalo Park
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Natural pool in Isalo
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Mysterious Andringitra
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Finally the Pic Boby
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Our tent in bivouac
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Lemur family
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Going down to Tsaranoro valley
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Wonderful guides Rivo and Joseph